Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Les Processions dans le village

Classé dans : Non classé — 5 mars, 2008 @ 2:43

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LES FÊTES RELIGIEUSES.

Je laisse la parole à Jean Robillon :

A Chauché, chaque fête religieuse donnait naissance à une préparation soignée et méticuleuse, qui était l’occasion de rassembler tout le village autour du projet. Chacun s’investissait pleinement dans les tâches qui lui étaient dévolues.

 La Fête Dieu par exemple était prétexte à transformer les rues du bourg en autant de chemins de pétales de fleurs. Sous l’impulsion d’une coordination générale, les habitants s’ingéniaient à créer un tapis des différentes variétés, couvrant ainsi tout le goudron de dessins et d’images, représentant des scènes de l’histoire Sainte. Tous ces tableaux se succédaient avec grâce, imagination, souvent aussi avec talent, et toujours dans les coloris les plus vifs. La symbolique religieuse y avait libre cours.

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Toutes ces décorations au sol s’étendaient sur la totalité du parcours de la procession. Celle-ci devait partir de l’église et s’acheminer vers chaque reposoir où un autel de fortune était dressé. Sur chacune de ces stations coulait une débauche d’ornements: draps brodés, statues, fleurs en vases, croix en métal argenté, cierges, etc. …

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Au pied du monument on disposait des plantes vertes en pots. Les enfants que nous étions participaient efficacement et avec enthousiasme à tous ces préparatifs. Nous remplissions des corbeilles entières de pétales, que nous apportions aux adultes, lesquels les disposaient au sol avec art et maîtrise. Aucun plan d’ensemble n’était dessiné, chacun y allait de sa propre inspiration et malgré tout une suite cohérente et harmonieuse se dégageait des tracés au sol.

Lors de la procession, clergé et enfants de chœur en tête, tout le village endimanché suivait la croix, le dais du Saint Sacrement et les bannières. L’ensemble des fidèles récitait des prières d’une même voix ou reprenait les cantiques ponctués par les prêtres, tout en marchant à la cadence des officiants. La procession s’arrêtait devant chaque reposoir, où le curé et ses ouailles se recueillaient après une brève cérémonie.

Georges : je reprends la parole.

Je voudrais ajouter à cette bonne description de Jean,  une autre procession qui  se déroulait chaque année le 15 aout à la grotte de Chauché. Ce monument de Chauché creusé dans le rocher mérite à lui seul  un article,  tant il est cher aux Chauchéens qui l’on construit  dans les année1930.

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Le curé Charrier prononçait chaque année une homélie qu’il dédiait « d’une manière toute spéciale » comme il le disait lui-même,  au secours que la Vierge Marie prodiguait à notre patrie, La France. Dans ma tête de gamins des années d’occupations, cela prenait une résonnance tout à fait particulière. On priait la sainte Vierge pour que les prisonniers, les pères de beaucoup de mes petits copains rentrent  à la maison. Sans oublier bien sur les « requis » ( nom que l’on donnait alors aux travailleurs enrôlés de force en Allemagne).

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Les Chauchéens, comme beaucoup  d’habitants du bocage de Vendée  sont restés   ancrés dans leur tradition religieuse,  surtout pendant ces années  de guerre que décrit Jean Robillon. Ces fêtes  font partie de la tradition tout court du  pays des géants de 1789, comme le disait Napoléon. Il est difficile de l’ignorer même de nos jours, ou la fréquentation des églises diminue, comme partout en France.

Ala boulangerie autrefois.

Classé dans : Non classé — 28 février, 2008 @ 10:38

http://www.dailymotion.com/video/x4jetpAller à la boulangerie autrefois.

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Jean Robillon raconte là un souvenir de la sortie de l’école. Personnellement, je suis allé moi aussi bien souvent  chercher le pain à la même boulangerie, chez Léon Guilbaud, à la même époque. Mais mes parents étant agriculteurs, nous avions aussi du pain à prendre chez l’autre boulanger Rondard qui avait sa boulangerie presqu’en face dans le bourg.

boul802a.jpgboul802o.jpg leon Guilbaud.

Je pensais que l’histoire de la coche que vous avez vue dans la vidéo était réservée aux familles d’agriculteurs. En effet une grande partie du blé de la récolte allait chez les boulangers qui fournissaient en échange uns certaine quantité de pain .Elle était  comptabilisé sur cette fameuse coche en bois. Pour que le poids soit exact on complétait avec un morceau de pain la pesée.  Le bois de la coche était différent, suivant la boulangerie, de la bourdaine chez Rondard et du coudrier chez Guilbaud.

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Mais je laisse la parole à Jean :

A la sortie de l’école, nous devions bien souvent ramener le pain à la maison. Nous  nous rendions pour ce faire à la boulangerie située, juste à gauche du portail en quittant  l’établissement. Rentrés dans le magasin, que de fois ne sommes-nous pas restés, nous, les gamins, à regarder le boulanger ouvrir devant nous son four à bois, pour en extraire les miches dorées, brillantes et croustillantes.

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 Certains jours quand il se trouvait que notre venue coïncidait à une heure où il devait préparer une nouvelle fournée, ce brave homme nous initiait à la préparation de la sole, en y introduisant devant nous les fagots de bois sec, puis en retirant les braises, afin d’y enfourner la pâte à cuire. Nous restions béats devant la maîtrise et le tour de mains de Léon. Notre boulanger s’appelait Léon Guilbaud, mais nous avions pris l’habitude de le désigner par son prénom.

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 Il était fréquent aussi que certains jours de fête, les femmes y apportassent: viandes, rôtis, gibiers ou brioches, que Léon cuisait après sa dernière fournée, dans le four encore chaud. Dans cette officine, nous prenions le pain après avoir présenté au maître des lieux, dont les avants bras, les cheveux et le visage étaient maculés de farine, la marque de bois de la famille. Soit nous l’avions sur nous dans notre cartable, soit elle se trouvait suspendue à un clou sur le côté du comptoir.

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 Le boulanger entaillait cette petite planchette à chaque prélèvement et la quantité de pains consommés dans la semaine était comptabilisée à la coche. Ce marquage était la mémoire de nos achats que les parents venaient régler à date régulière. Nous rentrions à la maison, cartable à l’épaule et pain sous le bras. Ce dernier sentait tellement bon et sa croute était si appétissante, que nous ne pouvions résister, chemin faisant, à l’envie d’en dévorer un petit morceau en sacrifiant l’une de ses extrémités.

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Je reprends la plume :

J’ai un souvenir un peu  identique. En rentrant à la maison par le petit chemin, je rencontrais souvent le père Zacharie Vrignaud. Il sortait alors sont couteau  de sa poche et me  tranchait carrément le bout quand la pesée (le morceau de pain ajouté par la boulangère  pour compléter le poids normale) ne suffisait pas à satisfaire la  faim.

le cellier , la cave, la vigne ,convivialité vendéenne.

Classé dans : Non classé — 22 février, 2008 @ 11:11

http://www.dailymotion.com/video/x4gh4aJe reprends aujourd’hui un passage du récit de Jean Robillon, sur le vin et la cave. Comment ne pas parler de cette tradition du vin à Chauché :

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Puis suivant un rituel immuable, notre maréchal-ferrant s’épongeait le front avec un morceau de chiffon qu’il avait toujours dans une poche de sa salopette, et accompagné du propriétaire du cheval ou du bœuf, traversait la route pour se rendre au cellier. Là, en même temps qu’il s’octroyait une large rasade de vin tirée de la barrique en perce, il offrait à son hôte un verre de cette précieuse réserve, qu’il surveillait amoureusement depuis la dernière récolte.

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Souvent Charles et moi leur emboîtions le pas sans y être convié. On pénétrait dans la cave sombre et humide en ~ descendant les quelques marches d’un petit escalier de pierres. Monsieur Bellamy soulevait la bonde en service et prélevait à l’aide d’une pipette la dose exacte de quoi remplir deux verres. Le vin s’écoulait léger et frais. TI étanchait sa soif et celle de son invité. Monsieur Bellamy accompagnait la dégustation de fréquents hochements de tête, à la fois entendus et interrogateurs. Très rarement mais quelque fois tout de même, nous avisant dans la pénombre, il nous faisait profiter de notre venue pour nous offrir un fond de verre. Nous buvions son élixir artisanal sans enthousiasme, mais pour faire comme les grands, un peu contraints aussi par notre présence en ce lieu. Ce petit vin nous semblait aigre et sec au palais. De toute façon il ne pouvait pas faire de mal si l’on en jugeait par la constitution robuste du forgeron, grand consommateur, s’il en était, de cette piquette locale.

p1010440.jpgC’est vrai qu’en cette occasion précise, nous n’avions ni la joie du goût, ni celle de la quantité, seulement la fierté d’accompagner des adultes. Merci Jean pour ces observations qu’un vendéen ne sait pas faire. Je reprends la plume pour ajouter mon petit grain de sel… 

Chauché le vin et la vigne doivent être une tradition très ancienne. Autrefois dans les campagnes chaque famille avait son petit arpent de vigne. Une constatation  de Gabriel Charriau professeur d’histoire, ce  morceau de terrain se transmettait dans la famille de pères en fils ou filles  de génération en génération. Je me souviens étant enfants d’une vigne  à la Girardière de Chauché que mes  venaient faire,  d’avoir été en Février l’attacher. Cette dernière appartenait il y a très longtemps à  l’un de mes arrières grands pères Alexis né en 1848. 

 Chaque agriculteur  faisait souvent  son vin. On trouve encore quelques pressoirs à Chauché. Restent les caves et le plaisir de faire gouter son vin s’est changé en réunions sympathiques  autour d’un bar dans le coin de la cave. Il n’y a plus de barrique, mais ce sont quand même de bonnes bouteilles de vin d’Anjou ou de Bordeaux que l’on débouche maintenant. Elles  ont remplacé le Noah interdit de culture ou le Baco et le Léon Millot.

p1010485.jpg    Les hommes à la cave ne s’enivrent plus comme autrefois, comme le précise aussi Jean Robillon. Pour beaucoup dans un village c’est l’occasion de se retrouver  entr’hommes  pour « deviser  joyeusement » comme l’aurait surement  dit Rabelais. 

La forge du père Léon

Classé dans : Non classé — 14 février, 2008 @ 10:17

http://www.dailymotion.com/video/x4dmcwA  la Forge

C’est Jean Robillon qui nous décrit aujourd’hui, comment il a vécu à Chauché de 1943 à 1945 près de la forge du père Léon Bellamy.  Merci Jean  à vous la parole :

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A la belle saison, quand les jours rallongeaient, le quatre heures une fois avalé, les devoirs expédiés et les leçons apprises, nous nous précipitions, Charles Lucas mon voisin de l’autre côté de la route et moi, soit à la forge près de son domicile, soit dans la quincaillerie que tenaient Marie Lucas sa maman et Anne Bellamy la sœur de cette dernière et donc la tante de Charles.

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A nos yeux d’enfants ce magasin était féerique, la quincaillerie regorgeait de mille accessoires, outils divers, pointes, vis, crochets, ustensiles ménagers, appareils de jardinage, balais, brosses, produits d’entretien et de nettoyage, éponges, charnières, cages, pièges à petits animaux, tapettes à souris, etc. …

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 Il se dégageait de tous ces objets une odeur très caractéristique, qui flottait dans l’étroite pièce. On y percevait distinctement au fil de nos pas les senteurs de fer, d’huile, de caoutchouc, de lin, de cuir ou de bois travaillé. Dès que nous poussions la porte, un mélange de tous ces parfums nous sautait au visage. J’en garde aujourd’hui encore le souvenir intacte.

Dans cette petite boutique surchargée, nous jouions les mouches du coche, touchant à tout mais ne servant à rien. Nous n’étions d’aucune utilité, ne connaissant ni les produits, ni leur utilisation et encore moins leur prix. De toute façon vu notre jeune âge, il nous était interdit d’approcher du tiroir-caisse, aussi le plus souvent étions nous invités à quitter les lieux dès que nous devenions encombrants.

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 La forge en revanche restait notre attraction favorite, notre territoire de prédilection. Nous y passions de longues heures, aidant autant que faire ce peut, à la force de nos petits bras, le maître des lieux, en activant le soufflet à tour de rôle. Pendant ce temps le grand-père de Charles mettait au feu et façonnait sur l’enclume, grilles, outils agricoles, socs de charrue, bandages de roues, fers à cheval, fers à bœuf, lames de coupe, accessoires de jardinage, etc. …

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C’était pour nous un jeu, une distraction et un certain plaisir de se croire utile. Nous aimions l’odeur du charbon qui brûlait dans le foyer incandescent, l’odeur des flammes attisées par le vent du soufflet et l’acre fumée qui se dégageait du fer étincelant, écarlate ou rouge cerise, qui prenait forme sous les coups de marteau cadencés du forgeron. La fréquence des frappes était toujours la même: trois coups forts portés sur le fer, pan, pan, pan, puis trois coups légers lorsqu’il laissait rebondir le marteau sur l’enclume, ding, ding, ding ; et le rythme reprenait marquant de sa cadence l’avancement du travail.

forges804.jpg Nous n’étions pas peu fiers quand par hasard Monsieur Bellamy nous associait à son activité, en nous demandant de lui tenir une pince, de tremper une pièce ou de lui passer des outils. Nous nous sentions importants car nous commencions à bien connaître la panoplie de la forge et chaque outil nous devenait familier. A la seule évocation de son nom nous allions droit sur lui. Parfois le maître de forge nous demandait de tenir au chaud dans le foyer, à bout de tenailles, un fer destiné à être assemblé, tandis qu’il s’employait à trouver dans un tiroir d’établi, les plaquettes de soudure adéquates. Nous le regardions extraire les pièces du feu, jeter de la poudre grise ou une pincée de sable sur les parties à souder, pour en connaître par réaction la température, disposer les plaquettes miracle entre les parties préparées, alors rouge vif, et procéder à la fixation de l’ensemble à grands coups de masse. 

l’eau à Chauché avant 1950

Classé dans : Non classé — 5 février, 2008 @ 7:05

http://www.dailymotion.com/video/x4a4fs

L’eau à Chauché avant 1950.  En 1948, j’étais en pension à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Ma mère chaque jeudi récupérait mon linge sale pour le laver avec celui de la famille le lundi suivant. Combien de fois me suis-je fait gronder, sans comprendre comment  à 50 km du collège, elle était au courant de mes zéros et zéros pointés en orthographe. Je déchirais alors le coin du cahier où était inscrit le zéro faisait une petite boulette que je glissais au fond de la poche. Le cahier redevenait vierge de ces navrantes annotations. 

 Le mystère fut élucidé, quand je l’ai surprise,  un lundi ou je me trouvais à la maison, à  vider mes poches de la  culotte courte, en les retournant. Elle dépliait alors minutieusement, les petites boules de papier où l’on pouvait lire les honteux zéros.

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Le lundi  ma mère, c’était le jour de la lessive. Le linge bouillait  dans le grand chaudron de la lessiveuse. Il était ensuite savonné et empilé sur la brouette pour aller au rinçage. On devait descendre près de la rivière, le village de La Roche étant situé sur une colline. Il fallait dévaler à  300 m au bord de la petite Maine, où une source d’eau claire jaillissait. C’est là qu’on allait au « doué » à Baptiste, rincer le linge. La grosse brouettée de linge mouillée de la famille étais très lourde. J’aidais alors ma mère à remonter le coteau abrupt en attachant une corde à l’avant de la brouette et  je tirais comme un bœuf.

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Les jeunes générations en cette année de 2008 ne peuvent pas comprendre ce que c’est de ne pas avoir l’eau courante. C’est si facile maintenant de tourner le robinet. De prendre une douche, de mettre en route le « lave linge ». L’eau courante n’est arrivée à Chauché dans les fermes, qu’à partir des années1960.  Ce fut alors un bienfait énorme pour l’hygiène et la propreté. Auparavant il fallait prendre l’eau du puits pour la cuisine, la vaisselle et surtout la toilette. On se lavait les mains dans la »lavrasse »  suspendue  à un clou à l’entrée de la maison. Dans la chambre, il y avait le broc et une cuvette.

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Mais il est temps pour moi de retrouver la prose de Jean Morillon qui a vécu une expérience similaire. Comme il vous le dira c’était encore plus difficile de 1940 à 1945 pendant la seconde guerre mondiale.

jeanr01.jpgA côté du caveau à vins se dressait une buanderie, dans laquelle une fois par semaine on faisait bouillir la lessive de la famille, et où chaque Samedi ou Dimanche traditionnellement, chacun venait y faire sa grande toilette hebdomadaire. 

 A cette occasion on disposait un baquet au sol dans lequel on versait une pleine lessiveuse d’eau chaude, et tous, à tour de rôle venaient y faire leurs ablutions. Monsieur Bellamy toujours très généreux, mettait ce local à la disposition des voisins dépourvus de cette facilité, les autres jours de la semaine.  Je me souviens de ma mère surveillant son linge, qu’elle tournait avec un manche à balais dans la lessiveuse fumante, sous les jets d’eau bouillante retombant du déversoir central, ou me lavant copieusement, en me frottant vigoureusement avec un gant de toilette puis m’aspergeant à grande eau tiède.

puit01.jpgDe temps à autre lorsque la nécessité s’en faisait sentir, la buanderie servait aussi à confectionner des barres de savon. Dans un chaudron on faisait fondre du suif dans lequel, une fois très chaud et bien liquide, on jetait des cristaux de soude caustique qui se dissolvaient instantanément à la chaleur du bain. La pâte ainsi obtenue était brassée puis coulée dans un long moule rectangulaire en acier galvanisé. Une fois le pain refroidi, on le découpait en morceaux cubiques que l’on rangeait dans la réserve. La lessive en poudre n’existait pas encore et ce substitut servait à la fois à laver le linge et à la toilette du corps. 

le maréchal-ferrant

Classé dans : Non classé — 31 janvier, 2008 @ 8:07

http://www.dailymotion.com/video/x48a04

Vous venez sans doute de regarder ferrer un cheval sur la petite vidéo. C’est de nos jours une chose rare.  Mais en 1943, le bruit des marteaux sur les enclumes,  résonnait dans le village de Chauché et on l’entendait de loin. Il n’y avait pas moins de quatre forges dans le  bourg. Bien sur il y en avait aussi dans chaque grand village de la commune.

patro9.jpgleon01.jpgJean Robillon, le petit garçon que vous voyez sur cette photo au premier plan en compagnie de Charles Lucas était réfugié dans le village de Chauché pendant la guerre. Il décrit avec précision le métier de maréchal ferrant qu’exerçait le grand père de Charles Lucas (sur la photo) : Le père Léon Bellamy. Merci à Jean Robillon pour ce récit si véridique que l’on s’y croirait : Le maréchal-ferrant. 

. Ce professionnalisme nous semblait mystérieux, beau, inaccessible et grave.’ Sans y porter plus d’attention, inconsciemment, il forçait en nous le respect et l’amour du métier. Lorsque les paysans alentour apportaient leurs bêtes à ferrer, nous aidions à attacher chevaux ou bœufs dans le portique qui se trouvait à droite de la forge.

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C’était un ensemble de quatre madriers verticaux plantés dans le sol, espacés d’une distance moyenne correspondant à l’entrejambe des animaux debout. Ces montants étaient reliés au sommet par de grosses traverses de bois qui rigidifiaient l’ensemble. Le maréchal-ferrant ou le paysan, introduisait la bête à ferrer en la guidant par les mors ou l’anneau nasal et en aiguillonnant le train arrière. On intervenait alors pour immobiliser les quatre jambes avec des lanières placées sur chaque poteau. 

Monsieur Bellamy travaillait successivement sur chaque sabot, en libérant le pied incriminé de son entrave. I l ployait la jambe libre de l’animal, la relevait à hauteur de son tablier de cuir et posait le sabot sur ses genoux.

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Avec de grandes tenailles il ôtait les clous du fer usé, limait ensuite la corne avec une râpe à bois, puis présentait le nouveau fer pour l’adapter et l’ajuster. Une fois la modification effectuée, il le faisait rougir au feu et le posait incandescent sur la corne pour en marquer l’empreinte, faisant jaillir au passage des volutes de fumée bleues dont l’odeur nous était désormais familière.

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 Enfin il le refroidissait dans un seau d’eau avant de le clouer définitivement au sabot. Le travail terminé, la bête était libérée de ses étriers et conduite le long du mur de la forge pour y être attachée aux anneaux plantés dans la brique.

forge05.jpgPuis suivant un rituel immuable, notre maréchal-ferrant s’épongeait le front avec un morceau de chiffon qu’il avait toujours dans une poche de sa salopette, et accompagné du propriétaire du cheval ou du bœuf, traversait la route pour se rendre au cellier. Là, en même temps qu’il s’octroyait une large rasade de vin tirée de la barrique en perce, il offrait à son hôte un verre de cette précieuse réserve, qu’il surveillait amoureusement depuis la dernière récolte. Souvent Charles et moi leur emboîtions le pas sans y être convié. On pénétrait dans la cave sombre et humide en descendant les quelques marches d’un petit escalier de pierres. Monsieur Bellamy J soulevait la bonde en service et prélevait à l’aide d’une pipette la dose exacte de quoi Ir remplir deux verres. Le vin s’écoulait léger et frais.  Il étanchait sa soif et celle de son invité. 

Le Patronage

Classé dans : Non classé — 23 janvier, 2008 @ 9:02

http://www.dailymotion.com/video/x457yojeanr01.jpgLe Patronage (souvenir de Jean Robillon) Jean Robillon était réfugié à Chauché en 1943, dans le village de Chauché. Son récit est très agréable à lire et  joliment  écrit. Joseph Levron, ancien directeur de l’école de Chauché, a choisi l’un de ces textes pour servir de dictée, lors d’un concours. Merci Jean. 

Tout au long de l’année scolaire, les jeudis étaient consacrés au patronage. Les adhérents à cette sortie hebdomadaire se regroupaient en début d’après-midi sous le préau de l’école, et nous partions en rang sous le regard bienveillant et attentif de l’abbé  Benatier. Nous marchions ainsi jusqu’aux premiers champs, jugés propices à nos ébats.

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Là, ce prêtre nous organisait des jeux de ballon ou des jeux de camp, chacun portant à la manche un morceau d’étoffe de couleur distinctive, fourni par l’abbé, et qui définissait ceux de nos amis de ceux de nos adversaires. Nous courrions dans tous les sens pour ne pas être fait prisonnier, et courrions encore davantage après ceux que nous voulions capturer. De nos jeux turbulents, l’abbé en instituait les règles et s’en faisait l’arbitre.

Au retour, chemin faisant nous longions les talus et les haies, trainant les pieds, épuisés par les efforts déployés dans nos jeux. Au passage en bordure des sentiers, toutefois, il nous arrivait malgré la fatigue, de cueillir des boulettes de chênes, sortes de petits fruits en bois dur parfaitement sphériques, et qui nous servaient de billes. Nous en remplissions nos poches, choisissant les plus brillants, les plus gros et les plus réguliers d’aspect.

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 A l’école, à la récréation qui suivait nos escapades, comme il y avait toujours quelques enfants qui possédaient des billes de verre ou en plâtre de couleur, le fin du fin consistait à gagner ces billes avec nos boulettes de chêne. C’était admis, personne ne s’offusquait de la différence d’origine de nos mises et on mélangeait tout le contenu de nos poches.

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Plusieurs fois au cours du mois de Juin, quand le soleil était plus haut, que les jours étaient plus longs et plus chauds, l’abbé nous organisait une sortie de toute la journée. Nous partions alors en milieu de matinée. Je me souviens d’une promenade harassante sous un soleil de plomb, où munis de sacs à dos contenant: assiette, timbale, fourchette et couteau, nous cheminions le long des prés en fleurs, croisant des champs de blé déjà haut et parsemé de coquelicots écarlates, longeant aussi des talus plantés d’arbres feuillus où les jeunes pousses d’un vert plus tendre pointaient leurs feuilles naissantes vers le ciel. Dans l’air immobile les insectes bourdonnaient de toutes parts, et nous avancions dans la chaleur du jour, humant à pleins poumons les effluves du printemps.

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A midi s’annonçait une halte salvatrice. Aussitôt nous avions mission après avoir déposé nos sacs, de partir à la recherche de bois mort pour préparer le feu de camp. Je garderai toujours en mémoire l’odeur des branches qui se consumaient au milieu du champ et le grésillement des flammes qui montaient parmi l’enchevêtrement du bois sec. Nous avions très faim et le fumet des mogettes qui réchauffaient dans la marmite avec quelques morceaux de lard, renforçait encore notre appétit. Alors quand le prêtre décrétait le moment venu pour le repas, notre impatience grandissait encore.

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Il  nous plaçait en cercle autour du feu, à bonne distance, lui au centre. Après une brève prière de remerciement pour notre pain quotidien, nous étions invités à nous asseoir dans l’herbe. Monsieur l’abbé distribuait nos rations à la louche, qu’il accompagnait d’une belle tranche de pain blanc. Nous mangions avec délice et une faim de jeunes loups, ces haricots tout chauds que nous faisions glisser avec de l’eau fraîche et limpide puisée à la source voisine avec un seau. Nous en remplissions nos quarts individuels, petits gobelets en fer blanc munis d’une anse. Les jeux reprenaient après la pose repas et nous rentrions en fin d’après-midi fourbus, traînant nos galoches dans la poussière du chemin, mais tellement heureux de ces journées de plein air.

Le nom de « Chauché » viendrait-il du cépage?

Classé dans : Non classé — 11 janvier, 2008 @ 12:39

http://www.dailymotion.com/video/x40f2f

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Le cépage : du  Chauché

Vous venez de voir ma petite vidéo de mes petites  recherches en l’ile de Ré pour retrouver Michel Pelletier  qui a trouvé le cépage du Chauché. Malheureusement j’ai raté le rendez-vous tant attendu de la dégustation. Ce sera pour une autre fois.

Un article paru dans Sud Ouest  avait attiré l’attention d’un Chauchéen en service dans l’ile de Ré en 2003. Il l’a communiqué à l’association du Chant de la Pierre. C’est une  information importante, car elle pourrait donner l’origine du nom de la commune de «  Chauché ».

A partir de cette information, j’ai communiqué  le 21 Janvier 2005 un article au  journal Hebdo Vendée, sur le « Cépage du Chauché »

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Chauché vendredi 21 janvier 2005.

L’abbé Paul Charrier curé de Chauché de 1919à 1955 connaissait beaucoup de détail  concernant sa paroisse. Il  disait alors dans les années 1950 que l’origine du nom: «Chauché» pouvait venir d’un cépage de vigne. Rien dans les livres sur l’origine de ce nom ne tendait à cette époque, à prouver la véracité de cette affirmation.

 Mais voilà qu’aujourd’hui une découverte récente devrait relancer les recherches sur les origines de ce nom de Chauché. L’association  du « Chant de la Pierre s’est mis à la recherche du Chauché. » Qu’est à dire? Trois membres de l’association se sont déplacés, fin Novembre à l’IREO de Cherves Richemont dans les Charentes pour assister à une journée technique sur « les cépages du terroir ». Le Chant de la Pierre veut-il relancer la culture du Baco ou du Léon MilIot? (cépage type de notre vignoble actuel à Chauché) Peut-être!

Pour comprendre les causes de ce déplacement, il faut remonter à l’an passé. Un habitant de la commune, gendarme motorisé de son état et actuellement en fonction chez nos voisins charentais a la surprise de lire dans le journal local «La Charente libre» que des chercheurs du conservatoire du vignoble charentais ont découvert, sur l’île de Ré, un cep de vigne (une treille) très ancien dont la variété est le « Chauché gris». Gabriel Charriau professeur d’histoire a pris contact immédiatement avec le conservatoire qui gentiment a invité des membres du Chant de la Pierre à la présentation du résultat de leurs recherches.

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 Le« Chauché» était du l3ème au 1Sème siècle un cépage considéré comme « principal» dans le vignoble de l’Aunis (entre La Rochelle et Cognac), sensible au froid, il aurait disparu après l’hiver 1709 (si rigoureux que le vin avait gelé dans les barriques). C’est pourtant un fameux vin rosé! Ce cépage donne des grappes serrées aux grains gris rosés. Les spécialistes du conservatoire ont réalisé une micro vinification à partir de la treille de l’île de Ré : ils ont produit 3 litres de ce précieux nectar. Trois litres pour cinquante, c’est peu, mais nos envoyés ont pu déguster un petit fond de verre. Et alors? Très agréable au palais! C’est surtout l’avis des spécialistes présents qui semblent d’accord pour une remise en culture du dit cépage. Contact pris: il y aura sans doute du« Chauché» à Chauché d’ici quelques années !

 Monsieur le curé Paul Charrier, décédé, n’est hélas plus là pour trinquer avec ses paroissiens.

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Ile de Ré, Septembre 2007

 Pour occuper une partie de ma  semaine de vacances je suis allé passer 5 jours en l’ile de Ré. Je me suis lancé à la recherche du fameux cépage et de son inventeur (au sens latin du terme : ce lui qui trouve)

Le temps de ce début septembre se prête magnifiquement pour une escapade dans l’île de Ré. Elle n’est pas vraiment improvisée car j’ai réservé une chambre à l’hôtel de l’Océan, au Bois de la plage en Ré. C’est une bonne précaution car la fréquentation de ce mois de septembre est encore importante.

Après avoir franchi le péage le du pont au départ de la Rochelle, le vacancier qui rejoint l’île de Ré à l’impression de plonger dans les vacances. Mon travail de VRP autrefois, ne m’a jamais conduit en l’ile de Ré. Il n’y a plus dans l’hexagone, que dans toutes ces îles de la côte Atlantique, ou je n’ai pas encore mis les pieds.

Sur les petites routes de l’île de Ré, en parfait état, je remarque le nombre impressionnant de cyclistes.

« C’est  occasion ou jamais d’enfourcher la petite reine ».

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Sur ma gauche  en arrivant au Bois de la plage en Ré, j’aperçois le bâtiment de la cave coopérative du vignoble de l’île. Ce devrait être, pour moi, le point incontournable pendant mon séjour de quatre jours.  je pense que peut-être là, quelqu’un pourra m’indiquer ou se trouve cette fameuse treille du Chauché.

Après le repas de midi au restaurant de l’hôtel de l’Océan, très fréquenté en cette saison, je rejoins l’office du tourisme pour me renseigner sur le cépage recherché. Un jeune homme très sympa me conseille d’aller à la cave coopérative.

 » Facile me dis-je je suis passé tout près tout à l’heure ». Au restaurant le sommelier est m’a fait goûter pour accompagner le plateau d’huîtres un vin blanc le Royal, qui n’a fait penser à notre franc blanc vendéen du pays de Brême c’est l’occasion d’en acheter un carton.

À la cave, bien sûr, on entendu parler du cépage le « Chauché »  et on me donne même le numéro de téléphone de Michel Pelletier inventeur (au sens latin du fameux cépage).

Je tombe bien c’est justement  la vendange qui commence en l’ile de Ré. Mais la cueillette du raisin se fait dès cinq heures du matin. Je ne peux m’y rendre ainsi, car je ne sais pas où se trouve les vignes. Je donne mon numéro de téléphone portable à M Pelletier. C’est mardi, le rendez-vous est pris pour vendredi. Michel doit me rappeler pour fixer un lieu de rendez-vous plus précis donc pour vendredi à l’heure du repas de midi.

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Ces quatre jours passés dans l’île de Ré ont filé comme une flèche. Tous les matins dans tous les villages de l’île il y a le marché très fréquenté en cette saison. Bien sûr je vais à saint Martin de Ré visiter cette belle place forte du XVIIe siècle édifié par Vauban. Mais après le marché il fait bon se perdre dans toutes ces petites ruelles fleuries. À quelques kilomètres de là il ne faut surtout pas manquer le village  de la flotte en Ré, l’un des plus beaux villages de France. Puis en passant par Sainte-Marie de Ré, le village de  la Couarde, nous rejoignions Ars en Ré, avec sa flèche blanche et noire qui domine les  marais salants. De belles petites routes longent la mer pour vous conduire au phare des Baleines, haut lieu du tourisme par excellence si l’on en juge par l’affluence importante  des cars de touristes et les nombreuses voitures sur les parkings.

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Et le Chauché dans tout ça ?

À l’hôtel quelqu’un ne m’a assuré qu’il  avait  bien bu la veille, un apéritif fabriqué à base du Chauché.  Le veinard !

Je retourne à la coopérative pour reprendre un carton de vin rosé et me renseigner davantage cette fois encore,  en attendant de me rendre à l’invitation de Michel Pelletier vendredi.

Hélas  1000 fois Hélas. Ne vous fiez pas trop comme moi au numéro de téléphone dicté de vive voix. Vendredi à l’heure du repas rien. Pas de coups de téléphone. Il est 14 heures, je me décide alors à rappeler Michel Pelletier. C’est alors qu’il m’apprend qu’il n’a bien envoyé deux  S. M. S. au numéro que je lui ai indiqué et il est fort surpris quand je lui affirme que je n’ai rien reçu, sur mon portable évidemment. J’ai manqué le rendez vous qu’il m’avait fixé à 11 heures avec la presse pour la présentation de la vendange du fameux « Chauché ».

 Alors raté ?  Pas tout à fait, je ne vous en dirai pas plus long aujourd’hui, Mais tous les espoirs ne sont pas encore perdus de voir du Chauché à Chauché.  Je vous en reparlerai dans quelque temps.

 Un conseil pour terminer : ne vous fiez  pas trop au numéro que vous dictez au téléphone, surtout  si, comme moi,  vous n’avez pas vos lunettes. Il est si facile de se tromper. Que Michel là bas dans l’ile de Ré, veuille bien me le pardonner.

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 Chauché 10 janvier 2008.

J’ai offert mes vœux à Michel Pelletier. Je crois que bientôt nous le verrons à Chauché , pour nous parler de ce cépage.

Georges

Danse Vendéenne d’autrefois.

Classé dans : Non classé — 27 décembre, 2007 @ 10:03

http://www.dailymotion.com/video/x3vg3o

Cette vidéo que vous venez de voir, a été prise, en 2004 à Chauché. Annuellement, il y a, à la ferme de l’Oiselière, une réunion des descendants des natifs de la commune qui auraient  eu 100 ans dans l’année en cours.

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L’association du « Chant de la Pierre » qui veut maintenir vivante la tradition du bocage vendéen, a eu l’idée de lancer ce jour là, dans la cour de la ferme de L’oiselière, un atelier de danse vendéenne. Est-elle  particulière à notre région ?

Je ne le pense pas …

Je me souviens d’avoir amené avec moi en voyage à Quimper autrefois,  mes parents vendéens nés en 1910. C’était l’époque d’un  festival breton de la danse. Je me souviens aussi,  alors d’avoir vu ma mère prendre part à la danse et m’affirmer qu’autrefois dans sa jeunesse, elle avait dansé de cette manière dans notre village en Vendée, à l’occasion des mariages ou des fêtes familiales.

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Je pense ne pas me tromper pour dire que dans  toutes les régions de France, il y avait des danses similaires, qui variaient peu d’une région à l’autre. En Vendée la plus célèbre des danses, était la danse maraichine, reprise par un groupe folklorique actuel. Dans les temps anciens, il y avait un peu  partout  dans la campagne, les  danses comme les quadrilles, les polkas,  Les scottishs, les mazurkas ainsi que la guimbarde qui se danse avec des grands bâtons tenus par deux danseurs. Il se passe des bâtons entre les jambes, une jambe après l’autre, suivant le rythme de la musique.

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Les musiciens animateurs, sont presque toujours des amateurs de la région qui ont pratiqué  la musique près des anciens du pays. Ils ont appris à jouer de la vielle, de l’accordéon, de la flûte, de la guimbarde, de l’harmonica, mais aussi du « Bignou vendéen » qui s’appelle la « Veuze », des airs d’autrefois qui se transmettaient de générations en générations.

Un animateur de Chauché : Noël Bourasseau, président du groupe folklorique la « Guerouée du bocage », en 2004, a pris en main cet atelier de dance ce jour là. Laissons-lui la parole:

« Certains d’entre vous, font partie d’un atelier de danse que j’anime. Ils sont venus la sans leurs habits de folklore, pour rappeler à certains, les pas de danse d’avant 1900. Les danses à cette époque étaient  beaucoup composées  de rondes. Il fallait bien écouter la musique pour pouvoir danser et marquer le rythme et ne pas se contenter de regarder comment fait son voisin ou sa voisine :

On a envie de faire : 1-2, gauche droite, une fois. Le pied gauche, on  le ramène sur le côté. On fait une petite pointe.

Pied gauche, pied droit, retour.

Pied gauche, pied droit, retour.

Pied gauche. Pointe  devant le pied droit : le droit! J’insiste. Et ainsi de suite.

Noël lance la musique.

 Ecoutez ses conseils en regardant la vidéo, si vous ne l’avez pas encore vue ci-dessus.

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Pour finir, je vous conseille aussi  de vous rendre sur le site Internet du groupe Folklorique local : la « Guerouée du bocage » de notre canton de Saint Fulgent. 

  www.cc-canton-stfulgent.com/accueil.php?menu=47 – 64k

Les jeux à l’école avant 1950: la cour des filles.

Classé dans : Non classé — 18 décembre, 2007 @ 8:40

http://www.dailymotion.com/video/2lhG2ev75QFwWqIp2jeux1.jpgL’association du « Chant de la pierre » à Chauché, a eu l’idée de montrer aux écoliers en 2004 les jeux qui se pratiquaient autrefois dans la cour de l’école avant 1950. 

De nos jours en effet, à l’école maternelle, ou dans le primaire les enfants disposent de jeux fournis par la municipalité où les associations de parents. Ballons, toboggans, et même trottinettes. cette tradition des jeux anciens , allait peut-être disparaitre. 

Autrefois à l’école maternelle et n’y avait pas de jeux fabriqués  sur la cour de l’école. Les enfants jouaient souvent aux jeux transmis par les générations précédentes.

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J’allais à l’école des garçons il y a 60 ans. Il n’y avait pas d’école mixte comme de nos jours. J’ai quand même pu constater que Les jeux des petites filles étaient différents de ceux  des garçons. 

Sur la cour de l’école elles avaient apporté de chez elles, leur corde à sauter ou bien elles jouaient à la marelle.

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La corde à sauter se pratiquait  de deux façons: soit individuellement, soit entre  plusieurs écolières. Chacune des fillettes, avait sa corde. Certaines de ces cordes étaient  jolies .c’était le cadeau de Noel. Les poignées de bois étaient peintes  d’anneaux rouges, verts, jaunes.

Seule la fillette pouvait sauter le pied gauche et droit alternativement sur le sol en balançant la corde. Elle pouvait aussi joindre les deux pieds la corde effectuait un balancement latéral à gauche ou à droite. Elle joignait les pieds et croiser les bras à chaque saut. Autant de figures à faire admirer à ses petites  amies.

 À plusieurs, c’étaient encore plus amusant.  Des petites camarades balançaient la corde, pendant qu’une ou plusieurs joueuses sautaient ensemble à pieds joints en laissant filer cette corde sous leurs pieds. Pourquoi ce jeu est-il devenu un jeu de petites filles ? 

 Je pense tout simplement que c’est parce que le corps de la fillette est plus léger et plus souple que celui du petit garçon.

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 Un autre jeu était aussi adapté pour les filles sur la cour. C’est sans doute  la même raison pour la marelle. Je devrais dire plutôt les marelles car il y avait de nombreuses variantes mais le principe était toujours le même : Un tracé sur le sol à la craie pour indiquer les cases , suivant le jeu: un palet où un caillou que l’on lançait dans une case. On le poussait aussi à l’aide du bout du  pied, en équilibre sur l’autre pied pour franchir les cases du jeu. Il y avait la marelle simple,  de base, pour les tout-petits, à partir de six ans.  La manière traditionnelle avec les cases du paradis ou du ciel, de l’enfer, du  purgatoire, était plus élaborée. Elle intéressait plutôt les 8 – 12 ans.  Il y avait  des marelles comme l’escargot où « je déclare la guerre » pour les plus grandes. 

Dans la cour de l’école à Chauché, c’était surtout la marelle traditionnelle qui se pratiquait. 

En 2004  les enseignants ont demandé aux papys ou mamies de l’association du « Chant de la Pierre » de venir montrer à l’école ces jeux autrefois.

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Les jeux  qu’ils ont montrés, ont  visiblement intéressé les enfants. Ils renouaient ainsi avec une longue tradition. Les écoliers ont porté un tel intérêt que vous pouvez encore en voir des traces. Si vous allez dans la cour de l’école saint Christophe à Chauché, vous pourrez voir sur le sol le tracé des différentes marelles peint sur le sol. 

 Sur la vidéo que vous avez vu aujourd’hui, des petits garçons jouent aux billes: ce sera pour un autre article sur : « La cour des garçons » et leurs jeux d’autrefois

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