Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Archive pour décembre, 2007

Danse Vendéenne d’autrefois.

Posté : 27 décembre, 2007 @ 10:03 dans Non classé | Pas de commentaires »

http://www.dailymotion.com/video/x3vg3o

Cette vidéo que vous venez de voir, a été prise, en 2004 à Chauché. Annuellement, il y a, à la ferme de l’Oiselière, une réunion des descendants des natifs de la commune qui auraient  eu 100 ans dans l’année en cours.

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L’association du « Chant de la Pierre » qui veut maintenir vivante la tradition du bocage vendéen, a eu l’idée de lancer ce jour là, dans la cour de la ferme de L’oiselière, un atelier de danse vendéenne. Est-elle  particulière à notre région ?

Je ne le pense pas …

Je me souviens d’avoir amené avec moi en voyage à Quimper autrefois,  mes parents vendéens nés en 1910. C’était l’époque d’un  festival breton de la danse. Je me souviens aussi,  alors d’avoir vu ma mère prendre part à la danse et m’affirmer qu’autrefois dans sa jeunesse, elle avait dansé de cette manière dans notre village en Vendée, à l’occasion des mariages ou des fêtes familiales.

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Je pense ne pas me tromper pour dire que dans  toutes les régions de France, il y avait des danses similaires, qui variaient peu d’une région à l’autre. En Vendée la plus célèbre des danses, était la danse maraichine, reprise par un groupe folklorique actuel. Dans les temps anciens, il y avait un peu  partout  dans la campagne, les  danses comme les quadrilles, les polkas,  Les scottishs, les mazurkas ainsi que la guimbarde qui se danse avec des grands bâtons tenus par deux danseurs. Il se passe des bâtons entre les jambes, une jambe après l’autre, suivant le rythme de la musique.

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Les musiciens animateurs, sont presque toujours des amateurs de la région qui ont pratiqué  la musique près des anciens du pays. Ils ont appris à jouer de la vielle, de l’accordéon, de la flûte, de la guimbarde, de l’harmonica, mais aussi du « Bignou vendéen » qui s’appelle la « Veuze », des airs d’autrefois qui se transmettaient de générations en générations.

Un animateur de Chauché : Noël Bourasseau, président du groupe folklorique la « Guerouée du bocage », en 2004, a pris en main cet atelier de dance ce jour là. Laissons-lui la parole:

« Certains d’entre vous, font partie d’un atelier de danse que j’anime. Ils sont venus la sans leurs habits de folklore, pour rappeler à certains, les pas de danse d’avant 1900. Les danses à cette époque étaient  beaucoup composées  de rondes. Il fallait bien écouter la musique pour pouvoir danser et marquer le rythme et ne pas se contenter de regarder comment fait son voisin ou sa voisine :

On a envie de faire : 1-2, gauche droite, une fois. Le pied gauche, on  le ramène sur le côté. On fait une petite pointe.

Pied gauche, pied droit, retour.

Pied gauche, pied droit, retour.

Pied gauche. Pointe  devant le pied droit : le droit! J’insiste. Et ainsi de suite.

Noël lance la musique.

 Ecoutez ses conseils en regardant la vidéo, si vous ne l’avez pas encore vue ci-dessus.

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Pour finir, je vous conseille aussi  de vous rendre sur le site Internet du groupe Folklorique local : la « Guerouée du bocage » de notre canton de Saint Fulgent. 

  www.cc-canton-stfulgent.com/accueil.php?menu=47 – 64k

Les jeux à l’école avant 1950: la cour des filles.

Posté : 18 décembre, 2007 @ 8:40 dans Non classé | Pas de commentaires »

http://www.dailymotion.com/video/2lhG2ev75QFwWqIp2jeux1.jpgL’association du « Chant de la pierre » à Chauché, a eu l’idée de montrer aux écoliers en 2004 les jeux qui se pratiquaient autrefois dans la cour de l’école avant 1950. 

De nos jours en effet, à l’école maternelle, ou dans le primaire les enfants disposent de jeux fournis par la municipalité où les associations de parents. Ballons, toboggans, et même trottinettes. cette tradition des jeux anciens , allait peut-être disparaitre. 

Autrefois à l’école maternelle et n’y avait pas de jeux fabriqués  sur la cour de l’école. Les enfants jouaient souvent aux jeux transmis par les générations précédentes.

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J’allais à l’école des garçons il y a 60 ans. Il n’y avait pas d’école mixte comme de nos jours. J’ai quand même pu constater que Les jeux des petites filles étaient différents de ceux  des garçons. 

Sur la cour de l’école elles avaient apporté de chez elles, leur corde à sauter ou bien elles jouaient à la marelle.

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La corde à sauter se pratiquait  de deux façons: soit individuellement, soit entre  plusieurs écolières. Chacune des fillettes, avait sa corde. Certaines de ces cordes étaient  jolies .c’était le cadeau de Noel. Les poignées de bois étaient peintes  d’anneaux rouges, verts, jaunes.

Seule la fillette pouvait sauter le pied gauche et droit alternativement sur le sol en balançant la corde. Elle pouvait aussi joindre les deux pieds la corde effectuait un balancement latéral à gauche ou à droite. Elle joignait les pieds et croiser les bras à chaque saut. Autant de figures à faire admirer à ses petites  amies.

 À plusieurs, c’étaient encore plus amusant.  Des petites camarades balançaient la corde, pendant qu’une ou plusieurs joueuses sautaient ensemble à pieds joints en laissant filer cette corde sous leurs pieds. Pourquoi ce jeu est-il devenu un jeu de petites filles ? 

 Je pense tout simplement que c’est parce que le corps de la fillette est plus léger et plus souple que celui du petit garçon.

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 Un autre jeu était aussi adapté pour les filles sur la cour. C’est sans doute  la même raison pour la marelle. Je devrais dire plutôt les marelles car il y avait de nombreuses variantes mais le principe était toujours le même : Un tracé sur le sol à la craie pour indiquer les cases , suivant le jeu: un palet où un caillou que l’on lançait dans une case. On le poussait aussi à l’aide du bout du  pied, en équilibre sur l’autre pied pour franchir les cases du jeu. Il y avait la marelle simple,  de base, pour les tout-petits, à partir de six ans.  La manière traditionnelle avec les cases du paradis ou du ciel, de l’enfer, du  purgatoire, était plus élaborée. Elle intéressait plutôt les 8 – 12 ans.  Il y avait  des marelles comme l’escargot où « je déclare la guerre » pour les plus grandes. 

Dans la cour de l’école à Chauché, c’était surtout la marelle traditionnelle qui se pratiquait. 

En 2004  les enseignants ont demandé aux papys ou mamies de l’association du « Chant de la Pierre » de venir montrer à l’école ces jeux autrefois.

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Les jeux  qu’ils ont montrés, ont  visiblement intéressé les enfants. Ils renouaient ainsi avec une longue tradition. Les écoliers ont porté un tel intérêt que vous pouvez encore en voir des traces. Si vous allez dans la cour de l’école saint Christophe à Chauché, vous pourrez voir sur le sol le tracé des différentes marelles peint sur le sol. 

 Sur la vidéo que vous avez vu aujourd’hui, des petits garçons jouent aux billes: ce sera pour un autre article sur : « La cour des garçons » et leurs jeux d’autrefois

Amours d’autrefois dans un village vendéen.

Posté : 14 décembre, 2007 @ 8:54 dans Non classé | Pas de commentaires »

http://www.dailymotion.com/video/7ziAzcSTve3s8qv3eeglise03.jpg Si vous venez assister à une sépulture dans le bocage vendéen, vous pourrez constater une coutume curieuse encore de nos jours. Les hommes s’installent dans les bancs à l’église du  côté droit  et les femmes du côté gauche. C’est une trace ancienne qui reste d’une de ces habitudes, assez répandues autrefois dans les églises vendéennes. 

 « Autrefois » : c’était bien avant les années 1950. Au moment de la messe dominicale, les petits garçons de l’école libre, étaient assis sur des petits bancs devant l’autel, à droite. Et les petites  filles s’installaient   à gauche également sur des petits bancs. 

Après leur sortie de l’école à 14 ou 15 ans,beaucoup de ces filles devenues grandes, devenaient enfants de Marie. Elles allaient se grouper derrière les bancs des autres petites-filles.

jf712b.jpgCe groupe, les enfants de Marie assurait alors les chants. À Chauché, elles étaient groupées autour de l’harmonium qui accompagnait les cantiques de la foule et répondait à l’orgue et au chœur des hommes  caché derrière l’autel.  Cette séparation des hommes et des femmes ne faisait qu’émousser  les envies amoureuses de certains jeunes garçons ou  filles qui s’observaient.

La messe du dimanche par exemple était une occasion de rencontre entre jeunes gens. Car pour cette cérémonie l’on s’habillait bien on se « pomponnait ». Cette assistance devenait  une occasion  propice aux  premiers émois de jeunes filles.  Ces grandes filles, devaient montrer discrètement  leur intérêt pour les garçons. Cela peut paraître curieux mais ce temps de silence et de réflexion dans l’église, était tout à fait adapté aux œillades discrètes entre les deux côtés de l’assistance. Dans le livre de Michel Gauthier : Amours d’autrefois. Jean explique : » à la messe les femmes se mettaient à gauche et les hommes à droite. Quand on sortait le groupe des hommes et des jeunes gens, sortait par la porte de droite. Tandis que les femmes passaient par la porte de gauche. Mais il fallait bien aussi  se retrouver au milieu de la porte d’entrée pour qu’on se rencontre sinon on se rencontrait jamais ». 

Arrivé sur la place de l’église, les jeunes garçons de plus de 15 ans se rassemblaient par petits groupes pour rire et discuter ensemble joyeusement. Les filles dans d’autres groupes, faisaient la même chose, en lorgnant discrètement du côté des garçons. Les hommes pendant ce temps-là allaient au bistrot échanger leurs chaises contre quelques verres de vin et discuter entre copains. Et les commères du village s’échangeaient les dernières nouvelles ou scandales à transmettre.

leoeug712a.jpg Il fallait savoir se tenir dans ces petits pays tout le monde se connaissait depuis toujours. On se devait d’agir avec discrétion et respect des règles morales ou religieuses, sous peine de mise à l’écart parfois. 

 Mais , petit à petit les groupes sur la place, s’effilochaient  et les rencontres du dimanche entre garçons et filles  finissaient par se produire dans la discrétion. Les garçons demandaient un rendez-vous à la fille pour l’après-midi: « Irez vous aux vêpres à l’église ? »   Où : »Voulez vous aller au bal?  » Ou encore: « Allez-vous garder les vaches cet après midi et dans quelle prairie?  Autant de rendez-vous divers. Les rencontres  se faisaient parfois souvent au détriment des Vêpres à l’église .Mais il faut bien que jeunesse se passe. C’est ce que pensait tout le monde. 

 M le curé, loin de là, ne condamnait pas lui non plus toutes ces rencontres quand elles débouchaient sur des mariages à l’église qui fondaient  les solides familles chrétiennes.

jf712c.jpgEvidemment les choses ont bien changé en 50 ou 60 ans, plus surement que dans plusieurs siècles auparavant. Tout cela semble  bien vieillot en 2007 et parfois d’un autre monde.   « Autres temps autres mœurs ». Chacun en pense ce qu’il veut…. 

Du Moulin au pain : un film vendéen.

Posté : 6 décembre, 2007 @ 9:55 dans Non classé | Pas de commentaires »

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 » Du moulin au pain  »

L’histoire de Pierret et Jacquet meuniers aux Moulins des Bois adaptée d’un roman de Valentin Roussière :  » Jetée de galerne «  
Histoire d’en avoir une idée : 

Le film commence par un travelling au ras du sol qui suit un paysan qui sème à la volée sa bayarge (orge) au printemps dans un champ du Fief Mignon. On découvre la scène de semis, labour avec un brabant, hersage avec les bœufs.

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Les paysans après une collation le midi suivie de la marienaïe (sieste) et d’un après midi de labeur rentrent exténués à la ferme pour le repas du soir. Après le pansage, on découvre la famille nombreuse attablée pour un dîner frugal. Le prêtre fait exceptionnellement partie du repas. Il vient s’enquérir de ses paroissiens.

luc04.jpg La maîtresse de maison se plaint qu’elle n’a presque plus de farine dans sa maie. Le prêtre se propose de faire la commission à Pierret un des meuniers du Moulin des Bois attitré de la famille. Le prêtre remonte la colline du Moulin des Bois où trônent 5 moulins toutes voiles dehors. Le meunier informé selle son âne pour venir chercher des pochées de blé à la ferme et les remonter au moulin après un passage obligé dans les caves ou le café de Ste Cécile. 

Pierret la trentaine n’a pas encore trouvé une femme qui veuille vivre la condition de meuniers : l’oisiveté quand le vent ne veut pas souffler ou que le débit du petit Lay ne suffit pas à entraîner son autre moulin à eau du Gué- le surmenage quand les conditions sont bonnes et qu’il faut travailler jours et nuits.

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La concurrence est rude entre les 5 meuniers. Son principal concurrent est Jacquet célibataire comme lui, beaucoup moins rêveur, très pragmatique qui enjôle les paysans pour avoir leur faveur. La concurrence ne s’arrête pas là car ils convoitent tous les 2 le cœur de Marie, la fille de l’aubergiste, une jolie cécilienne qui bravent les interdits pour venir leur rendre visite. Il faut dire que les meuniers n’ont pas bonne presse auprès des paysans ou des habitants du bourg. Ils passent pour des feignants qui attendent le vent à tourner.

luc06.jpgTout va s’envenimer lors du mariage à St Martin des Noyers du fils du Moulin Bourbon : Le mariage pourtant bien commencé va tourner à l’aigre quand le cortège précédé du violoneux de service va faire escale l’après midi au Moulin des Bois. Pierret est de la noce et n’a pas rechigné sur les verres offerts au vin d’honneur. Malgré la noce, le moulin de Jacquet continue à tourner. La coupe est pleine pour Pierret qui insulte son collègue. Cela va finir en rixe avec en toile de fond la jalousie à propos de Marie. Au cours de la bagarre qui suit, de dépit, Pierret se laisse attacher sur les ailes de son moulin, il va faire un tour complet. Que va-t- il se passer ????. Allez voir la suite du moulin au pain de Luc Brusseau. 

C’est une vraie histoire de chez nous les vendéens…..

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