Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Henri Guéguen . Artiste peintre , ses origines Bretonnes et Chauchéennes

Classé dans : association — 19 novembre, 2013 @ 12:07

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Henri Guéguen.

En ce début novembre un article d’Ouest-France Dimanche, a attiré l’attention de certains abonnés de Chauché : « Le Chaissac des temps modernes »

Ce peintre qui expose à New-York, c’est Henri Guéguen. Il  possède des racines bretonnes par son père et des chauchéennes par sa mère Gisèle, bien connue dans notre village du bocage vendéen.guegen1311a

Je me suis rendu en voisin et ami chez les parents d’Henri pour  découvrir quelques œuvres  d’enfance  qui a  vécu dans notre village.

Ce sont les photos de ces quelques tableaux que j’ai choisis pour illustrer l’article ci-dessous, à lire si vous voulez en savoir plus.

 

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dimanche 3 novembre 2013

Le. « Chaissac »  du XXle siècle expose à New-York … (lu dans Ouest France Dimanche)

Jusqu’au 19 novembre, quinze œuvres d’Henri Guéguen sont exposées dans une galerie new-yorkaise

Le travail de ce peintre, breton par son père, vendéen et par sa mère de Chauché, séduit les Américains.

Anne Frank, Rosa Parks, Lady Diana, Julia Roberts, Angelina Jolie, Rita Hayworth, Simone Veil ou encore Augustine, la grand-mère d’Henri Guéguen. Casting improbable ? Sans doute. ll est pourtant l’œuvre d’Henri Guéguen.

Le peintre vendéen, qui vit à Belleville- sur-Vie, leur a u tiré, le portrait. On peut les voir en ce moment sur les cimaises d’une galerie.., new-yorkaise, l’Agora Gallery (Chelsea), qui a ouvert ses portes à l’artiste pour trois semaines. Henri Guéguen s’envole à son tour ce dimanche pour The Big apple, avec une petite pointe d’appréhension bien sûr,  » mais aussi beaucoup d’impatience « .

Bougies, néons, crayons Bic

Pourquoi les femmes ?  J’avais envie de rendre hommage aux femmes majeures du XXe siècle, dit-il. À ces personnalités variées et avant-gardistes, mais aussi aux femmes ordinaires, de tous les jours, comme ma grand-mère. Toutes, à leur façon racontent quelque chose.  » Si cette galerie réputée pour être une défricheuse de nouveaux talents offre ses murs au Vendéen, c’est aussi pour son  » écriture  » si particulière.

Bougies, néons, crayons Bic… Tout est bon chez ce  » Chaissac ‘ des temps modernes qui s’amuse à détourner les objets de la vie courante pour en faire la matière première de ses tableaux. Simone Veil ? Son portrait est réalisé avec des cierges. L’artiste a aussi utilisé la suie des bougies, pour dessiner le visage, bouche, yeux, cheveux. Des barbelés,  Symboles de la folie nazie « , venant se greffer sur le visage. Le tableau intrigue, parle, hurle,  raconte I ‘histoire « ,

L’autre grande passion du peintre, né en 1964, à Lorient.  » J’aime qu’il y ait plusieurs lectures possibles dans mes tableaux.  »

Anne Frank ? C’est avec de banals crayons Bic qu’il a composé son portrait. Un choix qui ne doit rien au hasard. Avec ses multiples facettes, le Bic absorbe et renvoie la lumière,  » à la façon d’un vitrail « . Au fil des heures, le tableau change de couleur. « Bouge « . Autour des mines, il a enroulé un morceau de tissu bleu de prusse et gris délavé,  » ce-tissu que portaient les déportés « . Là encore, pour renvoyer à cette sombre histoire qui hante pour longtemps encore les coursives de la mémoire du XXe siècle.

Dans un portrait de Mao Tsé Toung, le peintre s’est amusé à glisser des morceaux du petit livre rouge, acheté voilà quelques années à Pékin. Le peintre utilise les symboles et l’histoire. La grand-mère bigoudène À l’Agora Gallery, il y aura aussi un tableau réunissant Rosa Parks, Martin

Luther King et Obama. Un trio peint sur une planche de bois et baptisé Ellis Island, la porte d’entrée (le lieu est fermé depuis la tempête Sandy) de New-York, qui a accueilli des millions de migrants tout au long du XXe siècle. Trois personnages, trois époques différentes. Pour s’adresser à toutes les générations.

 » Obama, raconte l’artiste, tout le monde connaît aujourd’hui. Luther King, c’est déjà un peu plus loin dans les mémoires. Quant à Rosa Park, ils sont moins nombreux ceux qui connaissent I ‘histoire de cette femme qui a été arrêtée parce qu’elle avait refusé de céder sa place à un blanc dans un bus.

Enfin, sur les cimaises de Manhattan, les New-Yorkais verront Ie portrait d’une authentique bigoudène, avec sa coiffe majestueuse : la propre grand-mère d’Henri Guéguen. Ce dimanche, en s’envolant avec femme. et enfants pour New-York, il aura évidemment plus qu’une petite pensée pour elle.

Enfant, il se souvient du temps qu’elle passait à confectionner sa cathédrale de dentelle amidonnée. Cette coiffe verticale, building élancé vers le ciel, avec le recul, elle lui rappelle étrangement la forme de ces… stylos Bic.

l’ n’oubliera pas son grand-père non plus. En ’1916, le gamin du Guilvinec était allé plusieurs fois à New-York.  » Il était marin, raconte Henri. et il faisait partie des forces qui escortaient les bateaux. ll avait été émerveillé par les immeubles, les ascenseurs, mais aussi par les ampoules.  » Ces ampoules qui donnaient un éclat et une lumière si particulière à la ville.

Cette même lumière que Guéguen cherche peut-être à capter dans ses tableaux…

Philippe ECALLE.

Vendange du Chauché Gris

Classé dans : association — 2 novembre, 2013 @ 10:32

Chauché gris 2013.

Première vendange
du
« cépage  Chauché » en cette année 2013

ARTICLE SPECIAL PATRIMOINE

Vendange du Chauché Gris dans association charrier-1309a

l'abbé Charrier

 

Voilà ce qu’en dit Charly, secrétaire de l’association du
patrimoine Chauchéen, « le Chant de la Pierre. »

Ce vendredi 27 septembre 2013 C’est la première vendange du
« Chauché » à Chauché. Les membres de l’association du « Chant
de la Pierre », les résidents du foyer de la Roseraie et les viticulteurs
Gérard et Rémi  ont procédé à la première
récolte du « Chauché ».

Les vendangeurs ont admiré la couleur légèrement rosée des
grappes du Chauché gris : en raisins rosé pour du vin blanc !

La récolte a été modeste ! 15 litres du précieux nectar
ont coulé du pressoir installé à la résidence de la Roseraie. Le travail ne
fait que commencer. Rémi et Gérard doivent ensuite vinifier, étape décisive
dans l’élaboration du premier millésime qu’il faudra consommer avec beaucoup de
modération !!

Pour en savoir plus
sur ce fameux cépage, je vous invite à lire la suite de ce que j’ai écrit
autrefois en 2007 sur mon blog « Chauché Patrimoine » :

Un article paru dans Sud-Ouest  avait attiré
l’attention d’un Chauchéen en service dans l’ile de Ré en 2003. Il l’a
communiqué à l’association du Chant de la Pierre. C’est une  information
importante, car elle pourrait donner l’origine du nom de la commune de «
Chauché ».

A partir de cette information, j’ai communiqué  le 21
Janvier 2005 un article au  journal Hebdo Vendée, sur le « Cépage du
Chauché »

L’abbé Paul Charrier curé de Chauché de 1919à 1955
connaissait beaucoup de détail  concernant sa paroisse. Il  disait
alors dans les années 1950 que l’origine du nom: «Chauché» pouvait venir d’un
cépage de vigne. Rien dans les livres sur l’origine de ce nom ne tendait à
cette époque, à prouver la véracité de cette affirmation.

Mais voilà qu’aujourd’hui une découverte récente
devrait relancer les recherches sur les origines de ce nom de Chauché.
L’association  du « Chant de la Pierre s’est mis à la recherche du
Chauché. » Qu’est à dire? Trois membres de l’association se sont déplacés, fin
Novembre 2005, à l’IREO de Cherves Richemont dans les Charentes pour assister à
une journée technique sur « les cépages du terroir ». Le Chant de la Pierre
veut-il relancer la culture du Bacau ou du Léon MilIot? (cépage type de notre
vignoble actuel à Chauché) Peut-être!

Pour comprendre les causes de ce déplacement, il faut
remonter à l’an passé. Un habitant de la commune, gendarme motorisé de son état
et actuellement en fonction chez nos voisins charentais a la surprise de lire
dans le journal local «La Charente libre» que des chercheurs du conservatoire
du vignoble charentais ont découvert, sur l’île de Ré, un cep de vigne (une
treille) très ancien dont la variété est le « Chauché gris». Gabriel Charriau
professeur d’histoire a pris contact immédiatement avec le conservatoire qui
gentiment a invité des membres du Chant de la Pierre à la présentation du
résultat de leurs recherches.

Le« Chauché» était du l3ème au 1Sème siècle un cépage
considéré comme « principal» dans le vignoble de l’Aunis (entre La Rochelle et
Cognac), sensible au froid, il aurait disparu après l’hiver 1709 (si rigoureux
que le vin avait gelé dans les barriques). C’est pourtant un fameux vin rosé!
Ce cépage donne des grappes serrées aux grains gris rosés. Les spécialistes du
conservatoire ont réalisé une micro vinification à partir de la treille de
l’île de Ré : ils ont produit 3 litres de ce précieux nectar. Trois litres pour
cinquante, c’est peu, mais nos envoyés ont pu déguster un petit fond de verre.
Et alors? Très agréable au palais! C’est surtout l’avis des spécialistes
présents qui semblent d’accord pour une remise en culture du dit cépage.
Contact pris: il y aura sans doute du« Chauché» à Chauché d’ici quelques années
!

Monsieur le curé Paul Charrier, décédé, n’est hélas
plus là pour trinquer avec ses paroissiens….

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Les membres du Chant de la Pierre

Le calvaire de l’Obret

Classé dans : association — 29 octobre, 2012 @ 4:07

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Bénédiction du
calvaire de l’Obret.

Samedi 22 septembre 2012, M. l’abbé Bousseau prêtre du
relais de la paroisse Louis Marie Baubouin, résidant à la cure de Chauché, a
béni le calvaire de l’Obret. Cette croix se trouve à Chauché, à droite sur la
route qui va à Sainte Florence.

Une trentaine de
personnes sont venus assister à cette bénédiction. Victor Fauchet a lu un
historique de cette croix.

Ce monument avait été érigé en 1858 dans le bourg, chemin de
Fruchet puis déplacé, chemin de Sainte Florence à la croisée de l’Obret. En
2011, une partie de la croix s’est écroulée.Le calvaire de l'Obret dans association obret1209i-284x300

L’association du Chant
de la pierre a restauré, cette année, le calvaire de la Croix de l’Obret grâce
à une équipe de bénévoles
et à une subvention accordée pour la restauration
du patrimoine aux monuments de notre canton.

Les photos qui illustrent cet article ont été prises par
Victor Fauchet ancien président de l’association du Chant de la Pierre qui
s’occupe toujours de la restauration des calvaires de la commune de Chauché.

Pierre Cauneau, actuel président du Chant de la Pierre a
tenu à remercier tous les bénévoles qui ont œuvré à cette restauration :
G.Charrier, JL Bibart, Marcel Hermouet, JC Rabaud. Et bien sûr Victor Fauchet
qui m’a transmis ce document extrait des archives de la paroisse de
Chauché :

La Croix d’Obret.  (Monsieur l’abbé Libaudière curé de Chauché
en 1858 nous dresse l’historique de cette croix.)

L’an de mil huit cent quatre-vingt-treize et le dimanche dix-septième
jour du mois de septembre a été bénite une croix sur la route de l’Oie auprès
du village appelé la Vrignonière et à l’embranchement du chemin qui conduit aux
Grandes Métairies.

Cette croix avait été érigée en 1858 ou 1859 sur la route
des Essarts à l’entrée du bourg et d’un chemin appelé : Chemin de Fruchet, surle socle
un terrain appartenant à Madame Dominique Leroux et à ses frais. Monsieur
l’abbé Jules Libaudière alors curé de la paroisse l’avait bénite
solennellement.

Depuis quelques temps, elle menaçait ruine et les héritiersle socle
de Madame Leroux, les Messieurs Brisseteau, sur le terrain duquel elle se
trouvait n’ayant point I ‘intention de la faire réparer la donnèrent à la
Fabrique à la condition que celle-ci la fit enlever à ses frais et placer ou
bon lui semblerait. C’est pourquoi au mois de juin 1892, elle fut démontée par
les ouvriers de I ‘Eglise et sous la direction de Monsieur l’abbé Auguste Buchoux
qui fut nommé quelques semaines après, curé doyen des Herbiers.

En mil huit cent quatre-vingt-treize, Monsieur l’abbé Léon Jaud
successeur de Monsieur Buchoux résolut de la faire transporter au lieu qu’elle
occupe maintenant, sur un terrain appartenant à Monsieur Grolleau de St André
Goule d’Oie. Ce dernier, à la demande de Monsieur le curé accorde très
généreusement et très gracieusement tout le terrain nécessaire pour l’érection
de la dite croix, regardant comme une source de bénédictions pour lui et sa
famille de posséder sur ses terres ce signe sacré de notre rédemption.

Elle fut donc érigée au commencement du mois d’aout et le 17
septembre suivant, jour de la fête de notre Dame des sept douleurs, à l’issue
des Vêpres, le clergé et les paroissiens en grand nombre se rendirent processionnellement
au chant des cantiques entremêlé de la récitation du chapelet jusqu’à la
nouvelle croix que les personnes des villages voisins avaient ornée avec gout
pour la circonstance, d’oriflammes, de bouquets et de guirlandes de verdure.

Arrivé au pied de la croix, Monsieur l’abbé Auguste Mercier
chanoine honoraire secrétaire général de l’Evêché, de Monsieur l’abbé Léon Jaudobret1209i1-284x300 dans association
curé de Chauché et de Monsieur l’abbé Henri Chardavoine vicaire de la dite
paroisse, a prononcé une touchante allocution sur la croix, gage et espérance
de notre salut, après laquelle, il a procédé à la bénédiction solennelle de la
croix ; puis la cérémonie s’est terminée par le chant : « O croix Ave »,
trois fois répété et le cantique : « Vive Jésus vive sa croix. »

Enfin Monsieur l’abbé Bouchet a annoncé aux fidèles présents
qu’une ordonnance de Monseigneur l’Evêque de Luçon en date du 16 septembre 1893,
accorde à perpétuité une indulgence de 40 jours à toutes les personnes qui en
passant devant ce signe auguste de notre rédemption, feront avec piété le signe
de la croix. Enfin de quoi, nous avons dressé le procès-verbal.

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travaux de restauration

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les pendules d’autrefois

Classé dans : association — 1 novembre, 2011 @ 6:15

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Les pendules de cuisine de nos grands parents.

Dans beaucoup de cuisines des fermes vendéennes autrefois, entre 1850 et 1950, une grande pendule s’élevait du sol au plafond. Ce précieux meuble familial se transmettait de génération en génération.

 Avec le  « tic tac » des secondes du grand balancier  et les « dong dong » grave de la sonnerie des heures, cette merveilleuse pendule entretenait la vie au foyer. Sur le cadran, on pouvait lire la signature de l’horloger local  vendeur de ce précieux meuble.

 Car comme le fait remarquer justement Yann Ruillier, restaurateur de pendules à Chauché, le nom qui apparaît graver sous  les aiguilles du cadran n’est pas celui du fabricant mais bien celui ce nom du vendeur local. Ainsi dans notre petit pays du bocage vendéen de Chauché, beaucoup de ces pendules portent  le nom de Drapeau Saint Fulgent. Cet horloger tenait boutique, encore il y a moins de 5 ans.

Mais qui a fabriqué ces pendules ?…

  Elles viennent toutes,  de  l’autre bout de la France du  Jura. Elles sont faites en Franche-Comté. C’est la région la plus froide de France qui se situe tout  près de la  Suisse.  L’hiver est très rude. Aussi les paysans pour s’occuper cette longue saison froide, deviennent horlogers. Il y a aussi beaucoup de forêt et bois dans cette région. Ils ont fabriqué  des meubles pour ces pendules. Ces agriculteurs savent aussi travailler également le fer et la forge.  c’est ainsi qu’ils sont devenus des paysans horlogers.  Entre  1680 et 1800 ou 1900 la production d’horloges  fabriquées dans les fermes à s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers. Après 1850 une large couche de la population peut s’offrir de telle horloge la demande alors augmente.

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Le mobilier du XVIIIe siècle devient plus riche c’est alors qu’apparaissent les grandes caisses en bois qui abritent ces horloges les balanciers et les poids. Ces meubles en pin du jura peuvent atteindre même jusqu’à 2 m 50 ou 3 m de haut. Ils s’harmonisent  très bien avec le mobilier campagnard d’alors. Au coin de la cheminée. Les sols en terre battue ne favoriseront pas une longue durée de vie aux pieds de ces meubles qui souffrent de l’humidité du sol.

 Pas de télévision ou de radio dans la cuisine de la fermes vendéennes de 1900, mais une vie semble sortir de  ce  meubles. Le balancier enfermé derrière sa vitre ronde égraine les secondes et la sonnerie martèle les heures et parfois même  les quarts d’heures. Quel beau cadeau de mariage à faire pour un jeune foyer ! On va bien sur l’acheter chez l’horloger du pays.

 Mais d’autres vendeurs ont compris l’intérêt que suscite ce meuble précieux si vivant. Des colporteurs se chargent aussi de la revente. Lors d’un premier passage à la maison ils proposent aux clients intéressés de garder leur horloge jusqu’à leur retour. Entre-temps toute la famille se familiarise avec tic-tac du balancier et la sonnerie des heures. c’est très rassurant dans la chaumière. Bien évidemment quand  le vendeur revient, l’horloge reste à la maison. Car il est trop  difficile à l’époque  de se séparer de cet instrument qui apporte la vie dans la maison.

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Ce sont ces meubles, vieilles pendules des fermes ou des maisons bourgeoises d’autrefois que Yann Rullier, ébéniste de profession, restaure au Plessis Cougnon, petit village de Chauché. En sa qualité d’ébéniste le travail et la décoration du bois sont adaptés à cette œuvre minutieuse. La partie horlogère ne tombe pas souvent en panne. Car ces mécanismes sont si robustes qu’ils peuvent fonctionner pendant plus d’un siècle.

Réparer et entretenir ces pendules d’autrefois, n’est-ce pas contribuer à la conservation du patrimoine de nos campagnes du bocage vendéen ?

Le menhir de Chauché

Classé dans : association — 20 mars, 2011 @ 6:05

LE Menhir du CHAMPS DE LA PIERRE (à Chauché)
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Vous abordez de nos jours, le sentier piétonnier qui longe la petite Maine par la route de la Rabatelière. Son point de départ est situé à droite à la sortie du village. En arrivant à cet endroit, vous ne pourrez pas manquer d’apercevoir le Menhir de Chauché, classé monument historique le 7 Février 1984.
Dans un des méandres de la Petite Maine, petite rivière qui longe l’agglomération de Chauché, le menhir est figé depuis la préhistoire.
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Nos lointains ancêtres ont placé ce mégalithe dans une petite prairie qui depuis porte le nom de « Champ de la Pierre ». De nos jours une association culturelle de la commune de Chauché à pris le nom de « Chant de la Pierre. » Mais l’orthographe est différente champ s’écrit avec un « t »
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Situé sur le versant Nord de la Petite Maine, ce menhir témoigne de la présence des hommes dès la préhistoire. Dans les champs environnants et de nombreux outils ont été trouvés à Chauché. Par exemple à l’Oiselière, une très belle pierre taillée et plusieurs pierres polies au Puytireau et à la Garnauderie. Certaines sont conservées au musée Dobrée à Nantes.
On dit que le menhir du champ de la pierre se baignerait dans la rivière de la petite Maine toute proche, au matin de la saint Jean et durant la nuit de Noël. Il parait qu’autrefois, les jeunes mariés venaient se frotter contre ses rugosités pour avoir des enfants.
Rabelais le rappelle dans son Gargantua. Ces monuments avaient des pouvoirs magiques. On y accomplissait des rites pour avoir un mari, un enfant …
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Je vais, sans doute, décevoir surement certains amateurs de bandes dessinées. Voila ce que j’ai lu dans un article sur Internet :
(Il faut se débarrasser d’une légende popularisée par la célèbre bande dessinée « Astérix le Gaulois ». Les menhirs ne sont pas l’œuvre des Gaulois, ni des Celtes. Dans les aventures d’Astérix et Obélix, Obélix exerce la profession de tailleur et livreur de menhirs : il est souvent représenté portant un menhir sur le dos. Cette activité est au centre du scénario de l’album Obélix et compagnie ; une allusion à l’aménagement d’un certain terrain à Carnac est également faite dans l’album Astérix en Hispanie. On notera l’anachronisme plaisant : la plupart des menhirs, y compris les alignements de Carnac, ont bien entendu été érigés plusieurs millénaires avant l’époque des aventures de ces intrépides Gaulois (autour de 50 av. J.-C.).
Les théories les plus farfelues ont été émises concernant dolmens et menhirs. Pendant longtemps les gens ont cru qu’ils avaient été édifiés par des êtres surnaturels d’où les noms comme Pierre-des-Fées ou Roche-aux-fées.
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L’Eglise ne vit jamais d’un très bon œil ces pratiques païennes. Elle fut d’ailleurs à l’origine de beaucoup de destruction. Faute de pouvoir éliminer tous les sites, elle fit sculpter des croix sur les menhirs et fit construire des chapelles au-dessus des tumulus. Ce n’est pas le cas pour le menhir de Chauché.
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours entendu dire que ce gros rocher avait donné son nom à ce quartier de Chauché, situé au Nord-Est du village que l’on appelle la Roche (rue de la Roche)
Situé dans ce joli décor au bord de la rivière, curieusement près du cimetière, le monument de nos lointains ancêtres inconnus, voit défiler très souvent nos jeunes champions de VTT chauchéens qui respectent sur leurs vélos, le calme de ce lieu choisi par nos très lointains ancêtres.

Le chateau de Linières sur la commune de Chauché

Classé dans : Non classé — 30 octobre, 2009 @ 8:45

http://www.dailymotion.com/video/xazlcachateaulin01.jpg Le château de  Linières: Un nouveau livre vient de sortir sur l’histoire du  château de  Linières, saint André Goule d’oie. (Sur la commune de Chauché).

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Des lieux comme Linières, sur la commune de Chauché, cultivent la discrétion sur leur riche passé. Pourtant certains propriétaires de cet ancien petit fief vendéen, né au Moyen Âge, témoignent d’une vie peu banale, côtoyant Jeanne d’Arc, François Premier et Napoléon.

Des documents jusqu’ici inexploités permettent de découvrir ces châtelains. S’agissant de personnages ayant approchés ceux qui ont fait l’Histoire du Bas-Poitou et l’Histoire de France, on les trouve en compagnie de ces derniers dans des documents et des livres les plus variés.

Par bonheur Internet nous en fournit un accès facile désormais. De plus les Archives départementales de la Vendée sont à la pointe dans l’accès du grand public à ses précieux documents. Avec eux on connaît les métayers et domestiques de Linières, les maires et anciens conseillers municipaux de St André, le recensement de la population au XIXe siècle, etc.

Cette monographie a pour but de répondre à la curiosité d’un public désireux de connaître le passé de Linières, de St André Goule d’Oie, de Chauché et du canton de St Fulgent. Mais cette histoire locale et bien particulière illustre et concrétise à sa manière l’histoire nationale avec les chevaliers du Moyen Âge et de la Renaissance, la guerre de cent ans, les guerres de religion, la Révolution et la guerre de Vendée, la montée de la bourgeoisie au 19ieme  siècle, les écoles de peinture il y a 150 ans, la vie politique sous la monarchie de Juillet, etc.

Qui est l’auteur de ce livre ? 

Vendéen d’origine, né à Linières, Emmanuel François a été élève de l’Institution St Joseph de Fontenay le Comte. Après une maîtrise de droit et un diplôme de l’IAE de Nantes, il a fait carrière dans la gestion des relations sociales au sein de Pechiney et Usinor, avant de terminer comme secrétaire général du Groupement des Entreprises Sidérurgiques et Métallurgiques.

Voici, (avec l’autorisation de l’auteur que je remercie) quelques extraits de ce livre passionnant  sur l’un des propriétaires  célèbres  de  Liniéres  : le peintre Amaury Duval.

  aduv02.jpgAmaury Duval. Qui est-il ce peintre du château de Liniéres ? (Extrait de wikipédia) 

C’est l’un des premiers élèves à entrer dans l’atelier du maître, Jean Auguste Dominique Ingres. En 1829, il fait partie de la commission d’artistes et de savant désignée par Charles X pour aller en Grèce lors de l’Expédition de Morée, comme dessinateur dans la section archéologie.

Il expose la première fois au salon de 1833 en présentant plusieurs portraits dont la Dame verte (qui n’a pas été retrouvé) et son Autoportrait que l’on peut voir au musée des Beaux-arts de Rennes.

En 1834, il expose son « Berger grec découvrant un bas-relief antique ».

De 1834 à 1836, il effectue un long voyage en Italie, à Florence puis à Rome et à Naples où il découvre avec bonheur l’art de la Renaissance italienne.

De retour en France, il participe aux commandes de décorations d’églises que le gouvernement de Louis-Philippe puis de Napoléon III distribuaient aux artistes : la chapelle Sainte Philomène à l’église Saint-Merry (1840-1844), la chapelle de la vierge à Saint-Germain-L’auxerrois, à Paris (1844-1846) puis l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye (1849-1856).

On retrouve dans la peinture d’Amaury Duval la forte influence de Jean Auguste Dominique Ingres.

Parmi ses œuvres les plus connues figurent Madame de Loynes et L’Annonciation. L’œuvre d’Amaury Duval compte 76 peintures et dessins.

             1862, La Naissance de Vénus, huile sur toile, Palais des Beaux-arts de Lille, France

             1862, Madame de Loynes (Jeanne Détourbay), huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris, France.

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Amaury Duval  a-t-il vécu à Liniéres ? 

René Valette,  chroniqueur de la Revue du Bas Poitou, écrit en 1885 dans un style non dénué d’emphase romantique, lui aussi, un texte intéressant sur notre homme, vendéen par moment  et pas seulement parisien:

« Depuis bientôt douze ans, M Amaury-Duval venait  régulièrement passer l’été dans ce riant château de Linière, que le jeune et sympathique comte de Brayer, son petit-neveu, lui avait légué en mourant. C’était alors, entre Paris et la Vendée, une procession ininterrompue d’artistes, d’acteurs en rupture de pinceaux ou de rampes Tout le grand monde du théâtre et des ateliers défila à la Linière … Amaury-Duval, qui n’avait pas toujours été aussi fortuné, qui longtemps avait vécu de son pinceau, et partant connu les angoisses de la faim, y tenait généreusement table et bourse ouvertes! Que de détresses ainsi conjurées! Que de misères allégées! Que de talents méconnus relevés! Si l’artiste se reconnaît au mérite du ciseau ou à la richesse de la palette, il ne se révèle pas moins par la générosité du cœur. Par ce coté comme par tous les autres, Amaury-Duval était profondément artiste … S’il se plaisait à accorder, chaque année, à ses amis parisiens des lettres et des arts une affectueuse hospitalité, les pauvres de sa petite paroisse vendéenne pouvaient avec une égale confiance soulever le marteau de sa porte.  Un souvenir de sa délicate charité: chaque fois qu’un plat nouveau ou meilleur paraissait sur sa table, une large part en était réservée pour son fermier Rambaud, vieillard infirme et souffreteux. » Mais il n’y a pas que ses amis parisiens pour évoquer ses qualités de cœur. L’abbé Martin, le curé de 8t André, relatant quelques années plus tard la bénédiction de la nouvelle église, le 19-8-1877, écrit: «Dans les rangs des fidèles, on remarquait aussi notre peintre éminent, le regretté Amaury  Duval, châtelain de Linières, si bienveillant pour l’église et le prêtre de St André ». amaury911h.jpg Les peintures de la Linières. aduv01.jpg

Voici ce qu’Emile Augier (auteur dramatique oublié de nos jours), son ami, en rapporte dans son discours d’adieux le 28 décembre 1885 au cimetière Montmartre où a été enterré Amaury-Duval:

« …Mais il n’a donné la mesure complète de ces qualités que dans la partie la moins connue et pourtant la plus considérable de son œuvre, je veux dire la décoration de son château de Linière. Décoration est bien le mot, car ce sont plutôt des peintures décoratives que des tableaux; mais quelle maestria dans la composition générale! Quelle élégance dans les détails! Quelle vérité et quelle poésie dans ce que j’appellerai « l’action» du tableau! Et quel dommage enfin que l’éloignement du château dont ces belles pages font partie les condamne à n’être vues que d’un petit nombre de privilégiés ! ».

Qu’est devenu le château de  Linières ? (Car il n’existe plus de nos jours que quelques traces de ce beau domaine.)

Le Ministère des Beaux-arts, conscient de l’importance des décors d’Amaury-Duval, en proposa l’acquisition aux musées nationaux et au musée des Arts décoratifs, qui refusèrent (archives du Louvre, p. 30 -1912).

La démolition du château ne manque pas de nous interroger. Pourquoi n’avoir pas trouvé d’acheteur pour ce château aussi récent, ayant séduit quelques années auparavant un amateur éclairé comme Louis de la Boutetière ? Il faudrait connaître les conditions du marché immobilier des châteaux au début du XXe siècle en Vendée et la stratégie de vente, pour pouvoir répondre à la question.

 La destruction d’un tel patrimoine a laissé un goût amer à l’époque aux connaisseurs du château et de ses richesses. Comme le déclare Emmanuel François auteur de ce livre.

Ma conclusion : Si comme moi vous désirez en savoir plus sur le château de Linières  et ses occupants, n’hésitez pas à vous procurer ce livre d’Emmanuel François.

 « Des lieux comme Liniére, sur la commune de Chauché, cultivent la discrétion sur la richesse du passé » comme le dévoile si bien l’auteur de ce livre.

Les cloches du clocher de Chauché.

Classé dans : Non classé — 12 avril, 2009 @ 3:39

http://www.dailymotion.com/video/x8y5tgclocher904.jpgLes cloches à Chauché. Vous venez sans doute de regarder cette courte vidéo sur le traquenet,  cette crécelle que les enfants de chœur promenaient dans les rues autrefois durant la semaine sainte , pour convier les fidèles aux cérémonies. Je l’ai mise en introduction de cet  extrait d’un article paru dans le journal  (Ouest France) de ce mois d’avril 2009. Cette fête de Pâques qui tombe cette année le 12 avril.  Durant la Semaine sainte, on leur prête une escapade à Rome. Mais toute l’année durant, elles rythment la vie des paroissiens, annonçant les événements heureux ou malheureux (le glas). Du haut du clocher dominant la paroisse, elles sont toutes les quatre majestueuses, témoins de l’histoire des Chauchéens depuis des siècles.

 cloche904a.jpg

Les deux plus vieilles cloches sont plusieurs fois centenaires. « Marie Armande » (de tonalité mi), 1 019 kg, et « Marie Louise Félicie » (fa dièse), 703 kg, sont arrivées à Chauché en 1786. L’an 1880, elles sont refondues par la fonderie Bollée, d’Orléans, qui en fabrique une troisième, « Marie Antoinette » (sol dièse), 493 kg. Elles sont bénites par l’abbé François Jeannet, vicaire général, et Pierre Jeannet, son frère, curé de Chauché de 1877 à 1888.

charrier904.jpg

Grâce à une souscription lancée par l’abbé Paul CHARRIER auprès des paroissiens, « Marie Antoinette » sera refondue en 1949 par Louis Bollée et ses fils qui en fabriqueront une quatrième, « Marie Thérèse Marguerite Félicie » (si naturel). Le baptême de ces deux cloches, le 26 décembre 1949, « fut l’occasion d’une fête mémorable. La foule occupait toute l’église, soit dix à quinze personnes par banc, la cérémonie étant commentée en chaire par l’abbé Bretaudeau dans une forte atmosphère de piété. Les parrains et marraines (qui ont donné leur propre prénom aux cloches) occupaient les premières places. Après la cérémonie, 20 000 F de dragées ont été distribuées ».

    cloche904b.jpgAu départ, les cloches étaient bien évidemment sonnées à la main. Henri Girard, fut ainsi sacristain pendant près d’une cinquantaine d’années, avant qu’Antoinette Guimbretière ne prenne le relais d’août 1979 à décembre 1992, époque à laquelle l’électrification avait déjà été réalisée par la commune, la « sonnerie » se faisant depuis la sacristie. Aujourd’hui, les sonneries sont programmées, permettant aux cloches de continuer à rythmer la vie des Chauchéens. 

le trésor de la forêt de Grasla

Classé dans : Non classé — 28 février, 2009 @ 8:12

http://www.dailymotion.com/video/k4spQvpYS5GjaNXi90

Le trésor de Grasla.

Il fait nuit au Bec entre saint jean de Mont et saint Gilles sur la côte vendéenne, en ces 10 et 11 Aout 1795. On est alors en pleine guerres de Vendée. Une frégate anglaise est venue mouiller à quelques centaines de mètres du rivage. C’est un débarquement secret  d‘armes, de munitions, de poudre, de harnachement divers. Il y a même deux canons.convoi1.jpg

               80 charriots vont être nécessaires pour transporter tout cela à l’intérieur des terres pour rejoindre les bivouacs de l’armée vendéenne. Parmi tout cela se cachent  deux précieuses caisses de bois de 80 centimètres sur 40 qui sont remplis d’or. C’est l’or fournie par les anglais. Il  est nécessaire pour continuer cette guerre qui commence à tourner à l’avantage des républicains, Il faut jouer de ruses et d’astuces pour ce transport risqué. La tactique  consiste à  répartir tout cela  entre les généraux et les armées vendéennes de Charette.

charettecroix.jpg

Mais finalement cet or ne sera pas utilisé par ces généraux soucieux de ne pas se sentir liés avec l’ennemi héréditaire anglais.

 Un jour de janvier 1796, en pleine débâcle, les officiers demandent à Charrette :

 « Que faisons-nous des caisses d’or ? »

C’est dans les deux puits de charbonniers qui servaient au refuge de Grasla qu’elles disparaissent alors.

grasla4858b.jpg

La guerre terminée après l’arrestation de Charette à la Chabotterie,  des charbonniers qui travaillent là, ont vu un ancien officier de Charette les charger dans une voiture et partir dans la nuit. 

Ce qui mit la puce à l’oreille des habitants des environs, c’est que cet ancien officier, marchand de bestiaux dans un gros bourg proche, s’était mis depuis quelques années, deux ans après la mort de Charette et sous le Premier Empire, à acheter des métairies sans discontinuer, se constituant ainsi une énorme fortune terrienne. Une des caisses du transport de l’or  a été retrouvée comme le témoigne  Jean Lagniau écrivain vendéen.

colbackyard7.jpg image781.jpg baudouin2.jpg On raconte aussi, au début du XXèrnc siècle, que le clocher de l’église de La Boissière-de-Montaigu, construit par le curé Jaud, aurait été payé avec une caissette d’or qu’un de ses parents religieux dans une Congrégation voisine lui aurait apportée, et le bruit courait à La Boissière que c’était une partie du trésor de Charette.  Mais la version la plus vraisemblable est celle contée par le R.P. Chaille, un de mes anciens professeur d’histoire et  passionné de recherches en 1955, dans son » Histoire du Petit Séminaire de Chavagnes-en- Paillers.  Lors de la construction que le Père Baudouin avait entreprise à Chavagnes, il se trouva un jour fortement endetté et, réunissant ses professeurs, il leur annonça la mort dans l’âme, que, faute de trouver immédiatement trente mille francs or, il serait obligé d’abandonner cette construction. Quelques jours après, sur le soir, le Père Baudouin vit entrer dans sa chambre un inconnu qui lui présenta les trente mille francs dont il avait besoin. Et sans se nommer, il repartit. 

Voici quelques années, un vieil habitant de Chauché nous révéla le nom de cet inconnu. C’était le fils de l’ancien officier de Charette. Au moins l’or anglais considéré par Charette comme un or maudit, aura servi.

hometop.jpgSi  vous avez suivit  à la télévision il y a deux ans ,  les émissions sur le collège   de Chavagnes qui n’est autre que l’ancien séminaire construit par le père Beaudouin, vous constaterez comme moi que finalement ce collège devenu anglais a du être construit en partie par de l’or venant des anglais. Curieuse coïncidence  quand même ? 

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En fin Aout  2004 le trésor refait parler de lui en raison d’un procès au tribunal de la Roche sur Yon. Des chercheurs de Champignons ont trouvé 1200 pièces d’or en forêt de Grasla.    Ils n’ont pas profité de leur trésor car ils ont été condamnés pour fouilles archéologiques illégales dans un triangle d’or interdit, délimité par les Herbiers Montaigu Pouzauges. Trois d’entre eux ont écopé de 300 euro d’amende. Le juge a ordonné que les 1200 pièces dont on ne connait pas la valeur, soient restituées au propriétaire du site.  Ces pièces d’argent et de bronze de l’époque Henri III, Henri IV, François I, Charles IX, Ferdinand d’A1ragon et Isabelle de Castille, Cadrent  mal avec l’or des anglais en 1798. Elles ne doivent pas faire partie  du trésor de Grasla. Beaucoup de mes compatriotes  pensent dans le pays,  qu’il n’y a plus de trésor des anglais à Grasla à depuis des lustres. 

Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 4

Classé dans : Non classé — 14 octobre, 2008 @ 7:44

http://www.dailymotion.com/video/kthntTdbfdCzCaNQr2rogera24.jpg

La fabrication d’une chaise .4   Quatrième partie : finition et vernissage. 

Roger poursuivra le travail avec un ouvrier jusqu’au 31 mars 2005, date de fermeture définitive de l’entreprise. La fabrication est sensiblement restée la même durant ces 78 années d’activité artisanale. Le métier de chaisier a toujours nécessité beaucoup de travail manuel, bien que certaines techniques aient évolué avec l’arrivée des machines à bois à partir des années 60, (comme ce qui est présenté en images ci-après.) Les matériaux utilisés sont toujours le merisier mais aussi le chêne, le frêne ou l’orme …et pour le fond des sièges, le jonc (provenant des marais) ou la paille de seigle (cultivée et récoltée spécifiquement pour cette Fabrication.) Les images de cette quatrième et dernière partie  montrent  un modèle de cannage. C’est une autre technique qui mériterait un autre article. Ce sera peut-être dans quelques temps. Merci  à Roger Tétaud pour ces explications techniques. 

Quatrième partie

rogera26.jpg26 : chaises  en cannage à refaire.rogera27.jpg

27 : cannage fait main.

rogera28.jpg

28 : tournage d’un pied de chaise.

rogera29.jpg29 : pied de chaise tournée.  Voir la vidéo de la finition et de la livraison.

Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 3

Classé dans : Non classé — 8 octobre, 2008 @ 2:41

rogera21b.jpg

Troisieme partie : canage et rempaillage .

Roger m’a rappelé à son atelier pour continuer à me dévoiler les secrets de son métier de chaisier. Une histoire de la famille Tétaud pendant presqu’un siècle, à Chauché. Il reprend son récit sur les événements familiaux à l’endroit ou il l’avait laissé : 

  Une baisse des commandes se fait sentir, à la fin des années 80, en raison de l’arrivée sur le Marché de chaises à bas prix fabriquées à l’étranger. Le milieu des années 90 verra une relance de l’activité provoquée par la présence au Grand Parc du Puy du Fou, dans le village XVlllème, avec la démonstration du travail de la chaise devant les visiteurs. Des commandes à destination de tous les coins de France et même parfois au-delà, font repartir cet artisanat de chaises et fauteuils paillées jusqu’aux années 2000, année du décès d’Emile. 

Troisième partie   rogera22b.jpg

21 : paillage d’une chaise d’enfant en jonc.

rogera21b.jpg

22 : chaise d’enfant pailléerogera23b.jpg

23 : à gauche chaise vendéenne en bois de merisier – jonc terminée.

rogera24b.jpg

24 : Trois  petites chaises de hauteurs différentes.

rogera25b.jpg

25 : Différents calibres. 

Pour les besoins de la cause, c’est-à-dire un texte moins touffu et des images plus développées, il y aura une quatrième partie la semaine prochaine sur la finition du travail d’une chaise  avec Roger dans son atelier de la Roche de Chauché.

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