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Culture et tradition des chauchéens

Archive pour février, 2009

le trésor de la forêt de Grasla

Posté : 28 février, 2009 @ 8:12 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Le trésor de Grasla.

Il fait nuit au Bec entre saint jean de Mont et saint Gilles sur la côte vendéenne, en ces 10 et 11 Aout 1795. On est alors en pleine guerres de Vendée. Une frégate anglaise est venue mouiller à quelques centaines de mètres du rivage. C’est un débarquement secret  d‘armes, de munitions, de poudre, de harnachement divers. Il y a même deux canons.convoi1.jpg

               80 charriots vont être nécessaires pour transporter tout cela à l’intérieur des terres pour rejoindre les bivouacs de l’armée vendéenne. Parmi tout cela se cachent  deux précieuses caisses de bois de 80 centimètres sur 40 qui sont remplis d’or. C’est l’or fournie par les anglais. Il  est nécessaire pour continuer cette guerre qui commence à tourner à l’avantage des républicains, Il faut jouer de ruses et d’astuces pour ce transport risqué. La tactique  consiste à  répartir tout cela  entre les généraux et les armées vendéennes de Charette.

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Mais finalement cet or ne sera pas utilisé par ces généraux soucieux de ne pas se sentir liés avec l’ennemi héréditaire anglais.

 Un jour de janvier 1796, en pleine débâcle, les officiers demandent à Charrette :

 « Que faisons-nous des caisses d’or ? »

C’est dans les deux puits de charbonniers qui servaient au refuge de Grasla qu’elles disparaissent alors.

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La guerre terminée après l’arrestation de Charette à la Chabotterie,  des charbonniers qui travaillent là, ont vu un ancien officier de Charette les charger dans une voiture et partir dans la nuit. 

Ce qui mit la puce à l’oreille des habitants des environs, c’est que cet ancien officier, marchand de bestiaux dans un gros bourg proche, s’était mis depuis quelques années, deux ans après la mort de Charette et sous le Premier Empire, à acheter des métairies sans discontinuer, se constituant ainsi une énorme fortune terrienne. Une des caisses du transport de l’or  a été retrouvée comme le témoigne  Jean Lagniau écrivain vendéen.

colbackyard7.jpg image781.jpg baudouin2.jpg On raconte aussi, au début du XXèrnc siècle, que le clocher de l’église de La Boissière-de-Montaigu, construit par le curé Jaud, aurait été payé avec une caissette d’or qu’un de ses parents religieux dans une Congrégation voisine lui aurait apportée, et le bruit courait à La Boissière que c’était une partie du trésor de Charette.  Mais la version la plus vraisemblable est celle contée par le R.P. Chaille, un de mes anciens professeur d’histoire et  passionné de recherches en 1955, dans son » Histoire du Petit Séminaire de Chavagnes-en- Paillers.  Lors de la construction que le Père Baudouin avait entreprise à Chavagnes, il se trouva un jour fortement endetté et, réunissant ses professeurs, il leur annonça la mort dans l’âme, que, faute de trouver immédiatement trente mille francs or, il serait obligé d’abandonner cette construction. Quelques jours après, sur le soir, le Père Baudouin vit entrer dans sa chambre un inconnu qui lui présenta les trente mille francs dont il avait besoin. Et sans se nommer, il repartit. 

Voici quelques années, un vieil habitant de Chauché nous révéla le nom de cet inconnu. C’était le fils de l’ancien officier de Charette. Au moins l’or anglais considéré par Charette comme un or maudit, aura servi.

hometop.jpgSi  vous avez suivit  à la télévision il y a deux ans ,  les émissions sur le collège   de Chavagnes qui n’est autre que l’ancien séminaire construit par le père Beaudouin, vous constaterez comme moi que finalement ce collège devenu anglais a du être construit en partie par de l’or venant des anglais. Curieuse coïncidence  quand même ? 

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En fin Aout  2004 le trésor refait parler de lui en raison d’un procès au tribunal de la Roche sur Yon. Des chercheurs de Champignons ont trouvé 1200 pièces d’or en forêt de Grasla.    Ils n’ont pas profité de leur trésor car ils ont été condamnés pour fouilles archéologiques illégales dans un triangle d’or interdit, délimité par les Herbiers Montaigu Pouzauges. Trois d’entre eux ont écopé de 300 euro d’amende. Le juge a ordonné que les 1200 pièces dont on ne connait pas la valeur, soient restituées au propriétaire du site.  Ces pièces d’argent et de bronze de l’époque Henri III, Henri IV, François I, Charles IX, Ferdinand d’A1ragon et Isabelle de Castille, Cadrent  mal avec l’or des anglais en 1798. Elles ne doivent pas faire partie  du trésor de Grasla. Beaucoup de mes compatriotes  pensent dans le pays,  qu’il n’y a plus de trésor des anglais à Grasla à depuis des lustres. 

 

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