Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Archive pour mars, 2008

la moisson avant 1950.

Posté : 28 mars, 2008 @ 3:49 dans Non classé | Pas de commentaires »

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 La vidéo que vous venez sans doute de regarder décrit la moisson telle qu’elle se passait il y a très longtemps vers 1900. Le blé se moissonnait alors, à la faucille, selon mon grand père né en 1885. Cependant  on utilisait aussi la fau comme on le voit sur la vidéo. 

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 Mais ce dernier outil, était plutôt réservée à la fenaison. La moisson rassemblait ainsi beaucoup de travailleurs, hommes ou femmes dans les champs. Pas de ficelles pour lier les gerbes de blé. On confectionnait plutôt un lien de paille en tordant celle-ci,  au niveau de l’épi. On posait ensuite le lien par  terre  et l’on déposait  dessus une  brassée de blé coupé, pour faire une  gerbe. On terminait d’attacher  le lien avec un petit manche de bois pointu (appelé « beuille » en patois vendéen).

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Au bout du champ souvent la famille des moissonneurs se réunissait autour d’un repas pique nique à « bassuron »  vers 7 heures du soir. Pour les enfants c’était la fête bien sur. Souvent c’était l’occasion de sortir du charnier une andouille faite  en janvier et conservée dans le sel, pour l’emporter pour ce repas vite fait. Une salade de  pommes  de terre accompagnait.  Le tout était arrosé de « trempinette » (pain grillé trempé dans du  vin rouge sucré).

La nuit était courte pour les moissonneurs et certains même dormaient dans la « chaitre » : traduction  en français (l’espace d’herbe de  2 mètres environ entre le buisson et les sillons.). À la toute première lueur du jour le travail de la moisson reprenait. Il était alors quatre heures du matin à la saison ou les jours sont si longs.

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 Les premières machines sont arrivées après la première guerre mondiale. Jean  Robillon les décrit très bien dans le texte ci-dessous.

 Je laisse la suite du récit à Jean Robillon. Comme il habitait près de la forge du père Léon  Bellamy, il voyait arriver les faucheuses moissonneuses.    

Venait ensuite l’époque de la moisson. Dès que le blé était mûr, dans toutes les fermes on s’activait pour la récolte. Préalablement chaque fermier vérifiait l’état mécanique de sa moissonneuse.

 C’était une machine agricole très rustique qui restait toute l’année sous un hangar ou le plus souvent au bout d’un champ, exposée aux intempéries. Elle se composait d’un châssis central métallique porté par deux grandes roues latérales en acier, le tout prolongé dans son axe médian par un timon en fer, de chaque côté duquel on attelait un bœuf. Au milieu entre les roues, la moissonneuse était surmontée d’un siège en acier, sorte de plateforme galbée et ajourée, à droite de laquelle se trouvait le levier du frein.

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 Près du sol, sur le côté, on y déployait le bras de coupe qui se résumait à une scie horizontale armée de lames triangulaires. Ces couteaux fixés sur une structure en acier d’environ deux mètres de long, étaient mus par un renvoi d’angle actionné par les roues de l’engin. Ces lames glissaient sur un nombre équivalent de couteaux fixes et agissaient à la manière d’un ciseau qui couperait chaque tige de blé. Cet ensemble était le seul élément à s’user ou à s’ébrécher. Aussi convenait-il avant utilisation d’en vérifier le tranchant. Il était fréquent de voir les propriétaires de ces machines se rendre avec le bras de coupe à la forge de Monsieur Bellamy.

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 Ce dernier méthodiquement démontait couteau après couteau pour les affûter à la meule à eau; ou pour les remplacer par des pièces neuves. Là aussi il fallait posséder un savoir faire précis. L’angle d’affûtage devait être scrupuleusement respecté, le tranchant de la lame être rectiligne, et l’acier ne devait pas se détremper durant l’usinage. Toutes ces étapes semblaient être un jeu d’enfant pour le maréchal ferrant qui jonglait avec la technique de façonnage. Les pièces au rebut restaient à la forge. Leur acier après transformation, servait à confectionner des couteaux, des faux ou des faucilles.

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La machine à moissonner fin prête, le jour venu hommes et femmes partaient tôt le matin aux champs pour récolter le blé. Toute la journée les attelages de bœufs suivis par un paysan, aiguillon à la main, montaient et redescendaient le champ tractant la moissonneuse. Progressivement, méthodiquement, et avec une régularité assise sur la cadence des attelages, le champ de blé, petit à petit laissait place à un lit de paille aux épis dorés. (Jean Robillon)

Georges : je reprends la plume.

Les gerbes de blé étaient ensuite transportées sur des charrettes  trainées par des bœufs. Dans la cour de la ferme un coin avait été méticuleusement nettoyé. C’est à cet endroit que l’on édifiait le gerbier ou tas de gerbes, savamment  empilées pour résister, à l’humidité,  au vent   .  Le battage allait pouvoir commencer. Autres traditions qui méritent  à elles seules un autre article : Passage du fléau, au rouleau, et à la batteuse.

Les Meuniers et les moulins à vent

Posté : 22 mars, 2008 @ 9:00 dans Non classé | Pas de commentaires »

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 Les moulins de Vendée.

Inséparables du paysage vendéen, moulins à vent et moulins à eau se relèvent peu à peu de leurs ruines. Perchés sur les collines ou jetés en travers des rivières, ils participèrent jadis par centaines à la vie quotidienne des habitants, avant de se mettre au service de l’industrie régionale. 

 A Chauché, il y avait au moins 5 moulins à vent et un moulin à eau.  2 au Moulin de la Chapelle ;  un au Genet à la Bénétière. ; Un autre au village de la Contrie ; un autre au village des Landes Jarrie. Enfin j’ai bien connu étant enfant sur la rivière de la petite Maine à Gobia, terrain de VTT, les ruines du Moulin à eau. Cet endroit a été pendant longtemps un dépôt d’ordure. Les autres moulins ont tous été détruits. On a récupéré les pierres. Certaines poutres sont encore dans les charpentes de certaines constructions anciennes, me signalait Alexis Oré.

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Grace à des reconstitutions cinématographiques  on peut imaginer la vie des meuniers, au temps des moulins à vent. Luc Brusseau dans son film : « Du moulin au pain » tournée en Vendée à une quinzaine de kilomètres de Chauché seulement, décrit bien le travail des meuniers de sainte Cécile. Ce village est assez haut perché. Le paysage est magnifique, on aperçoit à l’EST  la chaines des collines de Vendée qui s’égraine à l’horizon.

meunier4.jpg Pas étonnant qu’il y ait des moulins à vents  à Sainte Cécile, Cependant   La concurrence est rude entre les 5 meuniers.  Il faut dire que les meuniers n’ont pas bonne presse auprès des paysans ou des habitants du bourg. Ils passent pour des feignants qui attendent le vent à tourner. Certains passent leur temps au café.  On ne voit plus depuis déjà longtemps, les ânes chargés de pochées de grain vers les Moulins des Bois. Le moral des paysans est bas car les réserves de farine sont aussi  plus basses. Le vent est absent depuis plusieurs semaines. Bientôt, il n’y aura plus de pain. 

Les meuniers pour tuer le temps en profitent pour vanner le grain et rhabiller (affûter) les meules. A l’horizon, on aperçoit les moulins des Alouettes qui tournent.

meunier1.jpg. D’ordinaire le vent de Soulaire tient beaucoup mieux.  Le vent de Galerne, lui non plus ne se manifeste pas. Les moulins des Alouettes qui tournent toujours, narguent ceux des Moulins des Bois dont les ailes sont désespérément immobiles. Il va falloir se résoudre à aller moudre le blé de Ste Cécile las- bas. Pour cela, il faut affréter tout un équipage pour amener le blé sur des charrettes jusqu’au mont des Alouettes. On peut imaginer qu’il en était ainsi à Chauché. Mais les  moulins Du mont des Alouettes sont à 25 kilomètres  alloe1.jpg

Les voyageurs qui arrivent, de nos jours  en Vendée par la route nationale d’Angers la Roche sur Yon, les Sables d’Olonne, passent par  ce  haut lieu  des collines de Vendée : le Monts de Alouettes  est à 231 mètres d’altitude. On découvre alors le  magnifique paysage  du bocage Vendéen. Certain disent même qu’il voit la mer à 80 kms à vol d’oiseau. Jusqu’au XVIIIe siècle, huit moulins à vent coiffaient le sommet  de la colline, particulièrement bien exposée aux vents. Plusieurs d’entre eux ont malheureusement disparu au tout début du siècle.  

Trois demeurent, aujourd’hui restauré : le premier se cache, un peu en retrait; le deuxième fonctionne encore, grâce au savoir-faire d’un meunier qui y accueille les estivants; quant au troisième, il est orné d’un bas-relief, exécuté par les frères Martel, qui évoque le souvenir de Jean Yole (1878-1956), pseudonyme de Léopold Robert.

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Médecin, homme politique et surtout écrivain de la Vendée, Jean Yole a su se faire le chantre de ses traditions. Sur le moulin qui lui est dédié, une citation résume assez bien sa pensée: « C’est le rôle de chaque génération de recueillir ce que la tradition détient de sages leçons d’énergie accordées pour  ensemencer les réalités futures. La tradition, c’est le pied-mère, le progrès,  c’est le greffon ».  Ces paroles semblent  prophétiques des énergies nouvelles, comme celle   des éoliennes.

Contrairement à une idée assez répandue, le mont des Alouettes n’a connu ni combat, ni massacre, ni même un épisode marquant de l’insurrection vendéenne. Trois faits sont toutefois venus alimenter la légende: – En 1793, avant d’être brûlées, les ailes des moulins renseignaient les Vendéens insurgés sur les mouvements des troupes républicaines, grâce à un code visuel fonctionnant à la manière du télégraphe Chappe. Pendant les guerres de Vendée, les moulins à vent auraient servi de sémaphores aux insurgés. Ces derniers avaient mis au point un véritable code de communication militaire utilisant la position des ailes des moulins pour signaler d’un village à l’autre les mouvements des bleus.

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- En 1794, un poste de guet, où se relayaient dix à douze Vendéens embusqués, surveillait le passage des soldats républicains. Des accrochages entre Blancs (royalistes combattant sous le drapeau blanc à fleur de lys de la monarchie) et Bleus (soldats de la Révolution vêtus de bleu) firent quelques victimes.

- Des soldats auraient été attachés, tête en bas, aux ailes des moulins par les paysans vendéens. Leurs cadavres auraient été détachés à l’aube. A noter cependant que l’authenticité de cette torture n’a jamais été établie. Non loin des moulins, de l’autre côté de la route se dresse une chapelle construite au XIX ième siècle. Au dessus du portail de l’entrée, un linteau gravé porte ces mots : « La Vendée fidèle 1793.»

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Certains moulins de nos jours sont refaits et recommencent à tourner comme celui que vous avez vu sur la vidéo : Le moulin de Bel Air à la Rabatelière, village  situé  à trois kilomètres de Chauché. C’est une association de bénévoles qui a mis encore une fois, comme souvent chez nous en Vendée, les mains à la pâte.

Sources bibliographiques : le film de Luc Brusseau : Du moulin au pain.

Pour le mont des Alouettes : extrait de Ici  et là n33 la Vendée).

Les écoliers en 1943.

Posté : 13 mars, 2008 @ 10:21 dans Non classé | Pas de commentaires »

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L’école à Chauché en 1942-1943.

Je continue le récit de Jean Robillon réfugié à Chauché en 1943

La vie à CHAUCHE avait la simplicité de la campagne. Dès Septembre 41, ma mère m’inscrivit à l’école catholique située au centre du village à proximité de la place de l’église. Elle était tenue par des instituteurs dévoués qui veillaient  scrupuleusement aux valeurs du respect et de la discipline.

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 Dans ces années là, nous étions dans la France profonde, et bien que l’instituteur, nous dispensa ses cours avec sévérité, l’ensemble de la classe avait du mal à assimiler l’orthographe, le calcul, la géographie et l’histoire de notre pays. Il se mettait régulièrement en colère contre les récalcitrants et les punitions qui suivaient consistaient toujours en lignes à copier ou en tours de cour, qu’il fallait exécuter à la fin de chaque classe. Tout écart de conduite ou mauvaise note donnait donc lieu à une sanction dont la plus communément appliquée nous amenait à faire des pas autour de la cour: 15, 20, 30 tours, une ardoise accrochée dans le dos indiquant le motif du châtiment.

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Nous subissions tous un jour ou l’autre ce tourment individuel. Cette punition avait deux effets en dehors de la fatigue de tourner en rond: celui de nous priver de jeux pendant la récréation ou de retarder notre départ en fin de journée, et celui de nous livrer à la risée des autres écoliers, jamais très tendres entre eux et portés à se moquer. Ils oubliaient en cela qu’un jour ce serait leur tour.

 Au début j’étais moins sensible que les autres au fait d’être privé de récréation, car au sortir de la classe, le patois local était la seule langue pratiquée par les enfants et de ce fait les jeux m’étaient totalement interdits avec eux. J’étais rejeté par tous mes petits camarades, ne comprenant rien à leur parler. Je me trouvais isolé du groupe par manque de communication d’une part, mais aussi par une sorte de suffisance involontaire que je ne manquais pas d’afficher, me croyant plus citadin et donc plus évolué que tous ces enfants du terroir.

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Je me souviens de certains cours donnés par un printemps caniculaire, c’était en 1943. Pour que l’atmosphère soit supportable, l’instituteur avait ouvert en grand les hautes fenêtres en bois donnant sur le vallon. Le soleil était partout. L’air bruissait de mille insectes qui bourdonnaient alentour. Nous entendions avec délice les oiseaux chanter dans la futaie voisine, et par la pensée nous nous évadions dans ces espaces de verdure. Quand un bourdon, une abeille, une coccinelle ou des frelons entraient en faisant vibrer l’air de leurs petites ailes, nous n’écoutions plus le maître, accaparés par le vol de l’insecte. Lorsque libérés par la cloche nous quittions nos pupitres, il nous fallait sortir  quelque soit le temps, traverser la cour pour nous mettre en rang derrière la porte qui donne  sur 1a rue.

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Les souvenirs de Jean Robillon, sont un peu les mêmes que les miens. Je me permets d’ajouter que Jean devait se trouver dans la grande classe CM2 CM1, certificat d’alors. Plus jeune, je me trouvais dans la classe en dessous qui correspondrait maintenant de nos jours, au  CE1 OU CE2.

L’école n’était pas mixte comme maintenant. Il y avait l’école des filles située ou se trouve le magasin Vival de nos jours, et l’école des garçons ou se trouve l’école saint Christophe actuelle.

L’école laïque accueillait quelques élèves, elle se situait ou se trouve la pharmacie actuellement en 2008.

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 Il y avait à l’époque à l’école des garçons trois salles de classes. La dernière, la plus au fond de la cour « face aux cabinets »  comme on disait à l’époque pour désigner les toilettes, était réquisitionnée  par l’occupant allemand. Il y avait installé une chambrée. Pendant la dictée nous entendions les ordres lancés à voix forte et  gutturale  par les gradés. Cela ne nous faisait pas peur, nous  croisions souvent dans la cour de récréation ces soldats qui étaient surement des pères de familles eux aussi dans leur pays, l’Allemagne. Avec les enfants que nous étions, ils nous semblaient disciplinés et pacifiques.

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Les Processions dans le village

Posté : 5 mars, 2008 @ 2:43 dans Non classé | Pas de commentaires »

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LES FÊTES RELIGIEUSES.

Je laisse la parole à Jean Robillon :

A Chauché, chaque fête religieuse donnait naissance à une préparation soignée et méticuleuse, qui était l’occasion de rassembler tout le village autour du projet. Chacun s’investissait pleinement dans les tâches qui lui étaient dévolues.

 La Fête Dieu par exemple était prétexte à transformer les rues du bourg en autant de chemins de pétales de fleurs. Sous l’impulsion d’une coordination générale, les habitants s’ingéniaient à créer un tapis des différentes variétés, couvrant ainsi tout le goudron de dessins et d’images, représentant des scènes de l’histoire Sainte. Tous ces tableaux se succédaient avec grâce, imagination, souvent aussi avec talent, et toujours dans les coloris les plus vifs. La symbolique religieuse y avait libre cours.

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Toutes ces décorations au sol s’étendaient sur la totalité du parcours de la procession. Celle-ci devait partir de l’église et s’acheminer vers chaque reposoir où un autel de fortune était dressé. Sur chacune de ces stations coulait une débauche d’ornements: draps brodés, statues, fleurs en vases, croix en métal argenté, cierges, etc. …

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Au pied du monument on disposait des plantes vertes en pots. Les enfants que nous étions participaient efficacement et avec enthousiasme à tous ces préparatifs. Nous remplissions des corbeilles entières de pétales, que nous apportions aux adultes, lesquels les disposaient au sol avec art et maîtrise. Aucun plan d’ensemble n’était dessiné, chacun y allait de sa propre inspiration et malgré tout une suite cohérente et harmonieuse se dégageait des tracés au sol.

Lors de la procession, clergé et enfants de chœur en tête, tout le village endimanché suivait la croix, le dais du Saint Sacrement et les bannières. L’ensemble des fidèles récitait des prières d’une même voix ou reprenait les cantiques ponctués par les prêtres, tout en marchant à la cadence des officiants. La procession s’arrêtait devant chaque reposoir, où le curé et ses ouailles se recueillaient après une brève cérémonie.

Georges : je reprends la parole.

Je voudrais ajouter à cette bonne description de Jean,  une autre procession qui  se déroulait chaque année le 15 aout à la grotte de Chauché. Ce monument de Chauché creusé dans le rocher mérite à lui seul  un article,  tant il est cher aux Chauchéens qui l’on construit  dans les année1930.

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Le curé Charrier prononçait chaque année une homélie qu’il dédiait « d’une manière toute spéciale » comme il le disait lui-même,  au secours que la Vierge Marie prodiguait à notre patrie, La France. Dans ma tête de gamins des années d’occupations, cela prenait une résonnance tout à fait particulière. On priait la sainte Vierge pour que les prisonniers, les pères de beaucoup de mes petits copains rentrent  à la maison. Sans oublier bien sur les « requis » ( nom que l’on donnait alors aux travailleurs enrôlés de force en Allemagne).

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Les Chauchéens, comme beaucoup  d’habitants du bocage de Vendée  sont restés   ancrés dans leur tradition religieuse,  surtout pendant ces années  de guerre que décrit Jean Robillon. Ces fêtes  font partie de la tradition tout court du  pays des géants de 1789, comme le disait Napoléon. Il est difficile de l’ignorer même de nos jours, ou la fréquentation des églises diminue, comme partout en France.

 

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