Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Le calvaire de l’Obret

Classé dans : association — 29 octobre, 2012 @ 16:07

La croix d’Obret.Obret1209w

Bénédiction du
calvaire de l’Obret.

Samedi 22 septembre 2012, M. l’abbé Bousseau prêtre du
relais de la paroisse Louis Marie Baubouin, résidant à la cure de Chauché, a
béni le calvaire de l’Obret. Cette croix se trouve à Chauché, à droite sur la
route qui va à Sainte Florence.

Une trentaine de
personnes sont venus assister à cette bénédiction. Victor Fauchet a lu un
historique de cette croix.

Ce monument avait été érigé en 1858 dans le bourg, chemin de
Fruchet puis déplacé, chemin de Sainte Florence à la croisée de l’Obret. En
2011, une partie de la croix s’est écroulée.Le calvaire de l'Obret dans association obret1209i-284x300

L’association du Chant
de la pierre a restauré, cette année, le calvaire de la Croix de l’Obret grâce
à une équipe de bénévoles
et à une subvention accordée pour la restauration
du patrimoine aux monuments de notre canton.

Les photos qui illustrent cet article ont été prises par
Victor Fauchet ancien président de l’association du Chant de la Pierre qui
s’occupe toujours de la restauration des calvaires de la commune de Chauché.

Pierre Cauneau, actuel président du Chant de la Pierre a
tenu à remercier tous les bénévoles qui ont œuvré à cette restauration :
G.Charrier, JL Bibart, Marcel Hermouet, JC Rabaud. Et bien sûr Victor Fauchet
qui m’a transmis ce document extrait des archives de la paroisse de
Chauché :

La Croix d’Obret.  (Monsieur l’abbé Libaudière curé de Chauché
en 1858 nous dresse l’historique de cette croix.)

L’an de mil huit cent quatre-vingt-treize et le dimanche dix-septième
jour du mois de septembre a été bénite une croix sur la route de l’Oie auprès
du village appelé la Vrignonière et à l’embranchement du chemin qui conduit aux
Grandes Métairies.

Cette croix avait été érigée en 1858 ou 1859 sur la route
des Essarts à l’entrée du bourg et d’un chemin appelé : Chemin de Fruchet, surle socle
un terrain appartenant à Madame Dominique Leroux et à ses frais. Monsieur
l’abbé Jules Libaudière alors curé de la paroisse l’avait bénite
solennellement.

Depuis quelques temps, elle menaçait ruine et les héritiersle socle
de Madame Leroux, les Messieurs Brisseteau, sur le terrain duquel elle se
trouvait n’ayant point I ‘intention de la faire réparer la donnèrent à la
Fabrique à la condition que celle-ci la fit enlever à ses frais et placer ou
bon lui semblerait. C’est pourquoi au mois de juin 1892, elle fut démontée par
les ouvriers de I ‘Eglise et sous la direction de Monsieur l’abbé Auguste Buchoux
qui fut nommé quelques semaines après, curé doyen des Herbiers.

En mil huit cent quatre-vingt-treize, Monsieur l’abbé Léon Jaud
successeur de Monsieur Buchoux résolut de la faire transporter au lieu qu’elle
occupe maintenant, sur un terrain appartenant à Monsieur Grolleau de St André
Goule d’Oie. Ce dernier, à la demande de Monsieur le curé accorde très
généreusement et très gracieusement tout le terrain nécessaire pour l’érection
de la dite croix, regardant comme une source de bénédictions pour lui et sa
famille de posséder sur ses terres ce signe sacré de notre rédemption.

Elle fut donc érigée au commencement du mois d’aout et le 17
septembre suivant, jour de la fête de notre Dame des sept douleurs, à l’issue
des Vêpres, le clergé et les paroissiens en grand nombre se rendirent processionnellement
au chant des cantiques entremêlé de la récitation du chapelet jusqu’à la
nouvelle croix que les personnes des villages voisins avaient ornée avec gout
pour la circonstance, d’oriflammes, de bouquets et de guirlandes de verdure.

Arrivé au pied de la croix, Monsieur l’abbé Auguste Mercier
chanoine honoraire secrétaire général de l’Evêché, de Monsieur l’abbé Léon Jaudobret1209i1-284x300 dans association
curé de Chauché et de Monsieur l’abbé Henri Chardavoine vicaire de la dite
paroisse, a prononcé une touchante allocution sur la croix, gage et espérance
de notre salut, après laquelle, il a procédé à la bénédiction solennelle de la
croix ; puis la cérémonie s’est terminée par le chant : « O croix Ave »,
trois fois répété et le cantique : « Vive Jésus vive sa croix. »

Enfin Monsieur l’abbé Bouchet a annoncé aux fidèles présents
qu’une ordonnance de Monseigneur l’Evêque de Luçon en date du 16 septembre 1893,
accorde à perpétuité une indulgence de 40 jours à toutes les personnes qui en
passant devant ce signe auguste de notre rédemption, feront avec piété le signe
de la croix. Enfin de quoi, nous avons dressé le procès-verbal.

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travaux de restauration

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