Chauché patrimoine

Culture et tradition des chauchéens

Le chateau de Linières sur la commune de Chauché

Enregistré dans : — 30 octobre, 2009 @ 8:45

chateaulin01.jpg Le château de  Linières: Un nouveau livre vient de sortir sur l’histoire du  château de  Linières, saint André Goule d'oie. (Sur la commune de Chauché).

 liniere910a.jpg

Des lieux comme Linières, sur la commune de Chauché, cultivent la discrétion sur leur riche passé. Pourtant certains propriétaires de cet ancien petit fief vendéen, né au Moyen Âge, témoignent d'une vie peu banale, côtoyant Jeanne d'Arc, François Premier et Napoléon.

Des documents jusqu'ici inexploités permettent de découvrir ces châtelains. S'agissant de personnages ayant approchés ceux qui ont fait l'Histoire du Bas-Poitou et l'Histoire de France, on les trouve en compagnie de ces derniers dans des documents et des livres les plus variés.

Par bonheur Internet nous en fournit un accès facile désormais. De plus les Archives départementales de la Vendée sont à la pointe dans l'accès du grand public à ses précieux documents. Avec eux on connaît les métayers et domestiques de Linières, les maires et anciens conseillers municipaux de St André, le recensement de la population au XIXe siècle, etc.

Cette monographie a pour but de répondre à la curiosité d'un public désireux de connaître le passé de Linières, de St André Goule d'Oie, de Chauché et du canton de St Fulgent. Mais cette histoire locale et bien particulière illustre et concrétise à sa manière l'histoire nationale avec les chevaliers du Moyen Âge et de la Renaissance, la guerre de cent ans, les guerres de religion, la Révolution et la guerre de Vendée, la montée de la bourgeoisie au 19ieme  siècle, les écoles de peinture il y a 150 ans, la vie politique sous la monarchie de Juillet, etc.

Qui est l'auteur de ce livre ? 

Vendéen d'origine, né à Linières, Emmanuel François a été élève de l'Institution St Joseph de Fontenay le Comte. Après une maîtrise de droit et un diplôme de l'IAE de Nantes, il a fait carrière dans la gestion des relations sociales au sein de Pechiney et Usinor, avant de terminer comme secrétaire général du Groupement des Entreprises Sidérurgiques et Métallurgiques.

Voici, (avec l’autorisation de l’auteur que je remercie) quelques extraits de ce livre passionnant  sur l’un des propriétaires  célèbres  de  Liniéres  : le peintre Amaury Duval.

  aduv02.jpgAmaury Duval. Qui est-il ce peintre du château de Liniéres ? (Extrait de wikipédia) 

C'est l'un des premiers élèves à entrer dans l'atelier du maître, Jean Auguste Dominique Ingres. En 1829, il fait partie de la commission d'artistes et de savant désignée par Charles X pour aller en Grèce lors de l'Expédition de Morée, comme dessinateur dans la section archéologie.

Il expose la première fois au salon de 1833 en présentant plusieurs portraits dont la Dame verte (qui n'a pas été retrouvé) et son Autoportrait que l'on peut voir au musée des Beaux-arts de Rennes.

En 1834, il expose son “Berger grec découvrant un bas-relief antique”.

De 1834 à 1836, il effectue un long voyage en Italie, à Florence puis à Rome et à Naples où il découvre avec bonheur l'art de la Renaissance italienne.

De retour en France, il participe aux commandes de décorations d'églises que le gouvernement de Louis-Philippe puis de Napoléon III distribuaient aux artistes : la chapelle Sainte Philomène à l'église Saint-Merry (1840-1844), la chapelle de la vierge à Saint-Germain-L’auxerrois, à Paris (1844-1846) puis l'église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye (1849-1856).

On retrouve dans la peinture d'Amaury Duval la forte influence de Jean Auguste Dominique Ingres.

Parmi ses œuvres les plus connues figurent Madame de Loynes et L'Annonciation. L'œuvre d'Amaury Duval compte 76 peintures et dessins.

             1862, La Naissance de Vénus, huile sur toile, Palais des Beaux-arts de Lille, France

             1862, Madame de Loynes (Jeanne Détourbay), huile sur toile, Musée d'Orsay, Paris, France.

amaury911i.jpg

Amaury Duval  a-t-il vécu à Liniéres ? 

René Valette,  chroniqueur de la Revue du Bas Poitou, écrit en 1885 dans un style non dénué d'emphase romantique, lui aussi, un texte intéressant sur notre homme, vendéen par moment  et pas seulement parisien:

« Depuis bientôt douze ans, M Amaury-Duval venait  régulièrement passer l'été dans ce riant château de Linière, que le jeune et sympathique comte de Brayer, son petit-neveu, lui avait légué en mourant. C'était alors, entre Paris et la Vendée, une procession ininterrompue d'artistes, d'acteurs en rupture de pinceaux ou de rampes Tout le grand monde du théâtre et des ateliers défila à la Linière … Amaury-Duval, qui n'avait pas toujours été aussi fortuné, qui longtemps avait vécu de son pinceau, et partant connu les angoisses de la faim, y tenait généreusement table et bourse ouvertes! Que de détresses ainsi conjurées! Que de misères allégées! Que de talents méconnus relevés! Si l'artiste se reconnaît au mérite du ciseau ou à la richesse de la palette, il ne se révèle pas moins par la générosité du cœur. Par ce coté comme par tous les autres, Amaury-Duval était profondément artiste … S'il se plaisait à accorder, chaque année, à ses amis parisiens des lettres et des arts une affectueuse hospitalité, les pauvres de sa petite paroisse vendéenne pouvaient avec une égale confiance soulever le marteau de sa porte.  Un souvenir de sa délicate charité: chaque fois qu'un plat nouveau ou meilleur paraissait sur sa table, une large part en était réservée pour son fermier Rambaud, vieillard infirme et souffreteux. » Mais il n'y a pas que ses amis parisiens pour évoquer ses qualités de cœur. L'abbé Martin, le curé de 8t André, relatant quelques années plus tard la bénédiction de la nouvelle église, le 19-8-1877, écrit: «Dans les rangs des fidèles, on remarquait aussi notre peintre éminent, le regretté Amaury  Duval, châtelain de Linières, si bienveillant pour l'église et le prêtre de St André ». amaury911h.jpg Les peintures de la Linières. aduv01.jpg

Voici ce qu'Emile Augier (auteur dramatique oublié de nos jours), son ami, en rapporte dans son discours d'adieux le 28 décembre 1885 au cimetière Montmartre où a été enterré Amaury-Duval:

« …Mais il n'a donné la mesure complète de ces qualités que dans la partie la moins connue et pourtant la plus considérable de son œuvre, je veux dire la décoration de son château de Linière. Décoration est bien le mot, car ce sont plutôt des peintures décoratives que des tableaux; mais quelle maestria dans la composition générale! Quelle élégance dans les détails! Quelle vérité et quelle poésie dans ce que j'appellerai « l'action» du tableau! Et quel dommage enfin que l'éloignement du château dont ces belles pages font partie les condamne à n'être vues que d'un petit nombre de privilégiés ! ».

Qu’est devenu le château de  Linières ? (Car il n’existe plus de nos jours que quelques traces de ce beau domaine.)

Le Ministère des Beaux-arts, conscient de l'importance des décors d'Amaury-Duval, en proposa l'acquisition aux musées nationaux et au musée des Arts décoratifs, qui refusèrent (archives du Louvre, p. 30 -1912).

La démolition du château ne manque pas de nous interroger. Pourquoi n'avoir pas trouvé d'acheteur pour ce château aussi récent, ayant séduit quelques années auparavant un amateur éclairé comme Louis de la Boutetière ? Il faudrait connaître les conditions du marché immobilier des châteaux au début du XXe siècle en Vendée et la stratégie de vente, pour pouvoir répondre à la question.

 La destruction d'un tel patrimoine a laissé un goût amer à l'époque aux connaisseurs du château et de ses richesses. Comme le déclare Emmanuel François auteur de ce livre.

Ma conclusion : Si comme moi vous désirez en savoir plus sur le château de Linières  et ses occupants, n’hésitez pas à vous procurer ce livre d’Emmanuel François.

 « Des lieux comme Liniére, sur la commune de Chauché, cultivent la discrétion sur la richesse du passé » comme le dévoile si bien l’auteur de ce livre.



Les cloches du clocher de Chauché.

Enregistré dans : Non classé — 12 avril, 2009 @ 3:39

clocher904.jpgLes cloches à Chauché. Vous venez sans doute de regarder cette courte vidéo sur le traquenet,  cette crécelle que les enfants de chœur promenaient dans les rues autrefois durant la semaine sainte , pour convier les fidèles aux cérémonies. Je l’ai mise en introduction de cet  extrait d’un article paru dans le journal  (Ouest France) de ce mois d’avril 2009. Cette fête de Pâques qui tombe cette année le 12 avril.  Durant la Semaine sainte, on leur prête une escapade à Rome. Mais toute l'année durant, elles rythment la vie des paroissiens, annonçant les événements heureux ou malheureux (le glas). Du haut du clocher dominant la paroisse, elles sont toutes les quatre majestueuses, témoins de l'histoire des Chauchéens depuis des siècles.

 cloche904a.jpg

Les deux plus vieilles cloches sont plusieurs fois centenaires. « Marie Armande » (de tonalité mi), 1 019 kg, et « Marie Louise Félicie » (fa dièse), 703 kg, sont arrivées à Chauché en 1786. L'an 1880, elles sont refondues par la fonderie Bollée, d'Orléans, qui en fabrique une troisième, « Marie Antoinette » (sol dièse), 493 kg. Elles sont bénites par l'abbé François Jeannet, vicaire général, et Pierre Jeannet, son frère, curé de Chauché de 1877 à 1888.

charrier904.jpg

Grâce à une souscription lancée par l'abbé Paul CHARRIER auprès des paroissiens, « Marie Antoinette » sera refondue en 1949 par Louis Bollée et ses fils qui en fabriqueront une quatrième, « Marie Thérèse Marguerite Félicie » (si naturel). Le baptême de ces deux cloches, le 26 décembre 1949, « fut l'occasion d'une fête mémorable. La foule occupait toute l'église, soit dix à quinze personnes par banc, la cérémonie étant commentée en chaire par l'abbé Bretaudeau dans une forte atmosphère de piété. Les parrains et marraines (qui ont donné leur propre prénom aux cloches) occupaient les premières places. Après la cérémonie, 20 000 F de dragées ont été distribuées ».

    cloche904b.jpgAu départ, les cloches étaient bien évidemment sonnées à la main. Henri Girard, fut ainsi sacristain pendant près d'une cinquantaine d'années, avant qu'Antoinette Guimbretière ne prenne le relais d'août 1979 à décembre 1992, époque à laquelle l'électrification avait déjà été réalisée par la commune, la « sonnerie » se faisant depuis la sacristie. Aujourd'hui, les sonneries sont programmées, permettant aux cloches de continuer à rythmer la vie des Chauchéens. 

le trésor de la forêt de Grasla

Enregistré dans : Non classé — 28 février, 2009 @ 8:12

Le trésor de Grasla.

Il fait nuit au Bec entre saint jean de Mont et saint Gilles sur la côte vendéenne, en ces 10 et 11 Aout 1795. On est alors en pleine guerres de Vendée. Une frégate anglaise est venue mouiller à quelques centaines de mètres du rivage. C'est un débarquement secret  d'armes, de munitions, de poudre, de harnachement divers. Il y a même deux canons.convoi1.jpg

               80 charriots vont être nécessaires pour transporter tout cela à l'intérieur des terres pour rejoindre les bivouacs de l'armée vendéenne. Parmi tout cela se cachent  deux précieuses caisses de bois de 80 centimètres sur 40 qui sont remplis d'or. C'est l'or fournie par les anglais. Il  est nécessaire pour continuer cette guerre qui commence à tourner à l'avantage des républicains, Il faut jouer de ruses et d'astuces pour ce transport risqué. La tactique  consiste à  répartir tout cela  entre les généraux et les armées vendéennes de Charette.

charettecroix.jpg

Mais finalement cet or ne sera pas utilisé par ces généraux soucieux de ne pas se sentir liés avec l'ennemi héréditaire anglais.

 Un jour de janvier 1796, en pleine débâcle, les officiers demandent à Charrette :

 “Que faisons-nous des caisses d'or ?”

C'est dans les deux puits de charbonniers qui servaient au refuge de Grasla qu'elles disparaissent alors.

grasla4858b.jpg

La guerre terminée après l'arrestation de Charette à la Chabotterie,  des charbonniers qui travaillent là, ont vu un ancien officier de Charette les charger dans une voiture et partir dans la nuit. 

Ce qui mit la puce à l'oreille des habitants des environs, c'est que cet ancien officier, marchand de bestiaux dans un gros bourg proche, s'était mis depuis quelques années, deux ans après la mort de Charette et sous le Premier Empire, à acheter des métairies sans discontinuer, se constituant ainsi une énorme fortune terrienne. Une des caisses du transport de l’or  a été retrouvée comme le témoigne  Jean Lagniau écrivain vendéen.

colbackyard7.jpg image781.jpg baudouin2.jpg On raconte aussi, au début du XXèrnc siècle, que le clocher de l'église de La Boissière-de-Montaigu, construit par le curé Jaud, aurait été payé avec une caissette d'or qu'un de ses parents religieux dans une Congrégation voisine lui aurait apportée, et le bruit courait à La Boissière que c'était une partie du trésor de Charette.  Mais la version la plus vraisemblable est celle contée par le R.P. Chaille, un de mes anciens professeur d’histoire et  passionné de recherches en 1955, dans son” Histoire du Petit Séminaire de Chavagnes-en- Paillers.  Lors de la construction que le Père Baudouin avait entreprise à Chavagnes, il se trouva un jour fortement endetté et, réunissant ses professeurs, il leur annonça la mort dans l'âme, que, faute de trouver immédiatement trente mille francs or, il serait obligé d'abandonner cette construction. Quelques jours après, sur le soir, le Père Baudouin vit entrer dans sa chambre un inconnu qui lui présenta les trente mille francs dont il avait besoin. Et sans se nommer, il repartit. 

Voici quelques années, un vieil habitant de Chauché nous révéla le nom de cet inconnu. C'était le fils de l'ancien officier de Charette. Au moins l'or anglais considéré par Charette comme un or maudit, aura servi.

hometop.jpgSi  vous avez suivit  à la télévision il y a deux ans ,  les émissions sur le collège   de Chavagnes qui n’est autre que l’ancien séminaire construit par le père Beaudouin, vous constaterez comme moi que finalement ce collège devenu anglais a du être construit en partie par de l’or venant des anglais. Curieuse coïncidence  quand même ? 

grasla901.jpg

En fin Aout  2004 le trésor refait parler de lui en raison d’un procès au tribunal de la Roche sur Yon. Des chercheurs de Champignons ont trouvé 1200 pièces d’or en forêt de Grasla.    Ils n’ont pas profité de leur trésor car ils ont été condamnés pour fouilles archéologiques illégales dans un triangle d’or interdit, délimité par les Herbiers Montaigu Pouzauges. Trois d’entre eux ont écopé de 300 euro d’amende. Le juge a ordonné que les 1200 pièces dont on ne connait pas la valeur, soient restituées au propriétaire du site.  Ces pièces d’argent et de bronze de l’époque Henri III, Henri IV, François I, Charles IX, Ferdinand d’A1ragon et Isabelle de Castille, Cadrent  mal avec l’or des anglais en 1798. Elles ne doivent pas faire partie  du trésor de Grasla. Beaucoup de mes compatriotes  pensent dans le pays,  qu’il n’y a plus de trésor des anglais à Grasla à depuis des lustres. 

Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 4

Enregistré dans : — 14 octobre, 2008 @ 7:44

rogera24.jpg

La fabrication d’une chaise .4   Quatrième partie : finition et vernissage. 

Roger poursuivra le travail avec un ouvrier jusqu'au 31 mars 2005, date de fermeture définitive de l'entreprise. La fabrication est sensiblement restée la même durant ces 78 années d'activité artisanale. Le métier de chaisier a toujours nécessité beaucoup de travail manuel, bien que certaines techniques aient évolué avec l'arrivée des machines à bois à partir des années 60, (comme ce qui est présenté en images ci-après.) Les matériaux utilisés sont toujours le merisier mais aussi le chêne, le frêne ou l'orme …et pour le fond des sièges, le jonc (provenant des marais) ou la paille de seigle (cultivée et récoltée spécifiquement pour cette Fabrication.) Les images de cette quatrième et dernière partie  montrent  un modèle de cannage. C’est une autre technique qui mériterait un autre article. Ce sera peut-être dans quelques temps. Merci  à Roger Tétaud pour ces explications techniques. 

Quatrième partie

rogera26.jpg26 : chaises  en cannage à refaire.rogera27.jpg

27 : cannage fait main.

rogera28.jpg

28 : tournage d’un pied de chaise.

rogera29.jpg29 : pied de chaise tournée.  Voir la vidéo de la finition et de la livraison.



Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 3

Enregistré dans : Non classé — 8 octobre, 2008 @ 2:41

rogera21b.jpg

Troisieme partie : canage et rempaillage .

Roger m’a rappelé à son atelier pour continuer à me dévoiler les secrets de son métier de chaisier. Une histoire de la famille Tétaud pendant presqu’un siècle, à Chauché. Il reprend son récit sur les événements familiaux à l’endroit ou il l’avait laissé : 

  Une baisse des commandes se fait sentir, à la fin des années 80, en raison de l'arrivée sur le Marché de chaises à bas prix fabriquées à l'étranger. Le milieu des années 90 verra une relance de l'activité provoquée par la présence au Grand Parc du Puy du Fou, dans le village XVlllème, avec la démonstration du travail de la chaise devant les visiteurs. Des commandes à destination de tous les coins de France et même parfois au-delà, font repartir cet artisanat de chaises et fauteuils paillées jusqu'aux années 2000, année du décès d'Emile. 

Troisième partie   rogera22b.jpg

21 : paillage d’une chaise d’enfant en jonc.

rogera21b.jpg

22 : chaise d’enfant pailléerogera23b.jpg

23 : à gauche chaise vendéenne en bois de merisier – jonc terminée.

rogera24b.jpg

24 : Trois  petites chaises de hauteurs différentes.

rogera25b.jpg

25 : Différents calibres. 

Pour les besoins de la cause, c'est-à-dire un texte moins touffu et des images plus développées, il y aura une quatrième partie la semaine prochaine sur la finition du travail d’une chaise  avec Roger dans son atelier de la Roche de Chauché.

Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 2

Enregistré dans : Non classé — 2 octobre, 2008 @ 9:55

chaise810b.jpg

Comment  fabrique-t-on  une chaise en bois traditionnelle ? Deuxième partie : 

Après la guerre 1939-1945, ses enfants viendront rejoindre l'entreprise: d'abord Fernand puis Emile et Plus tard Roger. En 1969, suite au départ à la retraite du fondateur Joseph, Emile et Roger reprennent les rênes de la maison qui devient « TETAUD Frères» en même temps qu'elle s'installe au 10, rue de la roche dans un atelier flambant neuf et plus spacieux. L'atelier de la rue du calvaire devient un magasin d'exposition.

chaise810a.jpg

L'entreprise connaît alors un fort développement grâce, notamment aux expositions sur la côte vendéenne pendant l'été ainsi qu'à la participation aux animations artisanales lors des fêtes locales ou autres salons. Profitant d'un net regain d'intérêt pour la chaise paillée, l'entreprise va compter jusqu'à 5 personnes à l'atelier dans les années 70-80.

Voici les 8 étapes suivantes des pieds et du montage du dossier :

Deuxième partie : le travail du bois, les pieds et le montage du  dossier     chaisea13.jpg

13 Perçage à la  mortaiseuse du pied arrière.

chaisea14.jpg

14 : encollage du pied arrière.

chaisea15.jpg

15 Perçage du pied avant

chaisea16.jpg

16: pied avant percé

chaisea17.jpg

17: montage du dos de la chaise

chaisea18.jpg

18: montage du dos de la chaise

chaisea19.jpg

19 : vu du dossier monté.

chaisea20.jpg  20 : chaise  montée.  Dans une troisième partie Roger va vous montrer comment on fabrique les fonds de chaise. A la semaine prochaine. 

 

le travail du chaisier :1 l’armature de la chaise

Enregistré dans : Non classé — 23 septembre, 2008 @ 10:18

Sur cette vidéo vous pouvez suivre la fabrication d'une chaise , en commençant par l'armature en bois de la chaise.



Comment fabriquer une chaise en bois, traditionnelle. 1

Enregistré dans : Non classé — 22 septembre, 2008 @ 9:06

[gv data=”http://www.dailymotion.com/swf/


par

“][/gv]rogera11.jpg

Cette vidéo ci-dessus vient  vous montrer comment est fabriqué une chaise en bois, dans l’atelier du chaisier.

Première partie : le travail du bois, l’armature de la chaise, le dossier et  la barre de dossier   C’est là, à l’entrée du bourg de Chauché, dans cette maison, habitation et atelier, pendant 35 années de 1933 à 1968 la famille Tétaud a fabriqué des chaises. Voici la façon traditionnelle révélé par Roger Tétaud devenu aujourd’hui maire de sa commune de Chauché.  L’entreprise « TETAUD Chaisier» fut fondée en 1927 par Joseph TETAUD qui travaille avec son épouse Fernande à la fabrication des chaises et fauteuils, rue du calvaire, dans une des pièces de la maison familiale transformée en atelier.  Le bois utilisé est le merisier, l’assise est en jonc ou en paille de seigle. La clientèle est le plus souvent locale, complétée par la participation à la foire des Essarts.  Voici en images les 12 premières étapes de la fabrication et du travail du bois rogera2.jpg

.2 Traçage d’un dossier de chaise.

rogera3.jpg

3 Découpe d’un dossier : 10 cm à la scie à ruban.

rogera4.jpg

4 : découpe du dossier

rogera5.jpg

5 : présentation du dossier découpé

rogera6.jpg

6: Traçage de barre de dossier.

rogera7.jpg

7 : Découpe de la barre de dossier

rogera8.jpg

8 : présentation de la barre de dossier découpée

rogera9.jpg

9 Ponçage dessus et dessous barre de dossier

rogera10.jpg

10 : façonnage barre de dossier

rogera111.jpg

11 : façonnages barre de dossier.

rogera12.jpg

12 : barre de dossier terminée.

Il nous reste à voir dans deux autres articles : comment l’entreprise Tétaud a continué de travailler et aussi les deux autres étapes de fabrication d’une chaise.

Plusieurs vidéos sont en cours de fabrication , elles seront bientot insérées dans ces trois articles

Merci à Roger Tétaud pour ces précieux documents de fabrication. 

La batteuse en 1948 : évènement à la ferme

Enregistré dans : — 23 juillet, 2008 @ 1:30

battage7.jpgLa Batteuse de Charles Briand.

Voici un très bel extrait du livre de Charles Briand : La batteuse. C’est l’un des meilleurs récits que j’ai trouvé au sujet de cette fête à la ferme avant 1950 ,  à jamais disparue. Du moins c’est comme cela qu’étant enfant, je voyais cette journée des battages ,  à la ferme de mes parents. Faut –il regretter ce temps de dur labeur mais  ou la solidarité jouait si bien dans le monde agricole ? .

battage1.jpg

Je passe ici le travail dans les champs de blé qui consitait à couper le blé et à faire des gerbes . les tas de blé assemblé dans l’aire , un espace propre et nettoyer près de la ferme et de l’endroit ou l’on voulait dresser le tas de paille ou pailler , après le battage à la machine à battre le blé . voici ce texte :

Le soleil darde ses premiers rayons lorsque Le Pape le mécanicien,  met en branle sa batteuse, dont le bruit de sirène entêtant retentira tout au long de la journée. Un dur labeur commence pour les hommes du village, qui suivront la machine de ferme en ferme, donnant au mot “entraide” toute sa noblesse.

battage3.jpg

 La batteuse est d'abord installée chez Joseph, rentré depuis peu au pays. Sa jeune épouse, Marie, étrangère à la contrée, doit préparer le repas de midi, aidée d'une voisine qui lui en apprendra beaucoup sur les gens du village et les rites des jours de batterie. Notamment sur la manière d'être aimable avec les hommes tout en refusant les gestes déplacés …

Oh ! Les gars ça tourne !

Enfin après quelques hésitations, le ronronnement régulier de la machine prête à travailler.

battage6.jpg

« Allez, les gars. Cinq minutes. Le temps que le Pape enroule sa grande courroie et ça va démarrer. »

Rapidement les hommes mâchent leurs dernières bouchées, avalent le reste de leur bol, ferment leur couteau et s'en vont.

Dehors le jour se lève. On commence à voir la cour.

« Joseph, qu’est-ce que je fais ? Joseph, où je vais? Joseph, où t'as ton échelle? Joseph?

Joseph? Joseph? »

Du coup le pauvre Joseph ne sait plus où donner de la tête. Il court dans tous les sens. Le Manchot, lui, a compris. Cet affolement lui rappelle sa propre panique le jour de sa première batterie.

battage5.jpg

«Joseph L. Ne t’affole donc pas. Mets donc les gars aux mêmes postes que chez Albert hier, tu verras,

Ça se fera tout seul. »

Ainsi dit, ainsi fait que déjà le Pape a réussi son essai de courroie. Il regarde sa montre, vérifie que les hommes sont prêts, accélère le moteur, puis embraye la grande poulie. La courroie chuinte. La batteuse commence à trembler. Puis elle crache un incroyable nuage de poussière. Enfin elle fait entendre le bruit de sirène de son batteur. Ce bruit qui emplit les oreilles, la tête, le ventre. Ce bruit qui vous rend sourd. La batteuse parle, on n'entend plus qu'elle.

Du haut du tas, des hommes ont lancé des gerbes sur le tablier de la batteuse. Là, un autre gars les a rangées. Un autre a coupé les ficelles. L'engreneur tient la première javelle dans ses mains, prêt à la lâcher. Le Pape pousse encore sa manette de gaz pour donner le bon régime à la batteuse, puis il lève son chapeau. Comme si c'était le signal du travail, l’engreneur laisse aller la javelle vers le batteur qui l'avale avec un grognement de satisfaction. La batterie de Joseph est commencée.

Dans la cour, Joseph est là avec les gars des sacs, au pied de la batteuse. Tendant la main sous la goulotte, il reçoit les premiers grains de sa première récolte. Ému, il les regarde, il les renifle, il en respire la poussière, il en croque quelques-uns … Une autre main s'est tendue à côté de la sienne. Le Pape est là pour surveiller la qualité du battage. « Beau grain, ça ! C'est ta première batterie,hein? Ben, je te dis que t'as bien travaillé, gars. »

battage9.jpg

Puis le Pape se glisse sous la batteuse. À quatre pattes il vérifie les ventilateurs et les grilles

Des trieurs.

« Hé ? .. Joseph? .. T'en gardes des balles d'avouéne ? ..

- Pour que faire ?

- Ben, mon vieux, c'est toué qu'es le jeune marié. Si ta femme te fait un poupon, elle sera ben aise de le coucher sur des balles d'avouéne. À ce qu'il paraît qu'y a pas plus sain.

- Tu croués ? .. »

Le Pape hausse les épaules et se dirige vers le monte-paille qu'il entend couiner.

« Ah ! si je savais d'où vient ce tapage !… »

II regarde la paille monter tout au long de la grande rampe avant de tomber à l'emplacement du pailler. Là-bas les hommes ont jalonné leur alignement après avoir beaucoup discuté. C'est que quand la batterie sera terminée, le pailler restera la seule chose visible. Et il vaudra mieux qu'il ait belle allure. Sinon, ça va jaser dans le village.

Le Pape tourne autour de son monte-paille, agacé de l'entendre couiner.

« Ah ! si je savais ce qu'il me prépare celui-là. »

Puis il s'en désintéresse, se munit de son bâton de résine qu'il va frotter sur la grande courroie pour la rendre plus adhésive et régulariser la transmission.

battage8.jpg

Il fait beau.

Le jour est tout à fait levé.

Tout le monde travaille.

La batteuse avale bien.

La journée sera fructueuse.

les tuileries: 3 les nouveaux produits en 2008

Enregistré dans : — 23 avril, 2008 @ 11:01

Evolution du travail  des  briqueteries de Grasla,  aujourd’hui, en 2008

Mon grand-père était  briquetier à La Merlatière.  Mon père a acheté la briqueterie de la Vrignais de Chauché dans les années 50 ». C’est Robert Hermouet de la briqueterie de Chauché à la Vrignais qui s’exprime ainsi. 

herm01.jpg

 L'entreprise fabriquera de la brique plâtrière jusqu'à la fin des années 80, où la baisse des constructions fit fermer les briqueteries les plus fragiles. C'est à cette époque que Robert Hermouet a entamé le changement de production, pour des produits d'aménagement extérieur, comme les chaperons de murs et les chapeaux de pilier. Au début des années 90, la brique plâtrière est complètement abandonnée. L'entreprise compte alors deux salariés. « Les produits sont tous emportés à la main pour être stockés sur des claies de séchage et la cuisson se fait à la sciure de bois dans les anciens fours. La production est de 2 tonnes par jour ».

herm02.jpgherm03.jpg  Durant toute sa carrière, Robert Hermouet n'a cessé de moderniser l'outil de production pour fabriquer de nouveaux produits, de nouveaux marchés se sont ouverts. « Aujourd'hui, l'entreprise compte 7 salariés, une grande partie de la production est mécanisée, les cuissons se font au gaz naturel, et la production est de 22 tonnes par jour ». C'est sur ce bilan qu'il part en retraite. Robert Hermouet part en retraite et son fils reprend la suite. « Dans la famille Hermouet, on est briquetier de père en fils, explique ce dernier. 

Les autres briqueteries de Grasla ont  d’autre mode de chauffage des fours : à la sciure de bois. La tuilerie You utilise des fours récents au fuel ou au gaz.  Le mode de stockage varie suivant les entreprises. Si  Le chauffage  varie,  les productions également.  Des produits finis comme la brique plâtrière  continuent être fabriqués.  Les produits spécialisés d’aménagements  n’ont pas finis de trouver d’autres utilisations. Les paysagistes par exemple utilisaient autrefois de la tuile concassée pour les aménagements d’espaces verts. De nos jours, l’entreprise Hermouet fabrique ce produit, spécialement adapté.

herm04.jpg

Les méthodes de travail sont aussi différentes.  A  la SARL You, c’est une grande quantité de terre qui est stockée dehors, un peu comme ont le faisait autrefois. A La briqueterie Chatelier l’argile est transportée à l’entreprise au coup par coup selon les besoin dans un camion de l’entreprise. Robert Hermouet stocke sa terre à l’abri  dans des bâtiments spéciaux.

herm06.jpgComme le dit Robert Hermouet, il est indispensable aujourd’hui de se spécialiser  dans une fabrication particulière. Les grosses sociétés réparties en France dépendent de capitaux cotés en bourse. Le retour actuel à des matériaux plus traditionnels comme la terre cuite, devrait assurer la continuité  du travail de l’argile.