Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Amours d’autrefois dans un village vendéen.

Classé dans : Non classé — 14 décembre, 2007 @ 8:54

http://www.dailymotion.com/video/7ziAzcSTve3s8qv3eeglise03.jpg Si vous venez assister à une sépulture dans le bocage vendéen, vous pourrez constater une coutume curieuse encore de nos jours. Les hommes s’installent dans les bancs à l’église du  côté droit  et les femmes du côté gauche. C’est une trace ancienne qui reste d’une de ces habitudes, assez répandues autrefois dans les églises vendéennes. 

 « Autrefois » : c’était bien avant les années 1950. Au moment de la messe dominicale, les petits garçons de l’école libre, étaient assis sur des petits bancs devant l’autel, à droite. Et les petites  filles s’installaient   à gauche également sur des petits bancs. 

Après leur sortie de l’école à 14 ou 15 ans,beaucoup de ces filles devenues grandes, devenaient enfants de Marie. Elles allaient se grouper derrière les bancs des autres petites-filles.

jf712b.jpgCe groupe, les enfants de Marie assurait alors les chants. À Chauché, elles étaient groupées autour de l’harmonium qui accompagnait les cantiques de la foule et répondait à l’orgue et au chœur des hommes  caché derrière l’autel.  Cette séparation des hommes et des femmes ne faisait qu’émousser  les envies amoureuses de certains jeunes garçons ou  filles qui s’observaient.

La messe du dimanche par exemple était une occasion de rencontre entre jeunes gens. Car pour cette cérémonie l’on s’habillait bien on se « pomponnait ». Cette assistance devenait  une occasion  propice aux  premiers émois de jeunes filles.  Ces grandes filles, devaient montrer discrètement  leur intérêt pour les garçons. Cela peut paraître curieux mais ce temps de silence et de réflexion dans l’église, était tout à fait adapté aux œillades discrètes entre les deux côtés de l’assistance. Dans le livre de Michel Gauthier : Amours d’autrefois. Jean explique : » à la messe les femmes se mettaient à gauche et les hommes à droite. Quand on sortait le groupe des hommes et des jeunes gens, sortait par la porte de droite. Tandis que les femmes passaient par la porte de gauche. Mais il fallait bien aussi  se retrouver au milieu de la porte d’entrée pour qu’on se rencontre sinon on se rencontrait jamais ». 

Arrivé sur la place de l’église, les jeunes garçons de plus de 15 ans se rassemblaient par petits groupes pour rire et discuter ensemble joyeusement. Les filles dans d’autres groupes, faisaient la même chose, en lorgnant discrètement du côté des garçons. Les hommes pendant ce temps-là allaient au bistrot échanger leurs chaises contre quelques verres de vin et discuter entre copains. Et les commères du village s’échangeaient les dernières nouvelles ou scandales à transmettre.

leoeug712a.jpg Il fallait savoir se tenir dans ces petits pays tout le monde se connaissait depuis toujours. On se devait d’agir avec discrétion et respect des règles morales ou religieuses, sous peine de mise à l’écart parfois. 

 Mais , petit à petit les groupes sur la place, s’effilochaient  et les rencontres du dimanche entre garçons et filles  finissaient par se produire dans la discrétion. Les garçons demandaient un rendez-vous à la fille pour l’après-midi: « Irez vous aux vêpres à l’église ? »   Où : »Voulez vous aller au bal?  » Ou encore: « Allez-vous garder les vaches cet après midi et dans quelle prairie?  Autant de rendez-vous divers. Les rencontres  se faisaient parfois souvent au détriment des Vêpres à l’église .Mais il faut bien que jeunesse se passe. C’est ce que pensait tout le monde. 

 M le curé, loin de là, ne condamnait pas lui non plus toutes ces rencontres quand elles débouchaient sur des mariages à l’église qui fondaient  les solides familles chrétiennes.

jf712c.jpgEvidemment les choses ont bien changé en 50 ou 60 ans, plus surement que dans plusieurs siècles auparavant. Tout cela semble  bien vieillot en 2007 et parfois d’un autre monde.   « Autres temps autres mœurs ». Chacun en pense ce qu’il veut…. 

Du Moulin au pain : un film vendéen.

Classé dans : Non classé — 6 décembre, 2007 @ 9:55

http://www.dailymotion.com/video/4ZNlV0DyGEj66pYICluc07.jpg

 » Du moulin au pain  »

L’histoire de Pierret et Jacquet meuniers aux Moulins des Bois adaptée d’un roman de Valentin Roussière :  » Jetée de galerne «  
Histoire d’en avoir une idée : 

Le film commence par un travelling au ras du sol qui suit un paysan qui sème à la volée sa bayarge (orge) au printemps dans un champ du Fief Mignon. On découvre la scène de semis, labour avec un brabant, hersage avec les bœufs.

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Les paysans après une collation le midi suivie de la marienaïe (sieste) et d’un après midi de labeur rentrent exténués à la ferme pour le repas du soir. Après le pansage, on découvre la famille nombreuse attablée pour un dîner frugal. Le prêtre fait exceptionnellement partie du repas. Il vient s’enquérir de ses paroissiens.

luc04.jpg La maîtresse de maison se plaint qu’elle n’a presque plus de farine dans sa maie. Le prêtre se propose de faire la commission à Pierret un des meuniers du Moulin des Bois attitré de la famille. Le prêtre remonte la colline du Moulin des Bois où trônent 5 moulins toutes voiles dehors. Le meunier informé selle son âne pour venir chercher des pochées de blé à la ferme et les remonter au moulin après un passage obligé dans les caves ou le café de Ste Cécile. 

Pierret la trentaine n’a pas encore trouvé une femme qui veuille vivre la condition de meuniers : l’oisiveté quand le vent ne veut pas souffler ou que le débit du petit Lay ne suffit pas à entraîner son autre moulin à eau du Gué- le surmenage quand les conditions sont bonnes et qu’il faut travailler jours et nuits.

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La concurrence est rude entre les 5 meuniers. Son principal concurrent est Jacquet célibataire comme lui, beaucoup moins rêveur, très pragmatique qui enjôle les paysans pour avoir leur faveur. La concurrence ne s’arrête pas là car ils convoitent tous les 2 le cœur de Marie, la fille de l’aubergiste, une jolie cécilienne qui bravent les interdits pour venir leur rendre visite. Il faut dire que les meuniers n’ont pas bonne presse auprès des paysans ou des habitants du bourg. Ils passent pour des feignants qui attendent le vent à tourner.

luc06.jpgTout va s’envenimer lors du mariage à St Martin des Noyers du fils du Moulin Bourbon : Le mariage pourtant bien commencé va tourner à l’aigre quand le cortège précédé du violoneux de service va faire escale l’après midi au Moulin des Bois. Pierret est de la noce et n’a pas rechigné sur les verres offerts au vin d’honneur. Malgré la noce, le moulin de Jacquet continue à tourner. La coupe est pleine pour Pierret qui insulte son collègue. Cela va finir en rixe avec en toile de fond la jalousie à propos de Marie. Au cours de la bagarre qui suit, de dépit, Pierret se laisse attacher sur les ailes de son moulin, il va faire un tour complet. Que va-t- il se passer ????. Allez voir la suite du moulin au pain de Luc Brusseau. 

C’est une vraie histoire de chez nous les vendéens…..

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changement du paysage rural du bocage vendéen

Classé dans : Non classé — 28 novembre, 2007 @ 11:58

http://www.dailymotion.com/video/1J9AY6SP6hpGFphaV

Dans ce diaporama de l’automne à Chauché en 2007, je n’ai pas voulu m’attarder sur  le regret ou la nostalgie  du passé, mais bien plutôt décrire l’évolution actuelle de notre commune du bocage vendéen. Elle bouge et change comme les Brouzils les Essarts etc. La municipalité de notre commune n’échappe pas à cette règle, pour adapter les structures. C’est le dynamisme de la Vendée et des vendéens. 

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Le monde agricole a changé :  En 1970 il y avait encore 207 exploitations. En 1999 il n’en reste plus que 82.  Les exploitations individuelles sont au nombre de 51.  Les GAEC, Sont au nombre de 21. On compte aussi 9 EARL. La moyenne d’âge des agriculteurs est de 41 ans. La tradition agricole de Chauché autrefois : c’est la polyculture. Les cultures pratiquées vont du blé au blé noir ou au maïs, ou encore de la mogette  au tabac et même aux pois lupins  etc.  Que n’a-t-on pas cultivé à Chauché? Cette polyculture autrefois soutenait l’élevage des bovins du porc et des volailles. 

De nos jours, les élevages sont pratiqués dans 46 exploitations. 70 % en élevages de volailles et le reste en engraissement des porcs ou des volailles.

moisson74.jpg Chauché, comme les autres communes du bocage a suivi le chemin de la modernisation.  On a construit de petites usines à la campagne.   Les maisons d’habitations poussent alors comme des champignons, pour loger tous ces ouvriers campagnards. 

Le retour en arrière n’est pas envisageable. Bien sûr il faut vivre avec son temps.

moisson71.jpgUne association à Chauché (Le Chant de la Pierre), à pensé qu’il n’était pas inutile d’évoquer de restaurer et de faire revivre ses coutumes d’autrefois. Elles sont nos racines paysannes…. ce sont des racines profondes de tous nos ancêtres. On ne peut pas couper  les racines d’un arbre qui pousse ! 

Bonjour tout le monde !

Classé dans : association — 5 novembre, 2007 @ 2:24

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Pour contribuer à transmettre  le patrimoine culturel de la commune de Chauché en Vendée.

 Je me présente : G Charpentier originaire de Chauché. J’ai déjà édité (chez Un « blog des blogs » que je remercie vivement) un « blog de voyage » dans lequel, Je raconte mes aventures de voyage et de ma carrière de représentant dans toute la France.

 « L’association du chant de la Pierre de Chauché »  dont  je fais partie, s’est donné pour mission de maintenir vivant le souvenir ainsi que la culture  et les traditions de notre village.

Dans ce nouveau blog qui va évoquer ces  « cultures et traditions ». Charly, Michel, Michel, les «  Jean-Marie » Maryvonne et bien d’autres ainsi que toutes les bonnes volontés de Chauché sont  invitées à contribuer s’ils le veulent à ce blog, que je voudrais simple et accessible à tous les âges.

village02b.jpg

L’idée de ces écrits a germé, un jour,  quand Jean-Marie Rousseau m’a proposé des sujets intéressants de l’agriculture de notre région de Vendée : la mogette, les vendanges, les moissons, le foin etc. Avec des textes des photos et vidéos pour montrer comment on faisait autrefois et comment on fait maintenant en 2007.

Bref je souhaite que tous ces petits articles contribuent à maintenir vivantes les souvenirs de notre tradition et à promouvoir  l’identité de notre petite commune de Chauché située  dans le bocage vendéen.

Georges.

 

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