Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 2

Classé dans : Non classé — 2 octobre, 2008 @ 9:55

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Comment  fabrique-t-on  une chaise en bois traditionnelle ? Deuxième partie : 

Après la guerre 1939-1945, ses enfants viendront rejoindre l’entreprise: d’abord Fernand puis Emile et Plus tard Roger. En 1969, suite au départ à la retraite du fondateur Joseph, Emile et Roger reprennent les rênes de la maison qui devient « TETAUD Frères» en même temps qu’elle s’installe au 10, rue de la roche dans un atelier flambant neuf et plus spacieux. L’atelier de la rue du calvaire devient un magasin d’exposition.

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L’entreprise connaît alors un fort développement grâce, notamment aux expositions sur la côte vendéenne pendant l’été ainsi qu’à la participation aux animations artisanales lors des fêtes locales ou autres salons. Profitant d’un net regain d’intérêt pour la chaise paillée, l’entreprise va compter jusqu’à 5 personnes à l’atelier dans les années 70-80.

Voici les 8 étapes suivantes des pieds et du montage du dossier :

Deuxième partie : le travail du bois, les pieds et le montage du  dossier     chaisea13.jpg

13 Perçage à la  mortaiseuse du pied arrière.

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14 : encollage du pied arrière.

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15 Perçage du pied avant

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16: pied avant percé

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17: montage du dos de la chaise

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18: montage du dos de la chaise

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19 : vu du dossier monté.

chaisea20.jpg  20 : chaise  montée.  Dans une troisième partie Roger va vous montrer comment on fabrique les fonds de chaise. A la semaine prochaine. 

 

le travail du chaisier :1 l’armature de la chaise

Classé dans : Non classé — 23 septembre, 2008 @ 10:18

http://www.dailymotion.com/video/khpsQ7uUXR1za4MhR4Sur cette vidéo vous pouvez suivre la fabrication d’une chaise , en commençant par l’armature en bois de la chaise.

Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 1

Classé dans : Non classé — 22 septembre, 2008 @ 9:06

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Cette vidéo ci-dessus vient  vous montrer comment est fabriqué une chaise en bois, dans l’atelier du chaisier.

Première partie : le travail du bois, l’armature de la chaise, le dossier et  la barre de dossier   C’est là, à l’entrée du bourg de Chauché, dans cette maison, habitation et atelier, pendant 35 années de 1933 à 1968 la famille Tétaud a fabriqué des chaises. Voici la façon traditionnelle révélé par Roger Tétaud devenu aujourd’hui maire de sa commune de Chauché.  L’entreprise « TETAUD Chaisier» fut fondée en 1927 par Joseph TETAUD qui travaille avec son épouse Fernande à la fabrication des chaises et fauteuils, rue du calvaire, dans une des pièces de la maison familiale transformée en atelier.  Le bois utilisé est le merisier, l’assise est en jonc ou en paille de seigle. La clientèle est le plus souvent locale, complétée par la participation à la foire des Essarts.  Voici en images les 12 premières étapes de la fabrication et du travail du bois rogera2.jpg

.2 Traçage d’un dossier de chaise.

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3 Découpe d’un dossier : 10 cm à la scie à ruban.

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4 : découpe du dossier

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5 : présentation du dossier découpé

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6: Traçage de barre de dossier.

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7 : Découpe de la barre de dossier

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8 : présentation de la barre de dossier découpée

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9 Ponçage dessus et dessous barre de dossier

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10 : façonnage barre de dossier

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11 : façonnages barre de dossier.

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12 : barre de dossier terminée.

Il nous reste à voir dans deux autres articles : comment l’entreprise Tétaud a continué de travailler et aussi les deux autres étapes de fabrication d’une chaise.

Plusieurs vidéos sont en cours de fabrication , elles seront bientot insérées dans ces trois articles

Merci à Roger Tétaud pour ces précieux documents de fabrication. 

La batteuse en 1948 : évènement à la ferme

Classé dans : Non classé — 23 juillet, 2008 @ 1:30

http://www.dailymotion.com/video/x67wxubattage7.jpgLa Batteuse de Charles Briand.

Voici un très bel extrait du livre de Charles Briand : La batteuse. C’est l’un des meilleurs récits que j’ai trouvé au sujet de cette fête à la ferme avant 1950 ,  à jamais disparue. Du moins c’est comme cela qu’étant enfant, je voyais cette journée des battages ,  à la ferme de mes parents. Faut –il regretter ce temps de dur labeur mais  ou la solidarité jouait si bien dans le monde agricole ? .

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Je passe ici le travail dans les champs de blé qui consitait à couper le blé et à faire des gerbes . les tas de blé assemblé dans l’aire , un espace propre et nettoyer près de la ferme et de l’endroit ou l’on voulait dresser le tas de paille ou pailler , après le battage à la machine à battre le blé . voici ce texte :

Le soleil darde ses premiers rayons lorsque Le Pape le mécanicien,  met en branle sa batteuse, dont le bruit de sirène entêtant retentira tout au long de la journée. Un dur labeur commence pour les hommes du village, qui suivront la machine de ferme en ferme, donnant au mot « entraide » toute sa noblesse.

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 La batteuse est d’abord installée chez Joseph, rentré depuis peu au pays. Sa jeune épouse, Marie, étrangère à la contrée, doit préparer le repas de midi, aidée d’une voisine qui lui en apprendra beaucoup sur les gens du village et les rites des jours de batterie. Notamment sur la manière d’être aimable avec les hommes tout en refusant les gestes déplacés …

Oh ! Les gars ça tourne !

Enfin après quelques hésitations, le ronronnement régulier de la machine prête à travailler.

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« Allez, les gars. Cinq minutes. Le temps que le Pape enroule sa grande courroie et ça va démarrer. »

Rapidement les hommes mâchent leurs dernières bouchées, avalent le reste de leur bol, ferment leur couteau et s’en vont.

Dehors le jour se lève. On commence à voir la cour.

« Joseph, qu’est-ce que je fais ? Joseph, où je vais? Joseph, où t’as ton échelle? Joseph?

Joseph? Joseph? »

Du coup le pauvre Joseph ne sait plus où donner de la tête. Il court dans tous les sens. Le Manchot, lui, a compris. Cet affolement lui rappelle sa propre panique le jour de sa première batterie.

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«Joseph L. Ne t’affole donc pas. Mets donc les gars aux mêmes postes que chez Albert hier, tu verras,

Ça se fera tout seul. »

Ainsi dit, ainsi fait que déjà le Pape a réussi son essai de courroie. Il regarde sa montre, vérifie que les hommes sont prêts, accélère le moteur, puis embraye la grande poulie. La courroie chuinte. La batteuse commence à trembler. Puis elle crache un incroyable nuage de poussière. Enfin elle fait entendre le bruit de sirène de son batteur. Ce bruit qui emplit les oreilles, la tête, le ventre. Ce bruit qui vous rend sourd. La batteuse parle, on n’entend plus qu’elle.

Du haut du tas, des hommes ont lancé des gerbes sur le tablier de la batteuse. Là, un autre gars les a rangées. Un autre a coupé les ficelles. L’engreneur tient la première javelle dans ses mains, prêt à la lâcher. Le Pape pousse encore sa manette de gaz pour donner le bon régime à la batteuse, puis il lève son chapeau. Comme si c’était le signal du travail, l’engreneur laisse aller la javelle vers le batteur qui l’avale avec un grognement de satisfaction. La batterie de Joseph est commencée.

Dans la cour, Joseph est là avec les gars des sacs, au pied de la batteuse. Tendant la main sous la goulotte, il reçoit les premiers grains de sa première récolte. Ému, il les regarde, il les renifle, il en respire la poussière, il en croque quelques-uns … Une autre main s’est tendue à côté de la sienne. Le Pape est là pour surveiller la qualité du battage. « Beau grain, ça ! C’est ta première batterie,hein? Ben, je te dis que t’as bien travaillé, gars. »

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Puis le Pape se glisse sous la batteuse. À quatre pattes il vérifie les ventilateurs et les grilles

Des trieurs.

« Hé ? .. Joseph? .. T’en gardes des balles d’avouéne ? ..

- Pour que faire ?

- Ben, mon vieux, c’est toué qu’es le jeune marié. Si ta femme te fait un poupon, elle sera ben aise de le coucher sur des balles d’avouéne. À ce qu’il paraît qu’y a pas plus sain.

- Tu croués ? .. »

Le Pape hausse les épaules et se dirige vers le monte-paille qu’il entend couiner.

« Ah ! si je savais d’où vient ce tapage !… »

II regarde la paille monter tout au long de la grande rampe avant de tomber à l’emplacement du pailler. Là-bas les hommes ont jalonné leur alignement après avoir beaucoup discuté. C’est que quand la batterie sera terminée, le pailler restera la seule chose visible. Et il vaudra mieux qu’il ait belle allure. Sinon, ça va jaser dans le village.

Le Pape tourne autour de son monte-paille, agacé de l’entendre couiner.

« Ah ! si je savais ce qu’il me prépare celui-là. »

Puis il s’en désintéresse, se munit de son bâton de résine qu’il va frotter sur la grande courroie pour la rendre plus adhésive et régulariser la transmission.

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Il fait beau.

Le jour est tout à fait levé.

Tout le monde travaille.

La batteuse avale bien.

La journée sera fructueuse.

les tuileries: 3 les nouveaux produits en 2008

Classé dans : Non classé — 23 avril, 2008 @ 11:01

http://www.dailymotion.com/video/x56mg9Evolution du travail  des  briqueteries de Grasla,  aujourd’hui, en 2008

Mon grand-père était  briquetier à La Merlatière.  Mon père a acheté la briqueterie de la Vrignais de Chauché dans les années 50 ». C’est Robert Hermouet de la briqueterie de Chauché à la Vrignais qui s’exprime ainsi. 

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 L’entreprise fabriquera de la brique plâtrière jusqu’à la fin des années 80, où la baisse des constructions fit fermer les briqueteries les plus fragiles. C’est à cette époque que Robert Hermouet a entamé le changement de production, pour des produits d’aménagement extérieur, comme les chaperons de murs et les chapeaux de pilier. Au début des années 90, la brique plâtrière est complètement abandonnée. L’entreprise compte alors deux salariés. « Les produits sont tous emportés à la main pour être stockés sur des claies de séchage et la cuisson se fait à la sciure de bois dans les anciens fours. La production est de 2 tonnes par jour ».

herm02.jpgherm03.jpg  Durant toute sa carrière, Robert Hermouet n’a cessé de moderniser l’outil de production pour fabriquer de nouveaux produits, de nouveaux marchés se sont ouverts. « Aujourd’hui, l’entreprise compte 7 salariés, une grande partie de la production est mécanisée, les cuissons se font au gaz naturel, et la production est de 22 tonnes par jour ». C’est sur ce bilan qu’il part en retraite. Robert Hermouet part en retraite et son fils reprend la suite. « Dans la famille Hermouet, on est briquetier de père en fils, explique ce dernier. 

Les autres briqueteries de Grasla ont  d’autre mode de chauffage des fours : à la sciure de bois. La tuilerie You utilise des fours récents au fuel ou au gaz.  Le mode de stockage varie suivant les entreprises. Si  Le chauffage  varie,  les productions également.  Des produits finis comme la brique plâtrière  continuent être fabriqués.  Les produits spécialisés d’aménagements  n’ont pas finis de trouver d’autres utilisations. Les paysagistes par exemple utilisaient autrefois de la tuile concassée pour les aménagements d’espaces verts. De nos jours, l’entreprise Hermouet fabrique ce produit, spécialement adapté.

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Les méthodes de travail sont aussi différentes.  A  la SARL You, c’est une grande quantité de terre qui est stockée dehors, un peu comme ont le faisait autrefois. A La briqueterie Chatelier l’argile est transportée à l’entreprise au coup par coup selon les besoin dans un camion de l’entreprise. Robert Hermouet stocke sa terre à l’abri  dans des bâtiments spéciaux.

herm06.jpgComme le dit Robert Hermouet, il est indispensable aujourd’hui de se spécialiser  dans une fabrication particulière. Les grosses sociétés réparties en France dépendent de capitaux cotés en bourse. Le retour actuel à des matériaux plus traditionnels comme la terre cuite, devrait assurer la continuité  du travail de l’argile. 

les tuileries: 2 l’argile , la cuisson au four à bois

Classé dans : Non classé — 10 avril, 2008 @ 8:03

http://www.dailymotion.com/video/x50rzj Chez Robert Hermouet à Chauché  n’y en a plus aucune trace. À la tuilerie You  située  en partie sur la commune des Brouzils et celle de chauché, Yves You  et sa sœur Isabelle étaient  au travail. C’est donc Nicolas, le fils d’Isabelle qui  a dû me parler des fours d’autrefois. Les fours  utilisés par ses ancêtres ou ses grands  parents.

Un petit plan vous explique comment étaient faits ces fours à cuire l’argile. Les potiers  ainsi que

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les tuiliers  utilisaient le même four, sur le même principe. Ils étaient  compo  sés  de deux parties. Dans la première partie la plus grande, 7x4m  ou 1Ox4, on  entassait  les briques ou la tuile ou encore la poterie. On la disposait d’une façon spéciale car il fallait laisser un passage de feu comme  le dit Armand Chatelier. 

Dans la seconde partie du four on  introduisait des fagots pour la chauffe.

Le carburant à l’époque c’était essentiellement le bois. Marcel You,  décédé maintenant, l’arrière petit fils de Nicolas, expliquait il y a quelques années :

« En ce temps-là c’est au bois qu’on chauffait le four, sans interruption pendant trois jours et deux nuits. Il fallait 1200 ou 1300 fagots. On ne les mettait pas tous en même temps : il fallait veiller à tour de rôle un homme par moitié de nuit. Quand ça fumait blanc, on était au stade de la vapeur d’eau. Quand ça fumait noir, c’est  que le feu était monté en pression.

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Le bois ne manquait pas alors à l’époque. Toutes les haies du bocage étaient  encore debout. Le remembrement ne les avait pas encore, tout à fait, fait disparaître. C’est parce qu’il fallait les entretenir que l’on faisait tant de fagots (la fourneuille). On en faisait avec les branches des chênes têtards  et avec les épines des buissons. Ces fagots de bois servaient au chauffage dans la cheminée ; Bien sur aussi pour la cuisson des aliments, ou le grand feu sous le  chaudron de la lessiveuse, aux fours des boulangers et  des tuiliers gros consommateurs d’énergie. Ce sont ces fagots dont parle Marcel You.

Maintenant, de nos jours,  nous le verrons dans un autre article à suivre, les fours ont beaucoup changé.les modes de chauffages sont parfois très différents, de nos jours.

Armand Chatelier qui a plus de 85 ans, a connu comme Marcel You, la cuisson au feu de bois. Quand on arrive près de sa tuilerie, la première chose que l’on remarque ce sont  les cheminées de briques rouges  des fours.

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Il a bien expliqué, comment on disposait les briques ou les tuiles dans les fours de manière à  laisser le passage des flammes, nécessaire  à la cuisson.

C’est chez lui, dans cette tuilerie de la Copechagniére que j’ai découvert un autre mode de chauffage actuel qui renoue un peu avec le passé. Ce sera le sujet de la semaine prochaine. Dans le prochain texte, nous verrons ce que sont devenues ces tuileries du Pays de Graslas, et leurs activités  de nos jours, très différentes.

les tuileries: 1 l’argile , le travail à la main

Classé dans : Non classé — 5 avril, 2008 @ 8:03

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L’argile c’est la matière première dans la fabrication de la brique et des tuiles. « Les roches qui forment la croûte terrestre sont composées pour les trois quarts d’alumine et de silice. Attaquées sans cesse par l’eau de pluie ou de ruissellement, elles laissent échapper des particules de ces deux éléments qui se déposent dans les creux ou les vallées. La terre du potier (argile, glaise, marne), est formée de ces particules très fines de silice et d’alumine, rassemblées en couches plus ou moins épaisses. 

Imprégnée d’eau, l’argile devient très malléable et permet tous les modelages. Mais dès que son épaisseur atteint quelques centimètres, elle crée dans la nature des nappes imperméables. C’est à ce signe qu’on reconnaît sa présence au bord des routes ou dans la campagne: l’eau demeure en flaques à la surface du sol, là où se trouve de l’argile. »

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Ces lignes extraites d’un livre sur la poterie (Poterie au colombin de CH Bonnet), m’ont fait penser à la terre de la forêt de Grasla et de ses environs. En plus, pour ajoute à l’attrait de ces lieux, il y avait sur place, le bois nécessaire à chauffer les fours pour cuire cette argile. C’est sans doute pour cela qu’il y a trois tuileries dans ce pays de Grasla.

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A Chauché il y avait d’autres tuileries. On retrouve cette terre argileuse dans d’autres  villages.  Les deux plus proches de Grasla se situaient à la Brossette et à l’Epiardiere. Une tuilerie à l’Anguillers ou la Vrignonière ou à la Graslière ou bien sur à la Parnière. Armand Chatelier m’a déclaré qu’à une certaine époque, il y avait autant de  Poteries que de tuileries.

potier02.jpgLes pots servaient à de multiples usages qui allaient des pots de la cuisson au charnier pour conserver dans le sel, sans oublier le transport de l’eau du vin, la vaisselle, les toilettes etc.   

La poterie de nos jours n’offre plus partout, le même intérêt utilitaire d’autrefois. De nos jours la poterie  garde une certaine noblesse, elle devient artistique ou décorative. Il n’y a plus de potier  à Chauché depuis longtemps.

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Il est possible de rencontrer encore des travailleurs de l’argile pour la brique et la tuile. Armand Chatelier de la Copechagnière m’a confirmé les explications de Robert Hermouet de la Vrignais qui possède des objets anciens pour la fabrication manuelle de la tuile. Armand est âgé de 87 ans, il a bien connu le temps on l’on travaillait l’argile à la main. On enlevait les pierres une à une de la terre à tuile, avant de l’employer. Ce qui devenait  un travail pénible parfois. le mieux était d’exploiter de bons filons de bonne terre. 

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Vous avez du écouter la vidéo ci-dessus ou Robert Hermouet nous décrit la façon de travailler de ses ancêtres. Armand lui,  peut ajouter à ces explications sur la fabrication de la tuile au sujet de l’emploi du cadre en bois  pour mouler la galette d’argile,  un renseignement supplémentaire. Le cadre que montre Robert Hermouet était posé sur un établit qui servait aussi à poser  l’argile. Il n’y a pas longtemps ; me dit-il que je ne l’ai plus. j’aurais pu vous le montrer il y a un an.

tuile02.jpgschage02.jpgSur la vidéo on aperçoit aussi la vieille halle avec ses étagères, ou la tuile et la brique séchait avant d’aller cuire  dans le four. Le sujet de la cuisson et des vieux fours qui subsistent encore au pays de Grasla,  sera abordé dans un autre prochain article. 

la moisson avant 1950.

Classé dans : Non classé — 28 mars, 2008 @ 3:49

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 La vidéo que vous venez sans doute de regarder décrit la moisson telle qu’elle se passait il y a très longtemps vers 1900. Le blé se moissonnait alors, à la faucille, selon mon grand père né en 1885. Cependant  on utilisait aussi la fau comme on le voit sur la vidéo. 

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 Mais ce dernier outil, était plutôt réservée à la fenaison. La moisson rassemblait ainsi beaucoup de travailleurs, hommes ou femmes dans les champs. Pas de ficelles pour lier les gerbes de blé. On confectionnait plutôt un lien de paille en tordant celle-ci,  au niveau de l’épi. On posait ensuite le lien par  terre  et l’on déposait  dessus une  brassée de blé coupé, pour faire une  gerbe. On terminait d’attacher  le lien avec un petit manche de bois pointu (appelé « beuille » en patois vendéen).

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Au bout du champ souvent la famille des moissonneurs se réunissait autour d’un repas pique nique à « bassuron »  vers 7 heures du soir. Pour les enfants c’était la fête bien sur. Souvent c’était l’occasion de sortir du charnier une andouille faite  en janvier et conservée dans le sel, pour l’emporter pour ce repas vite fait. Une salade de  pommes  de terre accompagnait.  Le tout était arrosé de « trempinette » (pain grillé trempé dans du  vin rouge sucré).

La nuit était courte pour les moissonneurs et certains même dormaient dans la « chaitre » : traduction  en français (l’espace d’herbe de  2 mètres environ entre le buisson et les sillons.). À la toute première lueur du jour le travail de la moisson reprenait. Il était alors quatre heures du matin à la saison ou les jours sont si longs.

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 Les premières machines sont arrivées après la première guerre mondiale. Jean  Robillon les décrit très bien dans le texte ci-dessous.

 Je laisse la suite du récit à Jean Robillon. Comme il habitait près de la forge du père Léon  Bellamy, il voyait arriver les faucheuses moissonneuses.    

Venait ensuite l’époque de la moisson. Dès que le blé était mûr, dans toutes les fermes on s’activait pour la récolte. Préalablement chaque fermier vérifiait l’état mécanique de sa moissonneuse.

 C’était une machine agricole très rustique qui restait toute l’année sous un hangar ou le plus souvent au bout d’un champ, exposée aux intempéries. Elle se composait d’un châssis central métallique porté par deux grandes roues latérales en acier, le tout prolongé dans son axe médian par un timon en fer, de chaque côté duquel on attelait un bœuf. Au milieu entre les roues, la moissonneuse était surmontée d’un siège en acier, sorte de plateforme galbée et ajourée, à droite de laquelle se trouvait le levier du frein.

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 Près du sol, sur le côté, on y déployait le bras de coupe qui se résumait à une scie horizontale armée de lames triangulaires. Ces couteaux fixés sur une structure en acier d’environ deux mètres de long, étaient mus par un renvoi d’angle actionné par les roues de l’engin. Ces lames glissaient sur un nombre équivalent de couteaux fixes et agissaient à la manière d’un ciseau qui couperait chaque tige de blé. Cet ensemble était le seul élément à s’user ou à s’ébrécher. Aussi convenait-il avant utilisation d’en vérifier le tranchant. Il était fréquent de voir les propriétaires de ces machines se rendre avec le bras de coupe à la forge de Monsieur Bellamy.

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 Ce dernier méthodiquement démontait couteau après couteau pour les affûter à la meule à eau; ou pour les remplacer par des pièces neuves. Là aussi il fallait posséder un savoir faire précis. L’angle d’affûtage devait être scrupuleusement respecté, le tranchant de la lame être rectiligne, et l’acier ne devait pas se détremper durant l’usinage. Toutes ces étapes semblaient être un jeu d’enfant pour le maréchal ferrant qui jonglait avec la technique de façonnage. Les pièces au rebut restaient à la forge. Leur acier après transformation, servait à confectionner des couteaux, des faux ou des faucilles.

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La machine à moissonner fin prête, le jour venu hommes et femmes partaient tôt le matin aux champs pour récolter le blé. Toute la journée les attelages de bœufs suivis par un paysan, aiguillon à la main, montaient et redescendaient le champ tractant la moissonneuse. Progressivement, méthodiquement, et avec une régularité assise sur la cadence des attelages, le champ de blé, petit à petit laissait place à un lit de paille aux épis dorés. (Jean Robillon)

Georges : je reprends la plume.

Les gerbes de blé étaient ensuite transportées sur des charrettes  trainées par des bœufs. Dans la cour de la ferme un coin avait été méticuleusement nettoyé. C’est à cet endroit que l’on édifiait le gerbier ou tas de gerbes, savamment  empilées pour résister, à l’humidité,  au vent   .  Le battage allait pouvoir commencer. Autres traditions qui méritent  à elles seules un autre article : Passage du fléau, au rouleau, et à la batteuse.

Les Meuniers et les moulins à vent

Classé dans : Non classé — 22 mars, 2008 @ 9:00

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 Les moulins de Vendée.

Inséparables du paysage vendéen, moulins à vent et moulins à eau se relèvent peu à peu de leurs ruines. Perchés sur les collines ou jetés en travers des rivières, ils participèrent jadis par centaines à la vie quotidienne des habitants, avant de se mettre au service de l’industrie régionale. 

 A Chauché, il y avait au moins 5 moulins à vent et un moulin à eau.  2 au Moulin de la Chapelle ;  un au Genet à la Bénétière. ; Un autre au village de la Contrie ; un autre au village des Landes Jarrie. Enfin j’ai bien connu étant enfant sur la rivière de la petite Maine à Gobia, terrain de VTT, les ruines du Moulin à eau. Cet endroit a été pendant longtemps un dépôt d’ordure. Les autres moulins ont tous été détruits. On a récupéré les pierres. Certaines poutres sont encore dans les charpentes de certaines constructions anciennes, me signalait Alexis Oré.

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Grace à des reconstitutions cinématographiques  on peut imaginer la vie des meuniers, au temps des moulins à vent. Luc Brusseau dans son film : « Du moulin au pain » tournée en Vendée à une quinzaine de kilomètres de Chauché seulement, décrit bien le travail des meuniers de sainte Cécile. Ce village est assez haut perché. Le paysage est magnifique, on aperçoit à l’EST  la chaines des collines de Vendée qui s’égraine à l’horizon.

meunier4.jpg Pas étonnant qu’il y ait des moulins à vents  à Sainte Cécile, Cependant   La concurrence est rude entre les 5 meuniers.  Il faut dire que les meuniers n’ont pas bonne presse auprès des paysans ou des habitants du bourg. Ils passent pour des feignants qui attendent le vent à tourner. Certains passent leur temps au café.  On ne voit plus depuis déjà longtemps, les ânes chargés de pochées de grain vers les Moulins des Bois. Le moral des paysans est bas car les réserves de farine sont aussi  plus basses. Le vent est absent depuis plusieurs semaines. Bientôt, il n’y aura plus de pain. 

Les meuniers pour tuer le temps en profitent pour vanner le grain et rhabiller (affûter) les meules. A l’horizon, on aperçoit les moulins des Alouettes qui tournent.

meunier1.jpg. D’ordinaire le vent de Soulaire tient beaucoup mieux.  Le vent de Galerne, lui non plus ne se manifeste pas. Les moulins des Alouettes qui tournent toujours, narguent ceux des Moulins des Bois dont les ailes sont désespérément immobiles. Il va falloir se résoudre à aller moudre le blé de Ste Cécile las- bas. Pour cela, il faut affréter tout un équipage pour amener le blé sur des charrettes jusqu’au mont des Alouettes. On peut imaginer qu’il en était ainsi à Chauché. Mais les  moulins Du mont des Alouettes sont à 25 kilomètres  alloe1.jpg

Les voyageurs qui arrivent, de nos jours  en Vendée par la route nationale d’Angers la Roche sur Yon, les Sables d’Olonne, passent par  ce  haut lieu  des collines de Vendée : le Monts de Alouettes  est à 231 mètres d’altitude. On découvre alors le  magnifique paysage  du bocage Vendéen. Certain disent même qu’il voit la mer à 80 kms à vol d’oiseau. Jusqu’au XVIIIe siècle, huit moulins à vent coiffaient le sommet  de la colline, particulièrement bien exposée aux vents. Plusieurs d’entre eux ont malheureusement disparu au tout début du siècle.  

Trois demeurent, aujourd’hui restauré : le premier se cache, un peu en retrait; le deuxième fonctionne encore, grâce au savoir-faire d’un meunier qui y accueille les estivants; quant au troisième, il est orné d’un bas-relief, exécuté par les frères Martel, qui évoque le souvenir de Jean Yole (1878-1956), pseudonyme de Léopold Robert.

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Médecin, homme politique et surtout écrivain de la Vendée, Jean Yole a su se faire le chantre de ses traditions. Sur le moulin qui lui est dédié, une citation résume assez bien sa pensée: « C’est le rôle de chaque génération de recueillir ce que la tradition détient de sages leçons d’énergie accordées pour  ensemencer les réalités futures. La tradition, c’est le pied-mère, le progrès,  c’est le greffon ».  Ces paroles semblent  prophétiques des énergies nouvelles, comme celle   des éoliennes.

Contrairement à une idée assez répandue, le mont des Alouettes n’a connu ni combat, ni massacre, ni même un épisode marquant de l’insurrection vendéenne. Trois faits sont toutefois venus alimenter la légende: – En 1793, avant d’être brûlées, les ailes des moulins renseignaient les Vendéens insurgés sur les mouvements des troupes républicaines, grâce à un code visuel fonctionnant à la manière du télégraphe Chappe. Pendant les guerres de Vendée, les moulins à vent auraient servi de sémaphores aux insurgés. Ces derniers avaient mis au point un véritable code de communication militaire utilisant la position des ailes des moulins pour signaler d’un village à l’autre les mouvements des bleus.

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- En 1794, un poste de guet, où se relayaient dix à douze Vendéens embusqués, surveillait le passage des soldats républicains. Des accrochages entre Blancs (royalistes combattant sous le drapeau blanc à fleur de lys de la monarchie) et Bleus (soldats de la Révolution vêtus de bleu) firent quelques victimes.

- Des soldats auraient été attachés, tête en bas, aux ailes des moulins par les paysans vendéens. Leurs cadavres auraient été détachés à l’aube. A noter cependant que l’authenticité de cette torture n’a jamais été établie. Non loin des moulins, de l’autre côté de la route se dresse une chapelle construite au XIX ième siècle. Au dessus du portail de l’entrée, un linteau gravé porte ces mots : « La Vendée fidèle 1793.»

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Certains moulins de nos jours sont refaits et recommencent à tourner comme celui que vous avez vu sur la vidéo : Le moulin de Bel Air à la Rabatelière, village  situé  à trois kilomètres de Chauché. C’est une association de bénévoles qui a mis encore une fois, comme souvent chez nous en Vendée, les mains à la pâte.

Sources bibliographiques : le film de Luc Brusseau : Du moulin au pain.

Pour le mont des Alouettes : extrait de Ici  et là n33 la Vendée).

Les écoliers en 1943.

Classé dans : Non classé — 13 mars, 2008 @ 10:21

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L’école à Chauché en 1942-1943.

Je continue le récit de Jean Robillon réfugié à Chauché en 1943

La vie à CHAUCHE avait la simplicité de la campagne. Dès Septembre 41, ma mère m’inscrivit à l’école catholique située au centre du village à proximité de la place de l’église. Elle était tenue par des instituteurs dévoués qui veillaient  scrupuleusement aux valeurs du respect et de la discipline.

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 Dans ces années là, nous étions dans la France profonde, et bien que l’instituteur, nous dispensa ses cours avec sévérité, l’ensemble de la classe avait du mal à assimiler l’orthographe, le calcul, la géographie et l’histoire de notre pays. Il se mettait régulièrement en colère contre les récalcitrants et les punitions qui suivaient consistaient toujours en lignes à copier ou en tours de cour, qu’il fallait exécuter à la fin de chaque classe. Tout écart de conduite ou mauvaise note donnait donc lieu à une sanction dont la plus communément appliquée nous amenait à faire des pas autour de la cour: 15, 20, 30 tours, une ardoise accrochée dans le dos indiquant le motif du châtiment.

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Nous subissions tous un jour ou l’autre ce tourment individuel. Cette punition avait deux effets en dehors de la fatigue de tourner en rond: celui de nous priver de jeux pendant la récréation ou de retarder notre départ en fin de journée, et celui de nous livrer à la risée des autres écoliers, jamais très tendres entre eux et portés à se moquer. Ils oubliaient en cela qu’un jour ce serait leur tour.

 Au début j’étais moins sensible que les autres au fait d’être privé de récréation, car au sortir de la classe, le patois local était la seule langue pratiquée par les enfants et de ce fait les jeux m’étaient totalement interdits avec eux. J’étais rejeté par tous mes petits camarades, ne comprenant rien à leur parler. Je me trouvais isolé du groupe par manque de communication d’une part, mais aussi par une sorte de suffisance involontaire que je ne manquais pas d’afficher, me croyant plus citadin et donc plus évolué que tous ces enfants du terroir.

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Je me souviens de certains cours donnés par un printemps caniculaire, c’était en 1943. Pour que l’atmosphère soit supportable, l’instituteur avait ouvert en grand les hautes fenêtres en bois donnant sur le vallon. Le soleil était partout. L’air bruissait de mille insectes qui bourdonnaient alentour. Nous entendions avec délice les oiseaux chanter dans la futaie voisine, et par la pensée nous nous évadions dans ces espaces de verdure. Quand un bourdon, une abeille, une coccinelle ou des frelons entraient en faisant vibrer l’air de leurs petites ailes, nous n’écoutions plus le maître, accaparés par le vol de l’insecte. Lorsque libérés par la cloche nous quittions nos pupitres, il nous fallait sortir  quelque soit le temps, traverser la cour pour nous mettre en rang derrière la porte qui donne  sur 1a rue.

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Les souvenirs de Jean Robillon, sont un peu les mêmes que les miens. Je me permets d’ajouter que Jean devait se trouver dans la grande classe CM2 CM1, certificat d’alors. Plus jeune, je me trouvais dans la classe en dessous qui correspondrait maintenant de nos jours, au  CE1 OU CE2.

L’école n’était pas mixte comme maintenant. Il y avait l’école des filles située ou se trouve le magasin Vival de nos jours, et l’école des garçons ou se trouve l’école saint Christophe actuelle.

L’école laïque accueillait quelques élèves, elle se situait ou se trouve la pharmacie actuellement en 2008.

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 Il y avait à l’époque à l’école des garçons trois salles de classes. La dernière, la plus au fond de la cour « face aux cabinets »  comme on disait à l’époque pour désigner les toilettes, était réquisitionnée  par l’occupant allemand. Il y avait installé une chambrée. Pendant la dictée nous entendions les ordres lancés à voix forte et  gutturale  par les gradés. Cela ne nous faisait pas peur, nous  croisions souvent dans la cour de récréation ces soldats qui étaient surement des pères de familles eux aussi dans leur pays, l’Allemagne. Avec les enfants que nous étions, ils nous semblaient disciplinés et pacifiques.

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