Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Archive pour avril, 2008

les tuileries: 3 les nouveaux produits en 2008

Posté : 23 avril, 2008 @ 11:01 dans Non classé | Pas de commentaires »

http://www.dailymotion.com/video/x56mg9Evolution du travail  des  briqueteries de Grasla,  aujourd’hui, en 2008

Mon grand-père était  briquetier à La Merlatière.  Mon père a acheté la briqueterie de la Vrignais de Chauché dans les années 50 ». C’est Robert Hermouet de la briqueterie de Chauché à la Vrignais qui s’exprime ainsi. 

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 L’entreprise fabriquera de la brique plâtrière jusqu’à la fin des années 80, où la baisse des constructions fit fermer les briqueteries les plus fragiles. C’est à cette époque que Robert Hermouet a entamé le changement de production, pour des produits d’aménagement extérieur, comme les chaperons de murs et les chapeaux de pilier. Au début des années 90, la brique plâtrière est complètement abandonnée. L’entreprise compte alors deux salariés. « Les produits sont tous emportés à la main pour être stockés sur des claies de séchage et la cuisson se fait à la sciure de bois dans les anciens fours. La production est de 2 tonnes par jour ».

herm02.jpgherm03.jpg  Durant toute sa carrière, Robert Hermouet n’a cessé de moderniser l’outil de production pour fabriquer de nouveaux produits, de nouveaux marchés se sont ouverts. « Aujourd’hui, l’entreprise compte 7 salariés, une grande partie de la production est mécanisée, les cuissons se font au gaz naturel, et la production est de 22 tonnes par jour ». C’est sur ce bilan qu’il part en retraite. Robert Hermouet part en retraite et son fils reprend la suite. « Dans la famille Hermouet, on est briquetier de père en fils, explique ce dernier. 

Les autres briqueteries de Grasla ont  d’autre mode de chauffage des fours : à la sciure de bois. La tuilerie You utilise des fours récents au fuel ou au gaz.  Le mode de stockage varie suivant les entreprises. Si  Le chauffage  varie,  les productions également.  Des produits finis comme la brique plâtrière  continuent être fabriqués.  Les produits spécialisés d’aménagements  n’ont pas finis de trouver d’autres utilisations. Les paysagistes par exemple utilisaient autrefois de la tuile concassée pour les aménagements d’espaces verts. De nos jours, l’entreprise Hermouet fabrique ce produit, spécialement adapté.

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Les méthodes de travail sont aussi différentes.  A  la SARL You, c’est une grande quantité de terre qui est stockée dehors, un peu comme ont le faisait autrefois. A La briqueterie Chatelier l’argile est transportée à l’entreprise au coup par coup selon les besoin dans un camion de l’entreprise. Robert Hermouet stocke sa terre à l’abri  dans des bâtiments spéciaux.

herm06.jpgComme le dit Robert Hermouet, il est indispensable aujourd’hui de se spécialiser  dans une fabrication particulière. Les grosses sociétés réparties en France dépendent de capitaux cotés en bourse. Le retour actuel à des matériaux plus traditionnels comme la terre cuite, devrait assurer la continuité  du travail de l’argile. 

les tuileries: 2 l’argile , la cuisson au four à bois

Posté : 10 avril, 2008 @ 8:03 dans Non classé | Pas de commentaires »

http://www.dailymotion.com/video/x50rzj Chez Robert Hermouet à Chauché  n’y en a plus aucune trace. À la tuilerie You  située  en partie sur la commune des Brouzils et celle de chauché, Yves You  et sa sœur Isabelle étaient  au travail. C’est donc Nicolas, le fils d’Isabelle qui  a dû me parler des fours d’autrefois. Les fours  utilisés par ses ancêtres ou ses grands  parents.

Un petit plan vous explique comment étaient faits ces fours à cuire l’argile. Les potiers  ainsi que

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les tuiliers  utilisaient le même four, sur le même principe. Ils étaient  compo  sés  de deux parties. Dans la première partie la plus grande, 7x4m  ou 1Ox4, on  entassait  les briques ou la tuile ou encore la poterie. On la disposait d’une façon spéciale car il fallait laisser un passage de feu comme  le dit Armand Chatelier. 

Dans la seconde partie du four on  introduisait des fagots pour la chauffe.

Le carburant à l’époque c’était essentiellement le bois. Marcel You,  décédé maintenant, l’arrière petit fils de Nicolas, expliquait il y a quelques années :

« En ce temps-là c’est au bois qu’on chauffait le four, sans interruption pendant trois jours et deux nuits. Il fallait 1200 ou 1300 fagots. On ne les mettait pas tous en même temps : il fallait veiller à tour de rôle un homme par moitié de nuit. Quand ça fumait blanc, on était au stade de la vapeur d’eau. Quand ça fumait noir, c’est  que le feu était monté en pression.

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Le bois ne manquait pas alors à l’époque. Toutes les haies du bocage étaient  encore debout. Le remembrement ne les avait pas encore, tout à fait, fait disparaître. C’est parce qu’il fallait les entretenir que l’on faisait tant de fagots (la fourneuille). On en faisait avec les branches des chênes têtards  et avec les épines des buissons. Ces fagots de bois servaient au chauffage dans la cheminée ; Bien sur aussi pour la cuisson des aliments, ou le grand feu sous le  chaudron de la lessiveuse, aux fours des boulangers et  des tuiliers gros consommateurs d’énergie. Ce sont ces fagots dont parle Marcel You.

Maintenant, de nos jours,  nous le verrons dans un autre article à suivre, les fours ont beaucoup changé.les modes de chauffages sont parfois très différents, de nos jours.

Armand Chatelier qui a plus de 85 ans, a connu comme Marcel You, la cuisson au feu de bois. Quand on arrive près de sa tuilerie, la première chose que l’on remarque ce sont  les cheminées de briques rouges  des fours.

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Il a bien expliqué, comment on disposait les briques ou les tuiles dans les fours de manière à  laisser le passage des flammes, nécessaire  à la cuisson.

C’est chez lui, dans cette tuilerie de la Copechagniére que j’ai découvert un autre mode de chauffage actuel qui renoue un peu avec le passé. Ce sera le sujet de la semaine prochaine. Dans le prochain texte, nous verrons ce que sont devenues ces tuileries du Pays de Graslas, et leurs activités  de nos jours, très différentes.

les tuileries: 1 l’argile , le travail à la main

Posté : 5 avril, 2008 @ 8:03 dans Non classé | Pas de commentaires »

http://www.dailymotion.com/video/x4yngsargile1.jpg

L’argile c’est la matière première dans la fabrication de la brique et des tuiles. « Les roches qui forment la croûte terrestre sont composées pour les trois quarts d’alumine et de silice. Attaquées sans cesse par l’eau de pluie ou de ruissellement, elles laissent échapper des particules de ces deux éléments qui se déposent dans les creux ou les vallées. La terre du potier (argile, glaise, marne), est formée de ces particules très fines de silice et d’alumine, rassemblées en couches plus ou moins épaisses. 

Imprégnée d’eau, l’argile devient très malléable et permet tous les modelages. Mais dès que son épaisseur atteint quelques centimètres, elle crée dans la nature des nappes imperméables. C’est à ce signe qu’on reconnaît sa présence au bord des routes ou dans la campagne: l’eau demeure en flaques à la surface du sol, là où se trouve de l’argile. »

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Ces lignes extraites d’un livre sur la poterie (Poterie au colombin de CH Bonnet), m’ont fait penser à la terre de la forêt de Grasla et de ses environs. En plus, pour ajoute à l’attrait de ces lieux, il y avait sur place, le bois nécessaire à chauffer les fours pour cuire cette argile. C’est sans doute pour cela qu’il y a trois tuileries dans ce pays de Grasla.

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A Chauché il y avait d’autres tuileries. On retrouve cette terre argileuse dans d’autres  villages.  Les deux plus proches de Grasla se situaient à la Brossette et à l’Epiardiere. Une tuilerie à l’Anguillers ou la Vrignonière ou à la Graslière ou bien sur à la Parnière. Armand Chatelier m’a déclaré qu’à une certaine époque, il y avait autant de  Poteries que de tuileries.

potier02.jpgLes pots servaient à de multiples usages qui allaient des pots de la cuisson au charnier pour conserver dans le sel, sans oublier le transport de l’eau du vin, la vaisselle, les toilettes etc.   

La poterie de nos jours n’offre plus partout, le même intérêt utilitaire d’autrefois. De nos jours la poterie  garde une certaine noblesse, elle devient artistique ou décorative. Il n’y a plus de potier  à Chauché depuis longtemps.

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Il est possible de rencontrer encore des travailleurs de l’argile pour la brique et la tuile. Armand Chatelier de la Copechagnière m’a confirmé les explications de Robert Hermouet de la Vrignais qui possède des objets anciens pour la fabrication manuelle de la tuile. Armand est âgé de 87 ans, il a bien connu le temps on l’on travaillait l’argile à la main. On enlevait les pierres une à une de la terre à tuile, avant de l’employer. Ce qui devenait  un travail pénible parfois. le mieux était d’exploiter de bons filons de bonne terre. 

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Vous avez du écouter la vidéo ci-dessus ou Robert Hermouet nous décrit la façon de travailler de ses ancêtres. Armand lui,  peut ajouter à ces explications sur la fabrication de la tuile au sujet de l’emploi du cadre en bois  pour mouler la galette d’argile,  un renseignement supplémentaire. Le cadre que montre Robert Hermouet était posé sur un établit qui servait aussi à poser  l’argile. Il n’y a pas longtemps ; me dit-il que je ne l’ai plus. j’aurais pu vous le montrer il y a un an.

tuile02.jpgschage02.jpgSur la vidéo on aperçoit aussi la vieille halle avec ses étagères, ou la tuile et la brique séchait avant d’aller cuire  dans le four. Le sujet de la cuisson et des vieux fours qui subsistent encore au pays de Grasla,  sera abordé dans un autre prochain article. 

 

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